On m'a payé 2,5 millions pour jouer dans Daredevil et 4 pour Phone Game, je me demande souvent pourquoi on me donne tout cet argent... Mais je ne pose pas de questions et j'encaisse.
J'en ai assez qu'on dise tout et n'importe quoi sur moi ! Je veux m'exprimer une bonne fois pour toutes afin que les dérapages médiatiques cessent.
On est à un point où l'avenir du Sénat se pose. Existera-t-il encore un Sénat demain ? Faut-il un Sénat ? C'est de la survie dont il s'agit.
L'on pense comme l'on vit.
Il y aura des films d'avant-garde le jour où on inventera l'argent d'avant-garde.
Quand cessera-t-on de penser qu'on peut fabriquer des citoyens de demain en éduquant les enfants avec de simples slogans sans rien modifier à l'environnement pestilentiel dans lequel ils évoluent ?
Le plus grand prix qu'on puisse payer pour quoi que ce soit, c'est de le demander.
Ma femme est sans défense : heureusement pour elle, sinon on la confondrait avec un éléphant.
Au début, on se raconte tout, j'imagine. Après quelques années, on n'a plus rien à se dire, on se contente d'analyser les moindres inflexions perçues dans la voix de l'autre.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Le plus bel avantage d'un ciel, c'est de nous laisser croire que nous sommes attendus. Ce sont donc les chemins du ciel qui sont intéressants, car, une fois qu'on est arrivé, il n'y a évidemment rien à ajouter.
Comment aider nos mères quand on ne peut s'aider nous-même ?
On nous demande de jouer avec une grande vérité. Quand en face il y a une partenaire de qualité, on sait elle et moi ce que nous nous donnons.
Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux.
J'entends Serge frapper les touches du piano comme un malade, en jouant un million de sonates, beaucoup trop fort, trop dramatique. Je ne veux pas m'excuser à nouveau, je l'ai si souvent fait. Il dit toujours que c'est ma faute, on se rabiboche, mais cest toujours moi qui suis désolée.
Avec la science tu meurs de plus en plus vieux mais tu nais pas de plus en plus jeune, c'est pour ça qu'on a de plus en plus de vieux et de moins en moins de jeunes...
L'air qu'on voit dans les tableaux de maîtres n'est pas de l'air respirable.
Il est inutile de dire que les artistes d'Allemagne n'ont jamais eu de talent, que ses savants n'on aucune valeur; c'est imiter les Allemands lorsqu'ils disent que les Français sont un peuple de singe.
Tous ceux qu'on rencontre sur les chemins sont des gens de villages différents.
J'ai toujours cru que les femmes ne sont pas des victimes. Nous sommes des agents du changement. Nous sommes les moteurs du progrès. Nous faisons la paix. Mais nous avons besoin qu'on nous donne une chance [de le prouver].
Murmure, murmure, murmure... On a presque l'impression qu'Alison est encore là.
Quand on a pris goût à l'exhibitionnisme, c'est difficile de se tenir.
Avec la foi, on ne fait pas grand chose ; sans la foi, rien.
Avec des moyens médiocres, vous savez qu'on peut beaucoup quand on les réunit tous à un seul objet.
A quarante ans, on est riche ou on n'est rien.
Heureux âge ! À seize ans on n'a point de souci : tout plaît.
Il est inutile qu'on pêche, si l'hameçon n'a pas d'amorce.
On fait plus pour ceux qu'on craint que pour ceux qu'on aime.
Apprendre quand on est petit, ne rechercher les richesses que lorsqu'on est grand.
Quoi que vous fassiez, ne jouez pas la sécurité. Ne faites pas les choses comme elles ont toujours été faites. N'essayez pas d'adapter le système. Si vous faites ce qu'on attend de vous, vous n'accomplirez jamais plus que ce que les autres attendent.
Quand c'est non, c'est non, on est bien d'accord. Mais comment fait-on pour rouler un patin aujourd'hui ? On adresse un courrier recommandé AR et on attend la réponse ?
Ce sont les méthodes qu'on utilise qui déterminent la valeur d'une cause.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Vous savez, sur ce chapitre des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
Des préoccupations dominantes. Envahissantes. Il en faut. Quand on n'en a pas, il faut s'en faire.
Où cherche-t-on ce que l'on cherche ?
Quand on se sent mortel, l'essentiel prend le pas sur l'opinion.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Un journal intime a des pouvoirs, quand on le relit, quand on le retrouve, c'est incroyable ce que ça ramène comme images, comme souvenirs d'une précision inouïe pour celui qui l'a écrit.
L'étude de Bergson sur le rire, je devrais la lire, elle est on ne peut plus pertinente... en voici l'illustration. On s'amuse toujours plus ou moins des malheurs, des tares d'autrui. Le vrai civilisé, le sage ne rit pas...
On ne va pas se réveiller avec le Front national !
Il m'est apparu une fois de plus qu'il y a dans la douleur autant de regrets pour ce que l'on n'a jamais eu que de tristesse pour ce qu'on a perdu.
L'on peut aimer plus d'une fois, mais non pas la même personne.
On demandait à M. de Fontenelle mourant : "Comment cela va-t-il ? Cela ne va pas, dit-il ; cela s'en va."
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Tu es si spéciale et tu as un sternum si ordinaire, avec une fourchette au sommet, où le doigt s'enfonce, et une cuiller en bas, qui plie, qu'on craint de casser.
Les gens qui demeurent à distance sont naturellement moins fautifs que ceux qui sont immédiatement sous vos yeux ; et il semble superflu, quand on considère la position géographique lointaine des Ethiopiens et combien peu les Grecs avaient affaire avec eux, de rechercher davantage pourquoi Homère les appelle "irréprochables".
Pourquoi occulte-t-on la vérité sur la surveillance de Charlie ?
À maître généreux on sert, même loin de ses yeux.