Avant de changer d'idée, s'assurer qu'on en a déjà une.
Quand on a de l'imagination, on jouit bien plus en esprit qu'en réalité.
Consensus universel : l'accord des "on".
Plus on est saisi par l'amour, plus on soupçonne l'autre d'essayer de vous attraper.
Si d'une discussion pouvait sortir la moindre vérité, on discuterait moins.
Les termes ont le sort qu'on voit au genre humain : Un mot vit aujourd'hui qui périra demain.
On jurerait que les grands prélats avalent chaque jour une dose excessive de vanité.
Je me suis toujours demandé pourquoi, aux Etats-Unis, quand t'as une belle voiture, les mecs sourient et te disent formidable, et en France on te traite de voleur.
Sachez que souffrir est une douleur mais le plus important c'est ce qu'on apprend de la souffrance.
C'est un grand terrain de nulle partAvec de belles poignées d'argentLa lunette d'un microscopeOn regarde, on regarde, on regarde dedans...
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
Pour être un grand compositeur, il faut une immense expérience... On y parvient en écoutant le travail des autres, mais surtout le sien !
Par les airs du valet, on peut juger du maître.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
A voir marcher quelqu'un, on connaît sa pensée.
Les autres ne sont pas seulement le lieu où l'on s'aime soi-même mais aussi celui où l'on se hait.
Il semble que l'on puisse faire en France une statue qu'avec les débris d'une autre statue et qu'on en élève une que pour avoir un prétexte d'en briser une autre.
Moins on a de Dieu, plus il faut y croire.
On ment mieux par écrit.
On imagine les autres comme on est soi !
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
Quand on distrait le public, on l'aveugle.
Les mots qu'on dit comptent si peu, quand le corps entier et l'âme les contredisent.
On peut faire du laid et du monstrueux avec n'importe quoi, y compris la vertu.
Pas question de rêver, de laisser mûrir une idée : pendant qu'on la laisse mûrir d'autres la vendent verte.
Les passions s'étiolent quand on les dépayse.
On ne règle à l'amiable que ce qu'on règle sans s'aimer.
Si on n'avait pas ce qui est rude, comment saurait-on ce qui est doux ?
On fait de la musique, on n'en parle pas !
Il fut beau, dit-on. À quelle époque ? justes cieux ! car on lui donnerait bien cent ans.
Il n'existe pas, on a pu en faire l'expérience, de sentier régulier pour sortir de l'amour, comme il y en a pour y entrer.
Lorsque l'on m'adore, je m'enfuis, c'est pour ça qu'je fixe le plafond.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
Le cinéma, on peut l'acheter lui, se le procurer pour une heure ou deux, comme un prostitué.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
La liberté n'est pas un privilège, elle est éternelle conquête... On ne la donne pas aux autres, on leur apprend à la mériter.
La toge que l'on drape en courant se défait en courant.
Je ne réclame la mort que de coupables, et l'on me nomme bourreau.
La joie de croire que l'on rencontre chez certains a quelque chose parfois de contagieux.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.
Les chanteurs, dès qu'ils la bouclent, on les oublie. L'oreille est un conduit, rien n'y séjourne.
On n'essaie pas d'aimer. On aime ou on n'aime pas.
Il faut se hâter d'écrire avant de connaître les questions, après on n'ose plus.
Il y a beaucoup de remèdes pour lesquels on ne connaît pas de maladie.
Dans chaque parcours, on trouve dix-huit pièces de théâtre, parfois tragiques, parfois comiques.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Seules la simplicité et la vérité comptent. On ne peut les feindre, cela doit venir de l'intérieur.
On sait instinctivement ce que l'on peut dire et à qui.
Ton corps est en train de mourir, n'y prête pas attention. On est tous passé par là.