Je souhaite qu'on se souvienne que j'ai été le dernier homme de ma tribu à rendre mon fusil.
On traverse seul les coups vaches de la vie. Le réconfort de l'entourage n'est qu'une simple caresse sur la superficie, mais le chagrin, la rage sont chevillés en nous, aussi profonds qu'inaccessibles aux autres.
Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. [...] La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée.
Si l'on donne un baiser les yeux fermés, ce n'est pas tant que l'amour est aveugle, mais pour concentrer toute son attention sur ce qu'on va faire ensuite.
Avant, on cherchait à déformer la réalité en prenant du LSD. Maintenant que la réalité est déformée, on prend du Prozac pour tenter de la voir normalement !
La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.
On ne vit qu'une fois. Et encore !
On ne possède rien, jamais, qu'un peu de temps.
Certains attendent l'avènement de l'obscurantisme pour qu'on y remarque leur faible éclat.
On ne prend pas les mouches avec du vinaigre.
On est impuissant à trouver du plaisir, quand on se contente de le chercher.
Vivre avec un homme qu'on n'aime pas relève d'une sorte d'alcoolisme, alors que prendre un verre à l'occasion, c'est excellent pour la santé.
Quand on veut la fille, on caresse le bonhomme.
C'est difficile de prendre au sérieux une femme qu'on a envie de toucher.
Il est si simple d'acquiescer à la vie telle qu'elle est, non telle qu'on la voudrait, sans prétendre mettre de l'infini dans chacun de nos actes...
Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires.
On doit se dévouer à l'intérêt public.
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Pour avoir du génie, faut être mort ; Pour avoir du talent, faut être vieux, et quand on est jeune, on est des cons.
Chez moi, on t'aime, puis on t'oublie Chez moi, on saigne, puis on grandit.
La chose la plus utile à propos d'un principe, c'est qu'on peut toujours le sacrifier à une opportunité.
Décrire la jouissance qu'on a éprouvée, c'est la moitié de la jouissance.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Quand on coupe la tête d'un intellectuel, il meurt.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Il y a un amour que l'on appelle vénal pour laisser croire que l'autre ne se vend pas.
Sage veut dire savant. On dit qu'une fille est sage quand elle ne sait rien.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
Quand on les cherche, on trouve toujours des preuves d'une fin, mais où il y a une fin, il y a toujours preuve d'un commencement.
Avoir du pouvoir, c'est garder le sourire quand on se fait casser les côtes par plus puissant que soi.
Pour la première fois parut en public le drapeau olympique, dont on venait de fabriquer une grande quantité et qui eut beaucoup de succès : la Sorbonne, 1914. Tout blanc avec les cinq anneaux enlacés : bleu, jaune, noir, vert, [...] ► Lire la suite
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.
On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser.
On n'est jamais trahi que par les chiens.
On ne peut régner innocemment. Tout roi est un rebelle et un conspirateur.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver.
La vraie marque d'une vocation est l'impossibilité d'y forfaire, c'est-à-dire de réussir à autre chose que ce pourquoi l'on a été créé.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
Si une femme a du génie, on dit qu'elle est folle. Si un homme est fou, on dit qu'il a du génie.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
En vieillissant, force est de constater que cela devient de plus en plus difficile de ne pas avoir les mêmes opinions que ceux qu'on aime.
On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire.
Plus on légifère, moins il y a de dialogue social.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
Tu n'es jamais en sécurité. Peu importe qu'il y ait beaucoup de monde autour de toi, peu importe que l'endroit te paraisse tranquille, peu importe ce qu'on te dit, peut importe ce que tu crois. Tu n'es jamais en sécurité.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.