Le critique a toujours le mérite imbécile de se prendre au sérieux. Il n'a d'ailleurs souvent que celui-là.
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Humoriste : métier inavouable. Déclarer qu'on est humoriste, c'est se prendre au sérieux. Se prendre au sérieux, c'est cesser d'être humoriste.
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
Travailler en collaboration, cela veut dire prendre la moitié de son temps à expliquer à l'autre que ses idées sont stupides.
La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits.
Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.
La tâche que l'on donne aux parents, c'est précisément de prendre possession du corps des enfants, de le recouvrir, d'y veiller d'une manière si continue qu'ils ne puissent jamais se masturber. Or, non seulement jamais aucun parent n'a empêché ses [...] ► Lire la suite
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
L'éminence sans mérite mérite la déférence sans estime.
Le journaliste transforme les mots en armes.
Et finalement... cette question... le mystère... Qui raconte l'histoire de qui... Qui lève le rideau... Qui choisit les pas que nous allons danser... Qui nous rend fou... nous cingle de coups de fouet et nous acclame dans la victoire quand [...] ► Lire la suite
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Aux auteurs la critique est utile.
L'amour sans respect n'est pas l'amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec, ni même une défaite, mais une grande très grande victoire.
Dans certains théâtres d'essai, on serait tenté de prendre parfois la rampe de scène pour un garde-fou.
La manière d'obéir fait le mérite de l'obéissance.
Dieu accorde la victoire à la persévérance.
J'ai trouvé que la danse était la clé pour garder la dépression hors de ma vie. Quand tu danses, les choses s'en vont, les choses ne semblent pas si mal. Il n'y a pas de meilleure façon de prendre soin de sa santé qu'à travers quelque chose d'aussi joyeux et beau que la danse.
Ce n'est pas de faire des erreurs qui est critique ; c'est les corriger et s'atteler à la tâche principale.
De René Char me resteront deux phrases glissées dans un carnet : « Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit... » et « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience. »
Le racisme est la pire plaie de l'humanité. Il triomphe quand on laisse le fascisme prendre le pouvoir.
J'ai dit plus haut que le consciencisme voit dans la matière un faisceau de forces entre lesquelles il y a tension, e que, sous son aspect dialectique, il croit possible la conversion catégorielle, par une disposition critique de la matière.
L'abstentionnisme, l'écoeurement, l'indifférence à l'égard de la conduite des affaires publiques sont autant de dénis magistraux infligés par les politiques à leurs représentants. Ne pas en tenir compte c'est prendre la vie sociale pour un match de foot.
La télévision grand public n'engendre pas la passivité, mais elle développe, au contraire, le sens critique car en s'adressant à tous, elle oblige tout le monde à être à hauteur d'un certain regard.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
Les racines de la créativité de la cuisine sont des personnes affamées qui essaient de comprendre comment prendre quelque chose qui n'est pas particulièrement frais ou tendre et le transformer en quelque chose de délicieux que tout le monde aimera.
Les chevaux sont tous des ongulés. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre pour des cons.
Tu sais, la victoire et la défaite, c'est pareil : ça se traduit par des larmes.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
Il ne s'agit pas de prendre l'opinion du monde comme une étoile directrice, mais de suivre son chemin dans la vie et de travailler sans relâche, ni déprimé par les échecs ni séduit par les applaudissements.