Quand on est bien dans sa peau, voyager, c'est être ailleurs, ce n'est plus être loin.
On rencontre beaucoup d'hommes parlant de libertés, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes.
Les enfants c'est comme les années, on ne les revoit jamais.
Amitié, degré supérieur de l'amour, sanctuaire où l'on se retire pour méditer le bonheur de l'être aimé.
On peut tout savoir sur la cellule nucléaire et être atteint de cécité galopante en ce qui concerne ses plus proches.
Les traductions sont des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le contraire de ce qu'on leur a ordonné.
A mesure que l'objet de nos souhaits approche, la volupté qu'on avait entrevue dans leur accomplissement diminue.
Au tennis, à la fin d'une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.
Quand on a donné la vie à un enfant, on est devant lui comme un débiteur devant son créancier.
Exister serait une entreprise totalement impraticable si on cessait d'accorder de l'importance à ce qui n'en a pas.
On n'est jamais mieux trompé sur terre que par soi-même.
Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
Si quelqu'un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix.
Il y a beaucoup à dire contre la charité. Le reproche le plus grave qu'on puisse lui faire, c'est de n'être pas pratiquée.
Qui fait le mal et craint qu'on puisse le savoir a déjà une graine de bien dans son mal. Qui fait le bien et cherche à le faire savoir a déjà une racine de mal dans son bien.
Plus on se sent pécheur, plus on est chrétien.
Il y a une avarice de la sympathie : on l'accorde de préférence à ceux qui la recherchent plutôt qu'à ceux qui la méritent.
Quand on consière notre existence, ce n'est pas la mort qui est scandaleuse ; c'est la vie.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
De cent lapins on ne peut pas faire un cheval.
On ne peut mettre la main dans l'encre sans se noircir les doigts.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
On ne peut créer la surprise avec un plat qu'une seule fois.
Toute ma vie on m'a reproché d'être chiant, aujourd'hui vous me traitez de chieur, je considère ça comme une promotion.
On prend toujours des décisions qui n'ont rien à voir avec la vie des gens.
Avant, je venais de l'école du " Oui, chef ! " où l'on reproduit. Aujourd'hui, je pense exprimer une certaine liberté, un chemin personnel.
Si vous n'aimez pas les cercueils, on vous fera monter de la bière.
Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier.
Les folies, c'est toujours pareil, dès qu'on a ce qu'on voulait, on se demande un peu pourquoi on l'a voulu !
Le temps, tout comme un conjoint, c'est dans le lit qu'on le trompe le mieux.
On peut éprouver ses habitudes. On peut les varier, les nuancer, les envoyer paître, les perdre, les renouveler.
Lorsqu'on songe à tous les emmerdements provoqués par le péché originel depuis que le monde est monde, on est en droit de regretter qu'Adam n'ait point été pédéraste.
Heureusement que, quoi qu'il arrive, on ne peut avoir qu'une mère.
En politique, on n'est jamais sûr de rien. Toutefois, l'incertitude du résultat ne doit pas nous empêcher de travailler très fort pour y parvenir.
Dans la solitude, on devient souvent méfiant.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Le timbre de la voix nourrit l'imagination. La voix, c'est le début de l'intimité, on habille mieux l'image qu'on s'est fabriquée.
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Ben moi je vais demander a St Etienne de ne plus joué en vert, pour qu'on ne puisse pas les confondre avec la pelouse.
Dans tous les arts, le plaisir croît avec la connaissance que l'on a d'eux.
Empêcher les autres de parler, c'est ce qu'on appelle l'éloquence.
On parle toujours de rencontrer la femme de sa vie. Mais le jour de son enterrement, en allant au cimetière, on peut parfaitement croiser la femme de sa mort.
Quand on tue de grands rêves il coule beaucoup de sang.
Je vis dans un espace maximum alors qu'en ville on se bat pour un mètre carré qui définit l'espace.
On s'imagine toujours et à n'importe quel âge, qu'on sera vieux dans quize ans.
La réalité ne peut être passée sous silence, sauf moyennant un prix à payer ; et plus on persiste à la passer sous silence, plus le prix à payer devient élevé et terrible.
Que faut-il faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué sur tout, mais que l'on sait avoir raison ? On essaie encore.
Qui pond un oeuf pond une poule, puisqu'on ne sait pas qui a commencé !
Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent. Quand on est riche, on est désagréable !