A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
Le système de la monnaie unique, bien loin de rapprocher les peuples, les divise.
La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.
Le soleil, sans donner un sou à personne, fait la vie et la richesse du monde.
L'union parfaite de plusieurs voix empêche, somme toute, le progrès de l'une vers l'autre.
Comme les ennemis sont mortels, il n'est somme toute que d'attendre.
Les comédiens sont faits pour jouer les rôles que la vie des autres nous fait écrire. Ils n'existent en somme que pour "vous" faire vivre.
L'avenir du cinématographe est à une race neuve de jeunes solitaires qui tourneront en y mettant leur dernier sou et sans se laisser avoir par les routines matérielles du métier.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
On est volé à la Bourse comme on est tué à la guerre, par des gens qu'on ne voit pas.