Il m'est apparu une fois de plus qu'il y a dans la douleur autant de regrets pour ce que l'on n'a jamais eu que de tristesse pour ce qu'on a perdu.
Ne perdez point de vue que nous sommes ici de passage et que, bientôt, il faudra, là-haut, présenter un billet d'entrée. Avec quoi voulez-vous payer sinon avec la souffrance ?
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
La femme n'a, en somme, devant la millénaire inconscience de l'homme, qu'une alternative : la souffrance ou le durcissement.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
J'ai la sensation d'avoir joué tous les rôles dont je rêvais. Je ne ressens aucun manque, rien qui me démangerait.
Je crois encore à la bonté innée des hommes. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère et de confusion, je vois comment le monde se transforme lentement en un désert, j'entends plus fort, [...] ► Lire la suite
Quand tant de femmes s'avancèrent pour décrire ce que Harvey leur avait fait, j'ai dû affronter ma lâcheté et accepter humblement que mon histoire, aussi importante qu'elle était pour moi, n'était qu'une goutte d'eau dans un océan de chagrin et [...] ► Lire la suite
La honte n'a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l'humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l'avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de partout.
Rien ne justifie la souffrance des innocents. Le Tout n'est pas assez pour payer un agneau égorgé.