La colère est pareille à un cheval fougueux ; si on lui lâche la bride, son trop d'ardeur l'a bientôt épuisé.
Ce qu'on appelle se rappeler un être est en réalité l'oublier.
Les objecteurs de conscience n'ont plus de mérite à l'être depuis qu'on leur a donné un statut légal.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
A force de vivre au milieu des tableaux, on finit par se taire ; on vit surtout avec les yeux.
Ce qu'on ignore ferait-il de moi que je sois moins ce que je suis ?
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] ► Lire la suite
Je suis de la race de ceux qu'on opprime.
On l'entendra moins là ta grande gueule !
J'ai souvent honte d'être dans la même pièce que toi. Surtout celle-ci. On dirait que la déco a été faite par Charlotte aux fraises sous exta.
Depuis que le monde existe on n'a jamais vu deux amants en cheveux blancs soupirer l'un pour l'autre.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on fait rétablir une conversation téléphonique coupée, on s'aperçoit qu'on s'était tout dit.
On ne peut pas tout vivre, alors l'important est de vivre l'essentiel et chacun de nous a "son essentiel".
Aimer... C'est tout ce qu'on peut s'imaginer de plus doux, de plus fort, de plus beau. C'est le sacrifice et la possession réciproque de deux être unis pour la vie...
On n'entend dans les funérailles que des paroles d'étonnement de ce que le mortel est mort.
Deux choses seules sont capables de remplir les yeux d'un avare, la sobriété ou la terre qu'on jette sur lui après sa mort.
Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence.
On naît poète, mais on devient orateur.
Le tout c'est qu'on s'explique dans la vie ; à deux on y arrive mieux que tout seul.
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Amour, beautés et argent sont trois choses que l'on ne peut pas cacher.
En mer, quand on dort, on ferme les yeux, mais on garde les oreilles ouvertes.
La beauté d'une femme, La gloire qu'on proclame Sont poudre d'un feu de printemps.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
Elle est notre idole On en a le coeur plein Faut pas qu'on nous la vole Ou qu'on l'emmène au loin
Chez les peuples primitifs, on ne réveille jamais un dormeur, car son âme est alors absente et peut ne pas avoir le temps de réintégrer son enveloppe.
Tout homme sensé ne rate jamais l'occasion de se créer des obligés. Sait-on jamais quand cela peut servir ?
Si l'on n'a pas une bonne démocratie, il y a une mauvaise légitimité des décisions et quand la croissance diminue, les risques de remise en cause de la solidarité sont considérables.
Il n'existe pas de lieu où rester quand on a perdu sa maison.
C'est dans la peine que l'on reconnaît ses véritables amis.
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent, aussi paraissait-il d'une conséquence plus grande.
On ne trouve pas les perles sur le rivage. Si vous désirez en trouver une, vous devez plonger.
Quand on est assis dans un avion qui s'écrase, on a beau attacher sa ceinture, ça ne sert à rien.
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.
Les femmes au tempérament survolté ont un sexe à piles qui ne s'use que lorsque l'on s'en sert.
On n'est pas maître de son coeur.
La télévision, on ne peut pas la regarder. Quand on est debout, on ne la regarde pas. Quand on est assis, on s'endort.
On se réfugie dans ce qu'on ignore. On s'y cache de ce qu'on sait. L'inconnu est l'espoir de l'espoir.
Le baiser qu'on cueille est moins savoureux que celui que l'on imagine, et le désir vaut mieux que la conquête.
Quand on aime une femme laide, il n'y a pas de raison que cela cesse, au contraire. On l'aimera de plus en plus puisque si la beauté s'altère avec le temps, la laideur, elle, s'accentue.
On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
On pourrait comparer le plaisir de jouer à l'état amoureux.
Il suffit de ne plus jamais décrocher quand ça sonne, et soudain l'on devient très important.
L'amitié demande beaucoup d'efforts, elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps !
La vie, quand on en fait un ramassis d'habitudes, devient moche.
On ne fréquente pas sans s'infecter la couche du divin.
Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.
C'est par la lutte qu'on survit et qu'on gagne ce qu'on veut. Par la force, et non par la faiblesse.
Le proverbe empirique qui dit : "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" est un proverbe de vérité, car il est plutôt rare, en effet, qu'en forgeant, un forgeron devienne petit télégraphiste ou mannequin de haute-couture.