Chaque homme a des mots qu'on doit éviter de lui dire tout haut.
Théorème du pistonné : "Tout protégé de la Direction plongé dans une entreprise subit une poussée de bas en haut au moins égale au volume d'incompétence déplacé."
Et l'autre là, ce footballeur, qui est laid comme un pou et en plus, il a même pas les moyens de se faire arranger les dents. Il a les dents épouvantables, toutes pourries.
On ne décide pas de faire un livre, c'est lui qui commande.
On a le droit de conduire dès 16 ans, d'aller faire la guerre à 18, de boire de l'alcool à 21, de partir à la retraite a 65, mais pour connaître le grand amour il y'a pas d'âge légal...
Dans beaucoup de choix de la vie, il est difficile de savoir la part de la réaction contre et de l'inclination pour.
Il vaut mieux attraper un torticolis en visant trop haut que devenir voûté en regardant trop bas.
Jadis il fallait craindre de mourir dans le déshonneur, ou dans le péché. Aujourd'hui, il faut craindre de mourir idiot.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
Si tu te couche, il vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t'appeler « Monsieur ».
On n'imagine pas combien il faut d'esprit pour n'être pas ridicule.
C'est si facile à une femme de se faire aimer ! Nul besoin d'être bien jeune ni bien jolie. Il n'y a qu'à tendre la main d'une certaine façon et l'homme y met tout de suite son coeur.
Après s'être jeté la tête contre les murs, puis avoir éclaté du rire inévitable de la folie, il parvient à ce suprême renoncement : ne pas se tuer.
La bibliothèque croule sous les ouvrages d'histoire, les autobiographies et les manuels militaires. D'autres sont empilés par terre. Lorsque Samantha se moque de moi, je lui réponds : « Le problème, ce n'est pas le nombre de livres, c'est le manque d'étagères. »
Le progrès historique est vraiment lent. Il faut parfois tout un siècle Pour reculer de cinquante ans.
- Il est à mourir d'ennui ! - Pourtant vous avez l'air sur la même longueur d'onde... - Mais... je suis à mourir d'ennui !
Mais le temps des chevaliers est révolu. Lui a succédé celui des sophistes, des économistes et des calculateurs.
C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Le spectre a témoigné de l'ordinaire caprice des spectres : il n'a donné aucun signe d'existence.
L'homme existe aujourd'hui, et demain il ne sera plus... La vie des hommes passe comme une ombre.
Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de transformer.
Certains gestes deviennent redoutables dans la solitude parce qu'ils acquièrent une valeur finale. Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
L'amour ne réclame jamais, il donne toujours.
Si le marché l'emporte sur la démocratie, il orientera la science dans des directions qui menaceront l'humanité.
Dieu se réserve à lui seul les choses d'en haut ; il partage avec vous les choses d'en bas.
Ils disent qu'on est métis quand il s'agit de football mais des macaques quand il s'agit de flashball.
Il est nécessaire que le romancier ne force jamais son lecteur mais l'entraîne imperceptiblement et lui laisse une marge suffisante pour que le livre l'imprègne peu à peu.
Entre la beauté et la laideur, il n'y a souvent qu'un point presque imperceptible.
Je crois que j'aime le théâtre. Je l'ai cru longtemps illusoire, mais il est acte poétique, acte de vie en pleine conscience.
Le véritable amour n'a nul besoin d'actes notariés ; il est sûr de lui et de sa force naturelle.
Ce que je reproche au golf ? Il vous entraîne trop loin du bar du club-house.