On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
On peut chercher tout ce qu'on veut, à la fin, ce qui compte c'est seulement ce qu'on trouve !
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
On voit bien que l'optimisme veut un serment. Quelque étrange que cela paraisse d'abord, il faut jurer d'être heureux.
On connaît mieux un homme quand on connaît ses besoins.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
Il y a parfois des phrases qu'on adore, qu'on trouve sublimes, alors que celui qui les a prononcées ne s'est rendu compte de rien.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
On est Corse avant d'être.
- Merci du fond du coeur Jack ! - Oh, mais de rien ! - Pas toi, c'est le singe qu'on a appelé Jack !
On ne se dérobe pas à l'amour impunément. On est toujours rattrapé, où qu'on se cache.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
On doit donner au problème une forme telle qu'il soit toujours possible de le résoudre.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
Les miroirs sont comme la conscience. On s'y voit comme on est, et comme on n'est pas.
On ne remplace pas ceux qui meurent, il faut s'habituer à ne vivre qu'une fois.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
Il y a des souvenirs qu'on aime se faire rappeler.
On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit.
Il me semble qu'on pourrait dire que la débauche est l'aristocratie du vice, et le libertinage en est la démocratie.
On n'a jamais l'intention d'aller nulle part à Paris : on ira peut-être faire un tour.
Quand on ne se démaquille pas le soir, au moins on est belle toute la nuit.
On peut reconnaitre un enfant guérissable, un enfant fichu, on ne sait jamais... Et c'est ça le problème, c'est qu'on ne sait jamais.
Nous avons un manque d'harmonie dans nos natures. On ne peut pas vivre ensemble sans se blesser.
Je sais que c'est difficile à lire quand j'écris des blagues, ça a l'air sincère et quand j'écris pour de vrai, on croit que je blague.
On cherche à se changer car on pense que c'est plus facile que de s'accepter.
Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Il faut aimer n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment, pourvu qu'on aime.
Malgré les précisions atomiques des balances modernes, on n'arrive pas encore à mesurer le poids exact de la solitude.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
La chance ne favorise personne. On a chacun sa part, voilà tout.
Comme tout irait mieux si on donnait le pouvoir à ceux qui ont la flemme de le prendre.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Quand on a aimé quelqu'un, ce n'est pas la durée de la liaison qui compte, c'est tout ce qu'on a ressenti ou fait, et qui ressort de là, intensifié.
Quand on tire trop, on fait deux bouts.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
On peut passer une vie entière à côté du sexe, en ne rêvant qu'à ça.
On ne travaille pas avec quelqu'un parce qu'il a une veste cool ou des tennis sympas.
L'habitude veut que l'on agrège sa solitude à celle des autres.
Quand on se conduit mal, on ne blesse personne plus que soi-même.
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
On devrait tolérer beaucoup plus de comportements hors normes.