Dans cette même manufacture, à Séville, travaillent aussi quelques centaines de mules. On les emploie à tourner des machines qui hachent le tabac. C'est en ce sens que la cigarerie est bien un résumé de cette Andalousie qui vaut par ses fruits, ses fleurs, ses mules et ses femmes.
A mon époque, quand une fille refusait vos avances, on appelait ça un râteau, de nos jours on appelle ça un délit.
Si même les thons deviennent difficile, où va-t-on ?
Quand on connaît un être à travers son oeuvre, on a l'impression qu'il vivra éternellement.
Pourquoi le monde a-t-il des lois, Sinon pour qu'on les foule aux pieds ?
Ne jamais exagérer le mal qu'on peut faire aux autres. Leur laisser ce plaisir.
Artistes, poètes, écrivains, si vous copiez toujours, on ne vous copiera jamais.
On t'accompagnera Si tu trouves ta route.
Si je croyais aux sorts, je dirais qu'on m'en a jeté un.
On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
On ne peut dire à quel moment nait l'amitié. Si l'on remplit d'eau une embarcation goutte à goutte, il en vient une dernière qui la fait chavirer ; ainsi quand les marques d'affection se succèdent, il en vient une dernière qui submerge le coeur.
L'avenir, au fond, même quand on le dévoile, reste toujours couvert.
Pratiquement chaque être humain sur terre a une poule pondeuse qui travaille pour lui, puisqu'au total on en dénombre 5 milliards.
Je ne regrette qu'une fois qu'on m'a tapé sur les doigts.
Ce serait chouette d'être assis sur une chaise et de jouer de la guitare acoustique comme Johnny Cash ou Leadbelly. Qu'on pense à moi comme à un chanteur-compositeur, plutôt que comme un rocker.
Souffrir est une faiblesse, lorsqu'on peut s'en empêcher et faire quelque chose de mieux.
On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
Quand se déshabituera-t-on de l'habitude de tout expliquer ?
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
On dit bêtement heureux. C'est pas si bête d'être heureux.
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] ► Lire la suite
Parfois, en essayant de répandre des rumeurs scandaleuses, on tombe sur une chose qu'il l'est encore plus. La vérité. Et la seule chose plus choquante que la vérité, sont les mensonges destinés à la dissimuler.
C'est en ne faisant pas les révolutions avec le peuple qu'on provoque les émeutes que le peuple paie.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
On aime être ce qu'on n'est pas.
On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
Au cinéma, le salut est bon marché. L'innocence aussi. Ca coûte le prix d'un billet, autrement dit pas grand chose. La vie, la vraie, est hors de prix, et on n'est jamais sûr du résultat.
On ne guérit pas de sa jeunesse.
Une constatation importante : jusqu'ici, l'Inconnue n'a pas dit un mot de ses éventuelles prétentions. L'affaire n'a pris son essor qu'en-dehors d'elle, on pourrait dire : malgré elle.
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.
Je veux qu'on retienne mes chansons. Pas toutes, mais quelques-unes. Car il y en a que je trouve moins importantes que d'autres...
On m'a proposé de participer à l'émission Danse avec les stars. J'ai refusé. Moi, ça serait plutôt : "Pète-toi une guibolle avec les stars...
- On a une hémorragie rectale... - Tous les trois ?!
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
On peut consentir contre sa volonté.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
Ce qu'on ne voit pas, on peut l'ignorer.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
On dit qu'au fond d'une urne habite l'espérance ; Au fond d'un pot de vin cherchons notre assurance.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Peut-on jamais être tout à fait malheureux quand on sait qu'on ne le sera pas toujours ?
On prétend que l'ambition exclut l'amour. Les deux peuvent cohabiter, l'une se logeant au cerveau, l'autre au coeur.
On n'a jamais pires ennemis que ceux dont on a refusé l'amitié.
À ne vouloir point omettre le bien dans le compte des maux que nous avons à souffrir, nous trouverions que nous ne sommes point si malheureux qu'on se dit.
Tant vaut l'homme, comme on le prise.
Je rêve de musées comme des librairies où l'entrée serait libre, où l'on pourrait venir à n'importe quelle heure regarder une seule oeuvre, sans file d'attente, sans passe, sans flèches, et se dire « je reviendrai demain ».
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.