On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
On se saoule parce qu'on a soif ou parce qu'on est tous ensemble et qu'il faut se supporter, ou peut-être même, comme ça, sans raison.
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent, aussi paraissait-il d'une conséquence plus grande.
Ce que je déteste le plus à l'étranger, c'est que les gens parlent pas français. Et selon les pays où l'on va, ils parlent pas le même étranger.
Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin.
Le temps : ce que l'on gagne d'expérience ne vaut pas ce qu'on perd d'illusion.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.
D'une vieille poule, on fait un meilleur bouillon.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
On a beau dire, une rupture, ça libère, mais ça déchire aussi, ne serait-ce que la routine.
On est toujours seul quand ça va mal.
J'ai bien observé les mouches. Je ne comprends pas pourquoi on dit qu'elles sont sales. Elles s'essuient toujours les mains avant de passer à table.
On pourrait comparer le plaisir de jouer à l'état amoureux.
Eh quoi ! est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité ; [...] ► Lire la suite
Le sens qu'on donne aux choses modifie la manière dont on les éprouve.
L'autorité que donne la fortune est très grande, même dans une société civilisée et opulente. De toutes les périodes de la société, compatibles avec quelque notable inégalité de fortune, il n'en est aucune dans laquelle on ne se soit constamment [...] ► Lire la suite
Les larmes sont au coeur ce que la trempe est au fer, elles le durcissent, mais font aussi qu'il se brise plus vite, lorsqu'on veut le plier.
Les femmes au tempérament survolté ont un sexe à piles qui ne s'use que lorsque l'on s'en sert.
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
La femme qu'on épouse, on lui fait confiance pour l'intelligence comme pour tout le reste.
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
Il est bien rare que le coeur mente ; mais on n'aime pas à l'écouter.
Ingérence humanitaire, c'est le droit qu'on donne à des Etats d'envoyer des soldats dans un autre Etat pour aller tuer des pauvres innocents chez eux, dans leur propre pays, dans leur propre village, dans leur propre case, sur leur propre natte.
On confond trop volontiers la qualité du plaisir dramatique avec la difficulté qu'on éprouve à en jouir.
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
Insolence. C'est le mot qu'on qualifie l'esprit des inférieurs quand on reste à court de réponse.
Quand on refuse de se battre, on devient souvent un souffre-douleur.
L'on n'aime bien qu'une seule fois, c'est la première ; les amours qui suivent sont moins involontaires.
La société dans laquelle on est ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu'à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
J'ai le meilleur mari dont on puisse rêver; Je n'aurais jamais pu imaginer en trouver un comme lui. Il est un vrai cadeau du ciel, et plus nous vivons ensemble, plus nous nous aimons les uns les autres.
Dans les écoles, on apprend des quantités de dates de batailles ridicules, des noms d'anciens rois tout aussi absurdes... mais, de l'homme, on ne sait rien !
Il est habile de présenter ses excuses à un homme quand on a tort et à une femme quand on a raison.
Le courage est souvent l'effet d'une vue peu nette du danger qu'on affronte ou de l'ignorance entière du même danger.
On peut être sûr qu'à partir de quarante ans, dans toute vie humaine, il y a un drame.
Il est toujours amusant de voir que l'on ose convoquer des parlementaires en session extraordinaire alors qu'ils ne viennent déjà pas en session normale.
Est-ce qu'on finit un jour par oublier, par ne plus souffrir ? - Rien ne s'efface jamais entièrement. Ce sont les impressions qui s'estompent.
A pas vouloir vieillir on meurt avant les autres.
Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !
Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l'avouer comme si l'on se confessait d'un vol.
Au lieu de donner à un politicien les clefs de la ville, on ferait mieux de changer les serrures.
On rejette toujours la faute sur le messager.
Point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement.
On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
On ne change jamais. On n'évolue pas non plus. On retourne tout simplement au début.
L'opinion publique, ce monstre puissant qui fait peur aux niais parce qu'il est fait de niais, qu'on imagine en foule.