A l'heure où l'on cherche des méthodes électroniques pour stocker les films, il faut garder à l'esprit le rôle joué par le papier dans la préservation du cinéma.
C'est une chose tres differente que d'aimer ou que de jouir; la preuve est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit le plus souvent sans aimer.
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.
Quelquefois le remède du mal consiste à l'oublier, et l'on oublie le remède.
Les sentiments empruntés aident les jeunes gens à franchir le terrain psychique si dangereusement mouvant de ces années où l'on voudrait tant être quelqu'un alors qu'on n'en a pas encore les moyens.
On ne devine que ce qu'on savait à son insu.
Malheureusement, il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
On se sauve de tout par l'orgueil.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
Je n'ose pas dire à Paul qu'on se perd à vouloir trop haïr.
Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.
Il paraît qu'on va bientôt pouvoir sortir le cerveau de Mendoza de l'azote liquide et communiquer avec lui grâce à un ordinateur. Je me demande à quoi il a bien pu penser pendant toutes ces années...
On ne peut pas dire qu'il se passe telle ou telle sans être là ou à moins d'en être sûr par des preuves uniquement judiciaires, on peut avoir des doutes, des intuitions et bon altruisme cependant sans preuve réelle et même avec parfois en justice ça ne vaut rien !
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
À quoi ça sert de s'auto-mutiler quand on a trouvé l'amour ?
La beauté, c'est la distance nécessaire quand on évoque la violence.
Puisqu'on ne peut qu'entrevoir notre repentance, notre labeur ne peut connaître que de courts répits.
On ne saura jamais combien la timidité peut rendre vertueux, et niais.
Quand on a tout, il faut savoir se montrer modeste.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
Le railleur n'aime pas qu'on le reprenne, avec les sages il ne va guère.
Contrairement à ce qu'on pense, la pub ne prend pas de risque. Elle récupère les courants et surfe dessus.
Les critiques disent qu'on publie trop. Ils ont raison. On publie trop leurs livres.
Il ne suffit pas que les formules soient bonnes ; ce qu'on en fait devrait aussi être bon.
Les injures, les calomnies, les colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
La revendication de l'égalité ne se limitait plus aux droits politiques, elles devait s'étendre aussi à la situation sociales des individus; ce n'étaient plus seulement les privilèges de classe qu'on devait supprimer, mais les différences de classe elles-mêmes.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
De sept à onze ans, s'écoule une énorme tranche de vie, pleine de scènes brouillées ou oubliées. On perd lentement, c'est bien connu l'art de parler aux animaux, les oiseaux ne viennent plus bavarder sur le bord de la fenêtre. En s'habituant à voir, les yeux ne perçoivent plus le merveilleux.
En France comme aux États-Unis, on peut créer à partir de rien et réussir.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
J'espère qu'on va la trouver avant qu'elle ne se trouve elle-même...
On a de l'humour dans la mesure où l'autre ne s'aperçoit de rien.
Plus les femmes sont belles, plus elles ont tendance à se foutre de nous, et plus on en redemande.
Faire l'amour c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux jusqu'à aujourd'hui, pour lutter contre l'insémination artificielle.
On ne lit presque rien qui vaille la peine d'être retenu ; on ne dit presque rien qui mérite d'être écouté.
Il n'y a rien de plus vulgaire que les surnoms. Il n'y a que dans le peuple qu'on en donne.
On est assuré de réussir lorsqu'on a trop d'impudeur pour le talent qu'on a.
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.
Si l'on veut prévenir les délits, il faut faire en sorte que les lois soient claires et simples, et que tous les membres de la nation unissent leurs forces pour les défendre, sans qu'aucun puisse travailler à les détruire.
On peut tout ce qui ne dépende que de notre volonté.
Quand on a fait Un Gars Une Fille, on a eu une popularité, ça nous a créé une image positive et chaleureuse. Moi ce qui m'intéresse aussi, c'est que ce soit le plus populaire possible.
Peut-être que nous nous sommes tellement pris au jeu qu'on a oublié de regarder ce qui comptait vraiment.
- Alors mademoiselle Blair ? - Il m'a embrassée mais... sur le front. Comme un frère embrasse sa soeur, comme s'il était un homme, grand et fort, et moi une petite fille... Pas de passion, pas de petite flamme... Peut-être que Chuck a raison... Peut-être que tout ce qu'on partage, Nate et moi, c'est notre passé...
Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.
Il ne vaut pas la peine de vivre, si l'on n'a pas un bon ami.
Quarante-quatre ans, c'est l'âge où l'on commence à ne plus pouvoir espérer vivre le double.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.