C'est bien de se prendre une petite claque aux fesses quand on a été un sale gosse gâté.
J'aimerai croire qu'il suffit d'un regard pour savoir qu'on s'aime encore, qu'on s'est trop aimés pour ne plus s'aimer. Tout passe avec le temps, tout. Mais ce qu'il reste, ce qui perdure par un grand mystère... C'est la vie, oui, la vie.
Après tout, il y a un avantage à piller les écrits d'autrui : on n'est jamais forcé d'exiger de son travail plus qu'il ne vaut.
Quand on n'a que de la vanité, toute femme est utile ; aucune n'est nécessaire ; le succès flatteur est de conquérir, et non de conserver.
Elle est notre idole On en a le coeur plein Faut pas qu'on nous la vole Ou qu'on l'emmène au loin
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
On rejette toujours la faute sur le messager.
La sympathie, l'amitié, l'amour rendent vulnérables et nous encouragent à céder là où l'on eût pour soi résisté.
On meurt très rarement d'avoir perdu quelqu'un. Je crois qu'on meurt plus souvent de quelqu'un qu'on n'a pas eu.
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Il faut, au fond des coeurs, vous faire un héritage. Leur conquête n'est pas l'ouvrage d'un moment : On les gagne avec peine, on les perd aisément.
Une occasion manquée se retrouve, tandis qu'on ne revient jamais d'une démarche précipitée.
Le bac, c'est comme la lessive : on mouille, on sèche... et on repasse.
La femme qu'on épouse, on lui fait confiance pour l'intelligence comme pour tout le reste.
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
Il faut être heureux et y mettre du sien. Si l'on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c'est la tristesse qui entrera.
L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté.
Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort.
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
Au fond, le vrai critère pour connaître un niveau de vie, ce serait de mesurer le degré de vrai luxe auquel on a accès.
Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !
Tant pis pour le SudC'était pourtant bienOn aurait pu vivrePlus d'un million d'années...et toujours en été.
Eh quoi ! est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité ; [...] ► Lire la suite
On se saoule parce qu'on a soif ou parce qu'on est tous ensemble et qu'il faut se supporter, ou peut-être même, comme ça, sans raison.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Se sentir pas écouté fait qu'on parle.
On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.
On ne peut pas faire de grandes choses - rien que des petites avec un immense amour.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
L'horticulture, c'est simple : on l'apprend en cent leçons - une leçon par an.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
Tant qu'on ce vide les couilles, on s'en bat les couilles.
Je t'aime, tu m'aimes, on sème.
Prévoir consiste à projeter dans l'avenir ce qu'on a perçu dans le passé.
A vouloir supprimer tous les risques, c'est la vie elle-même qu'on réduit à rien.
La vérité réside dans la possibilité de considérer comme une métaphore ce que l'on avait l'habitude de prendre de façon concrète.
On a beau dire, une rupture, ça libère, mais ça déchire aussi, ne serait-ce que la routine.
Lorsque l'on veut convaincre, la bonne foi et l'imposture vont parfois ensemble.
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
C'est très beau un arbre dans un cimetière. On dirait un cercueil qui pousse...
Les mots ne sont que les mots, à peu près rien sans leur dessein que l'on confie au ton et qui transcende leur sens à jamais prisonnier des dictionnaires.
Quand vous entendez dire du mal du juif, tendez l'oreille, on parle de vous !
On voyait particulièrement sur la carte un fleuve, un grand fleuve puissant, qui ressemblait à un immense serpent déroulé, la tête dans la mer, le corps au repos, infléchi sur de vastes distances, la queue perdue au fond du pays.Remonter [...] ► Lire la suite
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
L'histoire, dit-on, est la mémoire de l'humanité : la politique se loge dans ses trous.
À force de ne jamais réfléchir, on a un bonheur stupide.
On peut aimer ou ne pas aimer une publicité ; on ne peut pas la réfuter.