Vous savez, sur ce chapitre des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
L'étude de Bergson sur le rire, je devrais la lire, elle est on ne peut plus pertinente... en voici l'illustration. On s'amuse toujours plus ou moins des malheurs, des tares d'autrui. Le vrai civilisé, le sage ne rit pas...
Le domestique est un français. Bavard comme l'est ce peuple, il ne pourra se retenir de parler.
A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
Où il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de parents.
Il n'y a ni Russes, ni Anglais, ni juifs, ni chrétiens. Il n'y a que des hommes poursuivant un même but, devenir capable d'être.
Tout est facile dans la vie, il suffit d'être logique et de contrôler ses émotions.
La maxime seule est morale. Elle seule a pour excuse la brièveté. Elle seule enfin veut être le dernier mot.
Les baisers servent d'entractes aux scènes d'amour, mais il en est qui trouvent les entractes meilleurs que la pièce.
Nous ne pouvons pas prétendre que l'on ne nous a jamais dit. Nous avons tous entendu les proverbes, les philosophes, avons entendu nos grands-parents nous avertir du temps gaspillé. Avons entendu les poètes damnés nous répéter de saisir le jour. [...] â–º Lire la suite
Si le cheval connaissait sa force, serait-il assez fou pour accepter le joug, comme il le fait ? Mais qu'il devienne sensé et s'échappe, alors on dira qu'il est fou...
C'est lorsque que la nuit tombe que je tombe amoureux; elle atténue mes peines, sa couleur est savoureuse.
Il voulait lui dire qu'il l'aimait toujours, mais il ne le dit pas non plus. Elle se montait le coup à elle-même, avec ces histoires de revenir avec eux, de ne pas être partie pour de bon, de revenir aux [...] â–º Lire la suite
Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?
Le jazz est vif, douloureux, doux, tendre, lent ; il apaise, il bouleverse, c'est de la musique et ce qu'il rythme est vrai, c'est le pouls de la vie.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
De la stabilité à l'immobilisme, il n'y a qu'un pas.
L'homme a beaucoup à savoir, et peu à vivre ; et il ne vit pas s'il ne sait rien.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon.
La gentillesse est très indigeste. Il est en désaccord avec les estomacs très fiers.
Homme, n'as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t'es coupé le doigt ? Comme il est bon, n'est-ce pas.
Pour créer, il suffit d'avoir une grande imagination et une pile de vieilleries.
La vérité est le contraire du poison, elle n'est dangereuse qu'à petites doses.
L'homme évolue en sens inverse du lingot d'or. Il se dévalue avec les années.
La première personne qu'aime un homme, c'est soi-même. Mais s'il a des enfants son plus cher désir est qu'ils soient meilleurs que lui en tout point.
Quelque rare que soit le véritable amour, il l'est encore moins que la véritable amitié.
On a honte d'obéir au roi parce qu'il est le roi - alors on lui obéit parce qu'il est intelligent.
Certains se préoccupent moins de ce qu'ils mettent dans leur discours que de savoir dans quelles oreilles il va tomber...
Le succès pour moi n'est pas une destination, c'est un voyage. Tout le monde travaille pour atteindre le sommet, mais où est le sommet ? Il s'agit de travailler plus dur, de s'améliorer et de progresser.
L'esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé entre deux observations : l'une qui sert de point de départ au raisonnement, et l'autre qui lui sert de conclusion.
Elle avait de beaux cheveux, blondsComme une moisson d'août, si longsQu'ils lui tombaient jusqu'aux talons.Elle avait une voix étrange,Musicale, de fée ou d'ange,Des yeux verts sous leur noire frange.