Les malheurs, ça vient toujours du ciel. C'est peut-être pour ça qu'on les appelle des tuiles.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Nous sommes consternés de nos rechutes, et de voir que nos malheurs même n'ont pu nous corriger de nos défauts.
Les étoiles, brillent dans le ciel comme un tapis de pierres précieuses sur le velours sombre de la nuit.
Une grenouille, au fond d'un puits, disait que le ciel n'est pas plus grand que la margelle. Il faut voir le tout aussi bien que la partie.
Même si nous n'avons pas pu briser ce plus haut et dur plafond de verre, grâce à vous, il y a maintenant 18 millions de fissures dedans. Et la lumière brille au travers comme jamais auparavant, nous remplissant de l'espoir et de la certitude que le chemin sera plus facile la prochaine fois.
Vivre, c'est un ciel sans soleil pour qui n'a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
On appelle fin du monde le jour où le monde se montre juste ce qu'il est : explosif, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
Alors te voilà bout de femme, / Comme soufflée d'une sarbacane. / Le ciel s'est ouvert par endroits, / Depuis toi.
Qui voit le ciel dans l'eau voit les poissons dans les arbres.
Le ciel qui roule crie vers vous tandis qu'il déploie ses éternelles beautés, et pourtant vos yeux ne sont fixés que sur la terre.
La désobéissance civile est une forme de responsabilité et appelle à davantage de responsabilités.
Demande au Ciel une bonne récolte et continue à labourer.
Il est rare qu'un nuage prenne la forme d'un nuage.
La gauche se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
Les hommes lèvent les yeux et disent : «Le ciel est pur», - alors qu'ils regardent sans le voir - un grand peuple d'anges bleus.
J'regarde le ciel et j'relativise en m'disant que si la Terre saigne une fois tous les mois c'est parce que Dieu est une femme.
Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir.
Quelle étrange chose que la propriété, dont les hommes sont si envieux ! Quand je n'avais rien à moi, j'avais les forêts et les prairies, la mer et le ciel ; depuis que j'ai acheté cette maison et ce jardin, je n'ai plus que cette maison et ce jardin.
Le bonheur, c'est la somme de tous les malheurs qu'on n'a pas.
On appelle miracle quand Dieu bat ses records.
Louange de sot, nuage de mai.
Les dos des maisons ont peur du ciel truffé de feu, leurs pieds des noyades du sol, elles ont opté de se poser superficielles entre les surprises et les perfidies.
Le corps politique est comme un arbre : à mesure qu'il s'élève, il a autant besoin du ciel que de la terre.