La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
Mais parlent-elles ? Ces cris, pleurs, chants, bavardages, langues étranges, disent très clairement l'impossibilité pour les femmes d'accéder à la seule parole reconnue, la parole politique. Et nous avons dit dès le début de ce livre à quel point la quasi-absence d'écrits de femmes oblitère tout essai de constituer une histoire des femmes antiques.
La seule vraie tristesse est dans l'absence de désir.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
Le monde est aussi un livre qui nous parle de Dieu. Et ce livre est le seul dont disposait l'humanité païenne.
Hors de l'expérience littéraire, nous n'avons pas accès à la souffrance des autres.
La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude.
La souffrance et les larmes lavent toutes les fautes.
La vie est un livre merveilleux.
Le martyre ne finit pas quelque chose, ce n'est qu'un début.
On voit que le vent ne sait pas lire quand il feuillette les pages d'un livre à l'envers.
En Afrique, un ancien qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Un vieux chef Cherokee a enseigné ceci sur sa vie à son petit fils : - Il y a un grand combat qui se passe à l'intérieur de nous tous, lui dit- il. Et c'est un combat entre deux loups l'un [...] ► Lire la suite
Chaque livre brûlé illumine le monde.
Ne juge jamais un livre par son film.
Du coup, je me dis que c'est pour des tas de raisons différentes qu'on est comme on est. Et qu'on les connaîtra jamais toutes, ces raisons. Mais même si on ne peut pas choisir d'où on vient, à partir de [...] ► Lire la suite
De même qu'il faut de la souffrance pour connaître le bonheur, il faut de la prose pour qu'il y ait poésie.
Le livre vaut-il le glaive, la discussion vaut-elle l'action ?
Le mariage n'est à conseiller à personne. As-tu vraiment envie de passer ta vie à rendre des comptes ?
On sauve par l'amour et la souffrance offerte. C'est ainsi que tout est égal. C'est ainsi que rien n'est vain.
Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.
Qui porte des chaussures ignore la souffrance de qui marche pieds nus.
Cil qui fist d'Erec et d'Enide,Et les comandemanz d'OvideEt l'art d'amors an romans mist,Et le mors de l'espaule fist,Del roi Marc et d'Ysalt la blonde,Et de la hupe et de l'arondeEt del rossignol la muance,.I. novel conte rancomanceD'un vaslet qui [...] ► Lire la suite
Je pense souvent que les fleurs sont l'alphabet des anges par lequel elles écrivent sur les collines et les champs des leçons mystérieuses et belles à ressentir et à apprendre.
Un livre n'est jamais qu'un tombeau provisoire d'une joie intime.
La tristesse de l'intelligence artificielle est qu'elle est sans artifice, donc sans intelligence.
Un livre prêté ne se rend jamais : il est plus facile de retenir le livre que ce qu'il y a dedans.
L'amour est comme un grand livre : si on tourne les pages trop vite, on arrive à la fin sans rien avoir compris !
Aucun livre ne peut nous sauver de notre vie. Aucune parole ne sait recueillir ces éclats qui nous reviennent et nous élancent, empêchant le soir de descendre, la paix de venir.