On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
Je ne tomberai pas. J'ai atteint le centre. J'écoute le battement d'on ne sait quelle horloge divine à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près d'un coeur.
Mes rêves me jouent des tours cruels, ils se moquent de moi, même dans mes rêves je ne suis qu'un idiot qui sait qu'il va se réveiller et replonger dans la réalité... Si seulement je pouvais ne pas dormir... Mais je ne peux pas...
Nul ne sait mieux que l'âne où le bât blesse.
L'amour est innocent quand l'amour est discret Et ce qu'on ne sait pas n'a jamais été fait.
Un homme a tout à apprendre - et voilà ce que tant de ces jeunes hommes ne comprennent pas.
Tout ceci doit être considéré comme écrit par un personnage de roman.
- Vous voulez dire avoir le cafard ? - Non ça c'est quand on grossit ou qu'il pleut des journées entières. Là on est triste c'est tout. Non... broyer du noir c'est affreux. On a peur mais on ne sait pas pourquoi on a peur...
Qui ne sait guider sa barque au fond s'en va.
Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.
Bien que nous ayons tous la peur et les graines de la colère en nous, nous devons apprendre à ne pas arroser ces graines et à nourrir nos qualités positives - celles de la compassion, de la compréhension et de la bonté aimante.
L'Occident ne sait plus s'il préfère ce qu'il apporte à ce qu'il détruit.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
"On ne sait pourquoi" est la clef de voûte des systèmes les plus complexes destinés à justifier le monde.
Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas parler d'amour, qu'il faut se taire.
Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Auprès des femmes, les paroles doivent être plus respectueuses à mesure que les gestes le sont moins.
La guerre n'a jamais été une école de courage et de virilité mais nombreux sont ceux qui s'engagent avec le faux espoir d'y apprendre beaucoup. Les hommes ne se battent pas pour la liberté mais pour le plaisir.
La jeunesse, c'est quand on ne sait pas ce qui va arriver.
C'est en pleine ville qu'on écrit les plus belles pages sur la campagne.
Historiens de l'art, avez-vous fini par découvrir un style pour le monde tel qu'il a été créé ?
Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade !
Cherchons comme cherchent ceux qui doivent trouver et trouvons comme trouvent ceux qui doivent chercher encore. Car il est écrit : celui qui est arrivé au terme ne fait que commencer.
Pendant que l'on écrit publiquement sur des péchés intimes, moi, j'ai entrepris d'écrire en cachette sur des péchés publics.
Les tentatives de création de machines pensantes nous seront d'une grande aide pour découvrir comment nous pensons nous-mêmes.
L'homme qui écrit un livre, c'est Robinson dans son île : il faut qu'il fasse tout lui-même.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Vieillir, c'est ne plus avoir envie de découvrir et se cantonner à la reconnaissance.
Une femme a toujours, en vérité, la situation qu'elle impose par l'illusion qu'elle sait produire.
La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.