La liberté c'est une chose qu'il faut choisir aussi grande qu'on est capable de le supporter.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
C'est commode un enterrement. On peut avoir l'air maussade avec les gens. Ils prennent ça pour de la tristesse.
Quand on veut bien se donner la peine de regarder quelqu'un, de le prendre dans ses bras, de le respirer doucement, d'écouter comment son coeur bat, comment la vie circule en lui, on entend alors beaucoup de choses silencieuses.
Quand on connaît la vraie tragédie dans la vie, on peut réagir de deux façons ; perdre espoir et tomber dans les habitudes autodestructrices ou se servir du défi et trouver notre force intérieure.
Mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain.
On ne se moque bien que de ce qu'on aime.
Quand on se fait honorer par les riches, on a l'air d'un larbin.
On n'est pas ridicule dans une situation ridicule, dès qu'on a l'esprit d'être le premier à en rire.
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
On dit d'un homme seul qu'il n'apprécie pas la vie en société. C'est comme dire qu'il déteste la randonnée parce qu'il n'aime pas marcher dans une forêt épaisse par une nuit noire.
À celui qui ne veut pas porter la selle, qu'on lui mette le bât sur le dos.
Dans la tristesse, on se met à poil.
On ne peut pas gagner contre quelque chose qu'on ne comprend pas.
Il ne s'agit pas de faire ce qu'on veut, mais de vouloir ce qu'il serait une faute de ne pas faire. La politique n'est pas autre chose.
On parle encore de la féminité comme d'une maladie.
A force de nous le présenter aussi noir, le futur, ils peuvent bien comprendre qu'on hésite à s'y aventurer, non ?
L'homme est plein d'imperfections, mais ce n'est pas étonnant si l'on songe à l'époque où il a été créé.
Ce qu'on appelait autrefois l'âge mûr tend à disparaître. On reste jeune très longtemps, puis on devient gâteux.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
On s'effraie des partis violents ; mais ils conviennent aux âmes fortes, et les caractères vigoureux se reposent dans l'extrême.
On ne travaille pas un rôle, on est travaillé par lui.
Il est con comme un iceberg, trois fois plus con que ce qu'on voit !
Jamais la mesure du temps ne porte sur la durée en tant que durée ; on compte seulement un certain nombre d'extrémités d'intervalles ou de moments, c'est-à-dire, en somme, des arrêts virtuels du temps.
Lorsque l'on n'a rien, on a rien à perdre.
on m'a appris à ne pas traîner mes états d'âme.
L'adolescence c'est quand on passe un samedi soir à la maison assis à ne rien faire et que, lorsque le téléphone sonne, on espère que ce ne soit pas pour nous.
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
On peut consentir contre sa volonté.
Dans le vocabulaire syndicaliste, on ne passe à l'action qu'en cessant toute activité.
A traiter en égal un inférieur, on est le dupe, s'il nous en retire le profit en se sentant notre égal.
Il faut être jolie quand on n'est pas riche.
Ne sont-ce pas les deux problèmes les plus durs à résoudre : gagner sa vie quand on est pauvre, occuper sa vie quand on est riche.
On est né pour emplir les poches des autres. C'est ça, une colonie.
On peut être aussi possessif de l'autre lorsqu'on donne que lorsqu'on reçoit.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
On ressemble à la vie qu'on a menée.
Tu te souviens du pont,Qu'on traversait naguère,Pour passer la rivière,Tout près de la maison.
On ne fait pas des enfants avec une meuf sous prétexte qu'elle nous fait bander.
On écoutait Charlie Parker et John Coltrane. Leur souffrance me donnait du sens.
Il ne faut pas imiter ce qu'on veut créer.
Ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.
Lorsque vous vivez pour les opinions des autres, vous êtes mort. Je ne veux pas vivre en pensant à la façon dont on se souviendra de moi.
Chaque fois qu'on voit sur mon carnet un chiffre en haut d'une page, on en déduit que ce fut l'heure où j'accomplissais un crime !
Le plus offensant n'est pas leur mensonge - on peut toujours pardonner le mensonge - le mensonge est une chose délicieuse, car cela conduit à la vérité - ce qui est offensant, c'est qu'ils mentent et vénèrent leur propre mensonge.
D'autres mots, vite, si on s'arrête de parler le malheur s'introduit.
On ne souhaite pas des choses faciles, on souhaite de grande choses, des choses ambitieuses, hors de portée. On fait des voeux parce qu'on a besoin d'aide et qu'on a peur. Et on sait qu'on en demande peut-être un peu trop. On continue à faire des voeux pourtant, parce que, parfois, ils se réalisent.
On n'peut pas dire que je tombais amoureux. Je n'tombais pas. En fait, je volais amoureux.
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.