Lentement, doucement, de peur qu'elle se brise,Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,En silence, comme on caresse des cheveux ;Atteindre à la douceur fluide de la brise ;
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
En ce monde, la haine n'a encore jamais dissipé la haine. Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent. Seul l'amour dissipe la haine.
L'injustice partout est une menace pour la justice partout. Nous sommes pris dans un réseau inéluctable de réciprocité, liés dans un seul vêtement du destin.
Si les Anglais hésitent à aller voir une comédie le samedi soir, c'est qu'ils ont peur d'en rire à l'office du dimanche.
Le silence de l'Aimée est un meurtre tranquille
Ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n'est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d'autres passions ne le sont qui, celles-là, sont nobles.
Il n'y a rien comme l'argent pour faire taire la malveillance.
Il ne faut jamais craindre que les maux qu'on peut éviter. L'amertume de ceux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Nous devrions réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur aussi de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend toujours les protéger.
La voix d'une femme aimée qui vous parle à des heures de silence et de mystère, sous le ciel étincelant et sur la mer grandiose, a sur l'âme une puissance bien pénétrante et bien souveraine.
L'incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
Certains êtres sont comme des sables mouvants ; n'entrez pas dans leur intimité de peur d'être engloutis.
La possession de la terre, la propriété, les loyers, les dividendes, les impôts, les amendes judiciaires, la censure, les droits d'auteur et les marques, tout cela est garanti par la menace de l'application de la violence d'état.
Quand on vous hait trop, il arrive un moment où cette haine vous donne des forces pour vous protéger des autres.
La liberté est une plante rare et délicate. Nos esprits nous disent, et l'histoire le confirme, que la grande menace pour la liberté est la concentration du pouvoir.
Il faut se taire ou dire des choses qui vaillent mieux que le silence.
Le silence est rempli de toute vie, mais la mort est cachée dans le discours abondant.
- Personne ne rigole plus, ils ont tous peur de moi ici - Et à ton avis, pourquoi ? - Peut-être parce que... je suis pas un bon malade. Un malade qui fait plaisir, un malade qui leur permet de croire [...] â–º Lire la suite
Il y a dans la vie des secrets qu'on doit taire même à soi-même, la reconstruction d'un nouveau bonheur en dépend.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
-Non mais je rêve ! Qu'est-ce que tu fais là, t'es venu me chercher avec des menottes ou t'as l'intention de me traîner par les cheveux ?!
- Pourquoi tu m'as choisi ? - Pour ton courage. - Mais je ne suis pas sans peur ?! - Sans peur il n'y aurait pas de courage !
De menace on ne meurt point.
Le doute ?... C'est peut-être de la peur distillée !
Un silence abrupt au milieu d'une conversation nous ramène soudain à l'essentiel : il nous révèle de quel prix nous devons payer l'invention de la parole.
- T'as qu'un mot à dire et je prends à gauche. - À gauche ? Pour aller où? - Au Washington Bridge, on fille vers l'Ouest, on te fait soigner quelque part et on reprend la route, on cherche une [...] â–º Lire la suite
La paresse des autres est une menace pour la mienne.
Je ne plonge jamais dans un roman-fleuve du premier coup, surtout en période de rentrée, j'ai trop peur de me faire emporter par les courants littéraires.