On dessine pour se trouver et on rencontre les autres.
On voit bien déjà que le néo-capitalisme est prêt à partager plus équitablement les richesses, mais non le pouvoir.
A traîner son mal avec soi, on finit par ne plus savoir le guérir.
L'ordre et la sagesse. Parce que l'un ne va pas sans l'autre : on maintient l'ordre pour que les gens soient sages.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
L'amour d'une vierge est aussi assommant qu'un appartement neuf. Il semble qu'on essuie les plâtres. Il est vrai qu'on n'a pas à redouter les germes maladifs, pestilentiels, d'un autre locataire.
La nature n'est pas définitive : on peut toujours lui ajouter.
Quand on l'ignore, ce n'est rien ; quand on le sait, c'est peu de chose.
Comment savoir dans quelle humeur on va les trouver au juste. Quand ils ont bien bu, ils racontent une blague, vous pincent où je pense, et on a de la peine à ce qu'ils ne deviennent pas tout de suite [...] ► Lire la suite
Mon fils, étudies, car petit comme tu es, même à la police on ne te veut pas !
Quand je me suis mariée, je pensais que c'était pour la vie, si seulement on m'avait filé une claque pour me réveiller.
Quand on vend du matériel, c'est pour que les clients s'en servent.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
Plus nombreux sont les problèmes auxquels on réfléchit, plus on risque de n'en comprendre aucun.
Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
On n'apprend rien que par l'amour, on ne peut savoir qu'en se donnant.
On n'a vraiment pas besoin de savoir pour aimer, et le temps que l'on dépense à tenter de connaître l'être qu'on aime, c'est tout le temps qu'il lui faut pour mourir.
On intervient toujours trop tôt dans la vie des autres.
Il n'y a que les dettes que l'on peut payer qui sont ennuyeuses.
On perd énormément de temps à haïr des gens.
On ne choisit pas sa carrière ; elle s'empare de nous.
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
C'est pas parce qu'on y voit double qu'à la fin on y voit mieux.
On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tout.
Les professeurs ne se préoccupent que de se tenir au niveau de leur auditoire. Ils se défient de ce qu'on ne comprendrait pas.
Une loi mauvaise, on la change !
L'enfant est comme une liane de calebassier, si on ne la remet pas dans la bonne direction, elle rampe où il ne faut pas.
Casino : Pour qu'il n'y ait pas confusion entre les enseignes, les grandes surfaces ferment à l'heure où ouvrent les établissements de jeux. Dans le premier cas, on en repart les poches vides et le Caddie plein. Dans le second, pas plus riche mais condamné à mourir de faim.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas le temps de regarder pousser les fleurs ! Pourtant j'aimerais bien.
Dieu est la réponse quand on ne connaît pas la réponse.
Savez-vous comment on dit "jamais" dans le langage du camp? "Morgen früh", demain matin.
Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre.
L'on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir.
On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie.
Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas.
On n'aime point parce que l'on veut être aimé. On aime parce que l'on aime. Chemin faisant, l'on voudrait être payé de retour.
Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Après l'enfance, en même temps qu'on prend possession de la vie, elle nous quitte...
Le jeune oiseau se laisse tirer deux ou trois fois, mais c'est en vain qu'on tend un filet ou qu'on tire l'arc devant ceux qui ont déjà des plumes.
C'est presque toujours par erreur qu'on apprend...
On avait souhaité qu'un sang impur abreuve nos sillons sans savoir qu'un jour un déluge de sons impurs abreuverait nos microsillons.
La nuit : combien elle pourrait être quelque chose de merveilleux si on savait l'approcher, se l'annexer.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.