Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Dans les endroits connus, on respecte l'homme, et dans les endroits inconnus, on respecte son habit.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
Ou bien on vit avec quelqu'un, ou bien on le désire. On ne peut pas désirer ce qu'on a, c'est contre nature.
Rigidité : prouve que l'on est mort ou que l'on est en vie avec envie !
On a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
Qu'est-ce qui vous prend à tous ? On a beau se pencher sur le problème, et bon Dieu voilà prés d'un siècle qu'on s'y emploie, oui, pas moyen de progresser d'un iota. Voyons, tu as un bon foyer, ici, de [...] ► Lire la suite
C'est pas tous les jours qu'on rencontre une fille qui fait un strip-tease pour vous faire sortir de colle.
Le jour où l'on aura inventé la machine à remonter le temps, on pourra enfin cesser de chercher midi à quatorze heures.
Les voyages, ça sert surtout à embêter les autres une fois qu'on est revenu !
Le présent accouche, dit-on, de l'avenir.
C'est un préjugé de croire qu'on ne peut partager les préjugés que par préjugé.
Tenir un journal. Une manière comme une autre de récapituler, de savoir où on en est rendu. Ça aide des fois à trouver la solution plus vite.
Peut-on vivre, aimer, sans être un tout petit peu regardé ? Le paradis c'est les autres.
L'expérience, c'est le résultat des bêtises qu'on a faites de bonne volonté...
La pire injustice qu'on peut faire aux gens, c'est de les prendre pour des anges.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
Illusions : affecter d'en avoir eu beaucoup. Se plaindre de ce qu'on les a perdues.
Ne jamais négliger une information qu'on vous donne, même si sur le moment elle vous paraît sans importance, toutes les clefs ont leur serrure, il suffit d'attendre.
Nini la chance, on m'a toujours appelée comme ça. Ma veine à moi, c'est de prendre la vie comme elle va... La vie est belle quand on y croit comme moi.
On ne peut pas se dérober, quand il s'agit de servir son pays.
Quand je suis triste, je pense à toi, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à toi, comme en plein soleil on pense à l'ombre.
Être sage, c'est quand on se trouve devant une montagne voir cette montagne, et rien d'autre. Une vie, en principe, n'y suffit pas.
On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n'aime guère - quoi qu'on dise - que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
C'est le tic-tac d'une pendule qui fait apprécier le silence. Sans ce tic-tac on est un sourd.
Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration, et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée.
Lorsqu'on attend après son voisin pour dîner, on dîne bien tard.
On n'est jamais trop pressé. Le temps, ça ne se gaspille pas.
On peut survivre à la balle qui vous pénètre dans les pieds, jamais à celle qui vous frappe dans le coeur.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Comme on serait meilleur, sans la crainte d'être dupe !
En occupant les autres de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
La littérature, drôle de métier : moins on en fait et mieux il faut faire.
Le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c'est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses.
Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
Ce qui est beau, c'est ce qu'on aime.
Plus on va loin, moins on apprend.
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s'agit de savoir ce qu'on veut. Or on ne veut rien d'autre que l'Eternité.
Ce qu'on dit être nouveau en ce monde, c'est l'histoire qu'on ignore.
On ne devrait assembler les hommes qu'à l'église ou sous les armes ; parce que là, ils ne délibèrent point, ils écoutent et obéissent.
Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous ?
On ne perd pas si facilement une longue habitude surtout lorsqu'elle est vicieuse.
Manne qui passe, on la ramasse.
Ce qu'on fait sur scène est intransmissible. Les chanteurs n'ont pas d'héritiers.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au dessus de nos têtes.