On peut tout. On peut tout ce qu'on croit.
Ce serait terriblement triste s'il ne sort pas de cette mega-crise (Coronavirus) une pensée politique indiquant la nouvelle Voie.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
La cohésion sociale est due en grande partie à la nécessité pour une société de se défendre contre d'autres.
La réalité est un songe malade.
Nous en sortîmes... les uns les autres... les juifs de retour, les rescapés des fours d'Eichmann... les déportés du travail, du hasard... les victimes, et les bourreaux parfois travestis en victimes ! La société se remettait sur pattes vaille que pousse. Dans les décombres, ruines et mistouilles !
On croit agir, et l'on est entraîné.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
S'il le violon est l'instrument de musique le plus parfait, alors le Grec est le violon de la pensée humaine.
Le langage n'exprime pas tout de l'homme. La pensée verbale n'est peut-être pas la forme essentielle et ultime de l'intelligence humaine.
Je sais que c'est difficile à lire quand j'écris des blagues, ça a l'air sincère et quand j'écris pour de vrai, on croit que je blague.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
La vie sans illusion est une affaire fantomatique.
Nul penseur n'a pu empêcher que des disciples dégradent sa pensée et que des adversaires la défigurent.
L'une des choses les plus difficiles n'est pas de changer la société - mais de vous changer vous-même.
On ne s'en avise pas toujours, s'imaginant volontiers qu'on a perdu de vue une idée alors qu'on a simplement oublié les mots qui seuls pourraient la constituer ou plutôt la reconstituer. C'est pourquoi nous avons souvent l'illusion d'être à la recherche d'une idée, alors que nous sommes en réalité à la recherche d'un mot.
- L'arbre de la liberté a fort souvent besoin d'être nourri avec le sang des patriotes et des tyrans, Thomas Jefferson. - Le patriotisme est la vertu des brutes, si l'on en croît Oscar Wilde. [Il se mange un coup de poing] Merci de m'avoir donné raison.
Chez l'homme, il y a une pensée de type réflexe, mais en même temps une pensée autre, liée à l'adaptation de l'individu.
Si jamais elle m'a compris plus tard, elle a dû découvrir que pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Le moyen de plaire en société est de laisser chacun parler de soi.
La fatalité triomphe dès que l'on croit en elle.
Le Grand Turc s'est bien aperçu que les livres et la pensée donnent plus que tout autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
La réalité est parfois plus pitoyable que la plus dramatique des fictions.
L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
Comment peut-on croire à ce que l'on crée alors que la publicité donne aux personnages tellement plus de réalité qu'on ne pourrait le rêver ?
L'histoire permet d'expliquer le présent, de le justifier et de l'éclairer. Le passé, c'est une réalité analysée et filtrée par la science.
Si tu négliges l'expression, tu ne vas pas jusqu'au bout de ta pensée : elle n'est rien de plus que ce qui est écrit.
L'homme est un enfant né à minuit : quand il voit le soleil, il croit qu'hier n'a jamais existé.
La pensée des anciens nous est contemporaine. Elle nous aide à débrouiller les chaos modernes et nous restitue ce qui est éternel.
Souvent les gens prennent leurs propres lacunes pour celles de la société qui les entoure, et cherchent à réformer ladite société parce qu'ils sont incapables de se réformer eux-mêmes.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.