Dans l'amitié, gardez à jamais la noble candeur des belles âmes. On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent, mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
On ne perd jamais en aimant, on perd toujours en tenant.
J'ai une étiquette sur le front : c'est marqué porte-parole national de la cause des noirs ? Qu'est-ce que j'en sais, moi, du point de vue des noirs sur la couleur pourpre ? Ça suffit, si je change pas de classe, je vais [...] ► Lire la suite
Les buveurs de bière solitaires sont redoutables : on ne sait jamais combien de chopes ils ont déjà ingurgitées.
Le puits où l'on tire souvent a l'eau la plus claire.
On ne creuse pas un puits avec une aiguille.
Dans ces choses appelées guerres, on a toujours moins à se plaindre de ceux qu'on tue que de celui pour lequel on se fait tuer.
Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir qu'on nomme le gris. Rien n'est noir, rien n'est gris. Ce qui semble gris est un composé de nuances claires qu'un oeil exercé devine.
On ne sait jamais avec qui l'on couche.
Quêter l'amour des autres, quand on n'a rien à lui offrir en retour, n'est-ce pas une malhonnêteté ?
Saura-t-on jamais quand commencent et finissent les enfants et de quoi ils sont faits ?
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
L'argent, pour les personnes âgées, c'est tout le contraire des maladies : on ne veut en parler à personne.
C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
Une photo est toujours invisible, ce n'est pas elle qu'on voit.
Souvent, les gens savent que c'est le produit qu'ils veulent seulement une fois qu'on le leur a présenté.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Etre le premier à entrer dans le cosmos, à se lancer seul dans un duel sans précédent avec la nature; Que pourrait-on rêver de plus ?
J'adore ! J'ai déjà été propriétaire d'un restaurant. Et puis, qui sait, on me verra peut-être bientôt en chef cuisinier !
Le but dans la vie est le plaisir. C'est un idéal inaccessible mais quand on le peut, il faut s'en souvenir.
Il vaut mieux être moins et être ce qu'on est.
Que l'homme soit la plus noble créature du monde, on peut le déduire de ce qu'aucune autre créature ne l'a jamais contredit sur ce point.
On souhaite la paresse d'un méchant et le silence d'un sot.
L'important quand on aime, c'est de saisir la fragilité des choses.
Le dépaysement, soit, pourvu qu'on en contrôle ses entrées et ses sorties.
Si jamais on te démet de tes fonctions, manifeste publiquement ta satisfaction, et même ta reconnaissance envers celui qui t'a rendu la quiétude et le loisir auxquels tu aspirais : ainsi éviteras-tu qu'à la disgrâce s'ajoute le sarcasme.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
On naît livré au hasard et c'est en se créant qu'on se livre, en créant sa vie.
Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ?
A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun...
Paris est la capitale mondiale du flirt cérébral : on se soucie énormément de ce qui se dit mais ce qu'on dit n'a aucune importance.
Tant qu'on n'aura pas trouvé de moyen de photographier la gloire, l'artiste ne sera pas content. Et il lui restera de se plaindre que ce n'est pas bien venu.
Si la solitude sépare, elle nourrit et affermit, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
A la compagne de voyageDont les yeux, charmant paysage,font paraître court le chemin;Qu'on est seul peut-être à comprendre,Et qu'on laisse pourtant descendreSans avoir effleuré la main.
Ne rien dire, surtout en parlant, c'est la moitié de cet art qu'on appelle la diplomatie.
Economiser, c'est se passer de ce que l'on désire pour le cas où l'on désirerait un jour quelque chose que l'on ne désirera sans doute pas.
Les femmes et les montres ne sont jamais à l'heure qu'on voudrait.
C'est dommage que le danger soit chose au fond si dangereuse, sans quoi on s'y jetterait rien que pour éprouver cette joie puissante qui accompagne la délivrance.
Le trésor que l'on espère Vaut presque le trésor qu'on a.
C'est un des grands mystères de la nature : pourquoi ouvre-t-on toujours la bouche pour se mettre du mascara ?
Quand on a commis un crime, on se doit de réunir tout ce qui peut en atténuer les circonstances.
A Paris, quand on vient de province, on a toujours quelque chose à cacher.
C'est moins rare qu'on ne croit, la rancune dans l'amour.
Je me suis toujours méfié de l'agitation mais je l'ai entretenue dans mon coeur, et l'on en retrouve la flamme dans mes arabesques.
Ma plus grande joie serait qu'on écoute encore mes chansons dans cinquante ans.