La critique ne m'inquiète pas.
L'avenir, si tendu que soit notre désir, est une perspective sans profondeur. Il n'a vraiment nulle attache solide avec le réel. C'est pourquoi nous disons qu'il est dans le sein de Dieu.
Ne fais pas attention à ce que dit la critique : on n'a jamais élevé une statue à un critique.
Le droit d'un critique est de renier ses articles l'un après l'autre, et son devoir est de n'avoir aucune espèce de conviction.
La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
Qui tend l'oreille pour écouter un reproche en mérite un.
Écrivez vingt livres. Un critique vous jugera en vingt lignes, et vous ne serez pas le plus fort.
La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie.
J'étais trop inquiete pour les notes et j'aurais dû être plus inquiete pour l'apprentissage.
Malgré un égocentrisme foncier qui confine à l'hystérie, je ne peux m'empêcher de me sentir solidaire de tout journaliste attaqué. Quand la Presse est muselée, c'est toujours un peu Hitler qui revient.
Ce qu'on appelle "marxisme" en France est un article tout à fait spécial.
Le plaisir de la critique nous ôte celui d'être vivement touchés de très belles choses.
Le style de Kant est si lourd que, après sa pure raison, le lecteur aspire à la déraison.
Il y a beaucoup à dire contre la charité. Le reproche le plus grave qu'on puisse lui faire, c'est de n'être pas pratiquée.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
J'aime les enfants, oui. Mais je leur adresse un reproche : ce sont de futures grandes personnes.
La critique est aisée et le critique dans l'aisance.
Dans l'art, la rébellion se consume et se perpétue dans l'acte de création réelle, pas dans la critique ou le commentaire.
On dit : "La critique est aisée...", parfois on aimerait pouvoir dire : "Si la critique se taisait...".
La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre.
Aucun auteur ne songe à mettre en doute l'auteur d'une critique favorable.
Un critique peut se faire un nom en poignardant un auteur très connu.
Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'oeuvre.
On est stupéfait de la quantité de critique que peut contenir un imbécile.
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
Il faut être indulgent avec les acteurs, les défauts qu'on leur reproche ne s'appliquent jamais à celui que l'on croit.
Le misanthrope est celui qui reproche aux hommes d'être ce qu'il est.
Les Anglais gardent toute leur vie l'air perplexe et pourchassé d'hommes engendrés à la hâte entre les heures de bureau.
C'est au contraire du fait que nous sommes humains, et que nous vivons dans la sombre perspective de la mort, que nous connaissons la violence exaspérée, la violence désespérée de l'érotisme.
Cette envie est apparue vers l'âge de 17-18 ans. C'est à ce moment que j'ai voulu devenir journaliste...Et j'emploie bien le terme de « journaliste » et non pas « présentatrice » qui n'est qu'un aspect de mon métier.