Ce que l'homme appelle vérité, c'est toujours sa vérité, c'est-à-dire l'aspect sous lequel les choses lui apparaissent.
Quand on écrit il y a comme un instinct qui joue.
Comme son rôle est de séduire, la femme se croit toujours au centre de l'univers, surtout quand elle est tombée très bas. L'avilissement de la femme est sans fond, de même sa vanité.
Un professeur influence l'éternité : il ne peut jamais dire où son influence s'arrête.
Dieu nous donne des mains, mais il ne bâtit pas les ponts.
Il avait cet air las et épuisé des navires qui s'en reviennent du bout du monde, et non sans cause, car dans son court voyage il avait été très loin, jusqu'à entrevoir même les côtes de l'Au-delà, de ce grand [...] â–º Lire la suite
Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s'il est bon.
Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l'action.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
La seule chose que cet homme ait jamais fait pour cette femme, c'est de lui sortir les glaçons du congélateur.
L'amitié entre homme et femme est délicate, c'est encore une manière d'amour. La jalousie s'y déguise.
L'amour, c'est comme la chimie, il faut deux corps pour avoir une réaction.
Le jeu de go n'est pas un équivalent des échecs. Aux échecs, il faut tuer pour gagner alors qu'un des plus beaux des aspects du jeu de go, c'est que pour gagner il faut vivre mais aussi laisser vivre son [...] â–º Lire la suite
Entre l'inhumain et le surhumain, il me reste peu de place pour être humain.
On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
Le bon professeur est celui qui suggère plutôt qu'impose, et qui donne à son élève l'envie d'enseigner lui aussi.
Pour se débarrasser d'un ennemi, il faut l'aimer.
Le coeur n'a pas de rides ; il n'a que des cicatrices.
En un sens le pouvoir de normalisation contraint à l'homogénéité ; mais il individualise en permettant de mesurer des écarts, de déterminer les niveaux, de fixer les spécialités et de rendre les différences utiles en les ajustant les unes aux autres.
Elle n'est pas folle, elle est différente.
Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d'une femme une attention diligente.
Pourquoi se marier, quand la femme d'autrui, elle aussi, est prête à coucher ?
Un vieillard ne dit pas : "Je t'aime !", il dit : "Aimez-moi !".
Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses.
La Turquie ne rejette jamais, elle assimile.
Entre le désir de bien faire et la peur de mal faire, il y a la même différence qu'entre la bonne volonté et la mauvaise conscience.
Un bon leader peut s'engager dans un débat de manière franche et approfondie, sachant qu'à la fin, lui et l'autre partie doivent être plus proches, et ainsi sortir plus forts. Vous n'avez pas cette idée lorsque vous êtes arrogant, superficiel et mal informé.
Quand quelqu'un vous montre qui il est, croyez-le la première fois. Les gens se connaissent bien mieux que vous. C'est pourquoi il est important d'arrêter de s'attendre à ce qu'ils soient autre chose que ce qu'ils sont.
Un homme qui n'est pas désiré est un chien errant, solitaire.
Le droit à l'insurrection n'appartient à personne, ou il appartient à tous. Aucune classe ne peut faire de l'insurrection un monopole.