Picasso, à qui un idiot faisait remarquer, lors d'une exposition à la fin de sa vie, qu'il était capable de faire pareil en quelques minutes à peine, répondait : " Moi, monsieur, il m'a fallu trente ans". Le temps.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
De même que l'homme doit vivre du dedans au-dehors, l'artiste doit opérer du dedans au-dehors : car il aura beau faire, il ne produira jamais que son individualité.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Il n'y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
Crois-moi, vivre ignoré, c'est vivre heureux, et l'on ne doit pas s'élever au-dessus de sa sphère.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
J'ai reconnu à mon âme qu'on était peu sincères, que vivre dans l'apparence, c'était beaucoup d'galères.
L'homme ne peut pas vivre sans feu, et l'on ne fait pas de feu sans brûler quelque chose.