Ce que l'homme appelle vérité, c'est toujours sa vérité, c'est-à-dire l'aspect sous lequel les choses lui apparaissent.
Je ne demande que trois choses à un homme : être beau, brutal et stupide.
L'émotion est absolument involontaire, elle est un pur événement intérieur, elle arrive, c'est tout, vous surprend, vous désarme, insiste et bouleverse l'ordre des pensées comme tout autre ordre d'ailleurs.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Cette pièce de monnaie n'est vraiment à toi que si elle quitte ta main.
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
La difficulté est grande de rendre savant celui qui ne fait rien ; parce que son ignorance lui fait croire qu'il en fait plus que celui qui entreprend de l'instruire.
Tout comme nos amies les entreprises ne consacreraient pas des milliards à la publicité si elle ne rapportait pas encore plus, la classe politique fait rarement dans la gratuité.
Revenons à la question des droits de l'homme, du concept de crime contre l'humanité, mais aussi de la souveraineté. Plus que jamais, ces trois motifs sont liés dans l'espace public et dans le discours politique. Bien que souvent une certaine [...] â–º Lire la suite
Auparavant, dans mon pays, je lui avait dit que je me ferais pour lui Chinoise, Hottentote ou n'importe quoi. Maintenant je ne peux plus ! Je resterai Américaine à jamais !
La prison est une blessure pour les corps, pour les esprits ; aucun texte ne lui fait injonction d'être le mouroir des espoirs.
Dieu a fait l'homme avant la femme pour lui permettre de placer quelques mots !
La vérité sera un jour la force. "Savoir, c'est pouvoir" est le plus beau mot qu'on ait dit .
Qui fait l'âne ne doit pas s'étonner si les autres lui montent dessus.
Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
La bizarrerie est une folie plus ou moins avancée, elle est presque toujours incurable, parce que de tels malades se croient toujours en bonne santé.
Un homme qui pense est un homme qui devient triste.
- Et que comptes-tu faire maintenant ? - La tuer, lui arracher la tête... Quelque chose de poétique quoi !
Un mauvais fils, laisse-le nager sans lui tendre la main.
Nous ne naissons pas libres et égaux comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça, tout le monde est content ; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un [...] â–º Lire la suite
On ne peut concevoir le ciel sans la terre, ni la terre sans le ciel. Peut-on concevoir un homme sans épouse, une femme sans mari ?
L'esprit ne peut pas vaincre la matière, car sitôt qu'il se trouve sollicité exagérément, il se révèle lui aussi fait de matière.
Ce que Dieu demande de nous, c'est un geste seulement, et c'est lui qui fera le reste.
La raison ne vient pas avec l'âge, elle est dans la tête.
Le patriotisme est votre conviction que ce pays est supérieur à tous les autres, parce que vous y êtes né.
Dès que la calomnie s'est logée quelque part, elle s'y fixe à jamais.
Tout au long de son internat ma mère répétait souvent il faut un an pour apprendre à tenir un bistouri et toute une vie pour apprendre à le lâcher, et elle avait raison.
- Qu'elle heure il est s'il vous plaît monsieur ? - Disons qu'il est l'heure que tu ôtes tes vêtements. - Vous vous gourez espèce de pourriture, c'est l'heure du jugement qui vient de sonner. Dans les 30 secondes qui suivent [...] â–º Lire la suite
Mieux vaut instruire son petit enfant que de lui amasser du bien.
La solitude me nourrit, sans elle je suis comme un autre privé de nourriture et d'eau. Chaque jour sans solitude m'affaiblit. Je ne tire pas de vanité de ma solitude ; mais j'en suis tributaire.