Je ne suis pas emballé par les chasseurs. Je suis un dingue des animaux. Je hais la chasse mais je ferme ma gueule. Les chasseurs, c'est une tradition. J'espère qu'on va les limiter mais je ne vais pas me mettre à leur dire : vous êtes tous des fachos. Je suis végétarien.
Je suis vraiment pas d'humeur, j'ai 30 ans, je suis comptable, et je suis mariée à un avocat homosexuel... On doit penser que je n'assume pas ma sexualité, pour un mariage de raison, c'est plutôt, déraisonnable.
Il y a des gens si insignifiants qu'on ne les voit pas devant leur ombre.
Le plaisir solitaire, à force, c'est pas très bon pour le mental. On se dépeuple.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Quand on aime quelqu'un, c'est effrayant comme on pense peu aux autres...
On ne peut vaincre le mal que par un autre mal.
Le moyen le plus direct de gagner la renommée est d'affirmer avec une ferme assurance et le plus souvent possible qu'on la possède déjà.
Jamais on n'aimera celui qu'on a mis en nourrice comme celui qu'on a nourri sous ses yeux.
On ne fraye jamais avec un homme célèbre, une personnalité comme ils disent, sans être tenté d'en profiter un peu.
Un agitateur, c'est un homme qui en ennuie d'autres en réclamant ce qu'on lui doit, quand il serait si simple de se taire.
On a de tout avec l'argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
Une laide impérieuse et qui veut plaire est un pauvre qui commande qu'on lui fasse la charité.
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
On ne fait pas tenir le monde derrière un front.
On épargne à la laideur véritable les jugements de valeur ; seuls les monstres sont libres.
Ne jamais négliger une information qu'on vous donne, même si sur le moment elle vous paraît sans importance, toutes les clefs ont leur serrure, il suffit d'attendre.
Drogue et sexe vont de pair quand on est musicien de rock and roll. Alors que si j'étais un violoniste, ce serait peut-être un peu différent.
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
On prend toujours des décisions qui n'ont rien à voir avec la vie des gens.
Etre le premier à un sommet n'a pas d'équivalent. On innove, on crée, on marque de son empreinte. On donne une mémoire.
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
Lorsqu'un grand bureaucrate a un geste admirable, on s'étonne une fois de plus des voies mystérieuses et imprévisibles qu'emprunte le hasard.
Les choses qu'on sait le mieux sont celles qu'on n'a pas apprises.
On ne triomphe que par la peine qu'on prend.
Mot d'un riche à un pauvre. - Tenez, mon ami, voilà un morceau de pain. Il n'y a que le pain dont on ne se dégoûte pas.
Quand on est enfant, on n'a pas de mains, on a des menottes, alors on est très attaché à ses parents.
L'oeuvre est plus complète quand on n'en retranche point tout le faible et le mauvais.
Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
À qui a du blé on lui prête la farine.
On ne recommence plus, mais se souvenir, c'est presque recommencer.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
On peut parce que l'on croit pouvoir.
La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons.
Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être. (Surtout quand on est jeune.)
En politique, on n'est jamais sûr de rien. Toutefois, l'incertitude du résultat ne doit pas nous empêcher de travailler très fort pour y parvenir.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous.
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
Si le destin est implacable, c'est qu'on a pas su lui plaire !
Si l'amour quelquefois souffre qu'on le contraigne, Il souffre rarement qu'une autre ardeur l'éteigne.
On trouve un certain charme à répandre des pleurs : En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
Travailler quand on n'a pas de génie, c'est comme si on chantait.
Ceux qui ont horreur de sortir des sentiers battus se demandent comment on peut rêver de passer un hiver dans le froid, le vent et l'obscurité. Que peut-on y trouver ? Je n'en sais rien - à moins que ce ne soit : des gens, de la mer, du ciel.
Blâmez-le ou louez-le, on ne peut nier le cheval sauvage en nous.
Avant que tu ne parles, on doit pouvoir lire sur ton visage ce que tu vas dire.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.