La provocation, quand elle vient de l'artiste, suscite la réflexion.
Soyez votre propre artiste et soyez toujours confiant dans ce que vous faites. Si vous n'allez pas avoir confiance en vous, autant ne pas le faire.
La cuisine d'un groupement humain est le reflet du ciel, de la terre, des eaux du pays où il est fixé.
Les gens excentriques vivent ce dont nous n'osons rêver de la provocation comme un des beaux-arts !
L'âme, heureusement, a un interprète - souvent un interprète inconscient, mais toujours véridique - dans l'oeil.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
- Qu'est-ce que c'est, ta folerie ? - Un Winter-Winter 53 ! - Tu crains pas d'viser un peu haut ? - Un Winter-Winter bourré à craquer ! Et des branques tellement confiants qu'y z'ont supprimé l'système d'alarme ! - Ho-ho, d'la provocation !... Mais achtung, môme !... Le Winter-Winter, c'est du spécial !... Molybdène et titane !... L'alliage infernal !... La diablerie !
Il n'y a rien de pire pour un artiste que d'être à mi-chemin du talent...
Un écrivain classique est un écrivain qui dissimule ou résorbe les associations d'idées.
Ne te laisse pas atteindre par les paroles d'autrui, car elles ne sont que le reflet de leur propre réalité. Leurs mots ne sont que le miroir de leurs maux.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
Le regret de n'être pas l'ami intime d'un écrivain qu'on aime nous en fait dire du mal.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
J'ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n'est pas tout à fait un art mais qui a besoin d'un artiste pour exister.
En France, tout écrivain est un accusé.
La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d'une compréhension philosophique ou littéraire de l'harmonie, de la raison et de la vérité.
La provocation peut être de mauvais goût, absurde, engendrer critiques et réactions, mais elle est nécessaire.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Un sentiment très fort chez moi, c'est l'étonnement. J'en ai un autre, un peu vieillot, l'admiration. J'ai longtemps passé pour un écrivain du bonheur. C'était un peu usurpé.
La physique donne le combien, la métaphysique le comment.
Le but d'un écrivain est d'empêcher la civilisation de se détruire.
Si je n'étais qu'un simple fan de musique, je me considérerais comme le plus grand artiste du monde.
La carrière d'un écrivain A 30 ans, on dit que tu es "brillant". A 40 ans, on dit que tu as du "talent". A 50 ans, on dit que tu as du "génie". A 60 ans, on dit que tu es un "has-been". A 70 ans, on dit que tu n'es "pas encore mort ?"
La métaphysique consiste à essayer de prouver l'incroyable en faisant appel à l'inintelligible.
Dans le clair-obscur, le silence est encore le meilleur interprète des âmes.
Couronne sur la tête promise pour les années à venir mais reflet dans la guillotine.
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité.
Un grand écrivain se remarque au nombre de pages qu'il ne publie pas.
Lubricité et ardeur de reins n'ont rien de commun, ou bien peu avec amour.