On ne supporte le vice qu'en le fuyant.
Le ridicule est comme la mauvaise haleine : on ne le remarque toujours que chez le voisin.
Devant une flamme, dès qu'on rêve, ce que l'on perçoit n'est rien au regard de ce qu'on imagine.
Les étrangers qu'on préfère, c'est les étrangers de couleur, parce qu'on les repère de loin.
On peut très bien accepter son sort comme le cactus accepte la caillasse où il pousse.
On ne peut pas demander au théâtre d'être ce que la société n'est pas. On a le théâtre qu'on mérite.
À s'informer de tout, on ne sait jamais rien.
C'est seulement par la connaissance des gouffres que l'on peut atteindre la vérité et par l'exploration des marges et de la nuit que l'on peut atteindre au mythe.
C'est toujours le cheval qui tire la charrette que l'on fouette.
C'est dans le rapport à autrui que l'on prend conscience de soi ; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
On dit que l'erreur est humaine mais pas toutes, mes enfants, pas toutes...
La prison [...] ne doit pas être [...] un lieu de repos ou de retraite dont on prend congé quand on le souhaite.
On a toujours la possibilité de se défendre contre la haine, la médisance, la jalousie. On ne peut rien contre les bons sentiments. Ils paralysent les forces vives comme la glu colle les pattes des mouches trop aventureuses.
Les anges ont besoin qu'on leur suppose un corps. Non pour eux-mêmes, mais vis-à-vis de nous.
Le criquet tient dans le creux de la main, mais on l'entend dans toute la prairie.
Quand on a décidé de ne plus boire une goutte d'alcool, surprenant comme on a les idées claires. Malheureusement, on n'a presque plus la moindre idée.
Le tabac, c'est comme les femmes : quand on n'a jamais goûté à ça, on n'en a pas envie.
D'abord se prouver à soi-même qu'on est bien, aller au bout de ses forces, mais sans les dilapider ; ne jamais rêver : agir.
L'homme ne peut recevoir qu'une définition biologique. On ne peut expliquer l'homme ni par l'outil, ni par le langage, ni par l'organisation sociale.
Aller à la messe quand on est dépressif, c'est comme aller voter quand on est communiste, ça ne sert à rien.
Quand on plante un oignon sous un saule, on n'obtient pas forcément un saule pleureur.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Une quête ? - Je n'aime pas les quêtes. Il y a dans la corbeille qu'on tend quelque chose qui oblige, et qui est de ce fait... désobligeant. On vous tend une corbeille, on vous [...] ► Lire la suite
Wagner, si l'on peut s'exprimer avec un peu de la grandiloquence qui lui convient, fut un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore.
- Tu vas pas vraiment porter ça hein ? - Porter quoi ? - Le sac à main. Tu vas vraiment l'garder ou vous vous foutez tous de ma gueule ? - C'est là que j'mets mes affaires. On m'fait des tas de [...] ► Lire la suite
La pyramide reste et on la voit. Mais on oublie le pharaon.
Tant qu'on n'est pas propriétaire, on ne peut s'imaginer combien il est ignoble de porter atteinte à la propriété.
Ce qu'il y a de bien avec l'inflation, c'est que, quand on va au supermarché avec vingt dollars, on en ressort plus vite qu'il y a un an.
On atteint aisément une âme vivante à travers les crimes, les vices les plus tristes, mais la vulgarité est infranchissable.
C'est inutile de questionner, il faut accepter de savoir sans se souvenir, ou croire qu'on sait, savoir qu'on croit.
Une idée est fausse dès l'instant où l'on s'en contente.
Il y a un véritable agacement à essayer de trouver le mot précis pour les pensées que l'on a.
On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous.
La vraie liberté c'est de sortir de la prison du moi, car le moi est la plus grande des prisons. Après cette évasion, on ne pourra plus jamais vous emprisonner.
Les femmes permettent quelquefois qu'on trompe leur amour, jamais qu'on blesse leur amour-propre.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Ce qu'on appelle résignation n'est autre que du désespoir confirmé.
Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l'on considère l'homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère.
Croire à ses propres mensonges, c'est cela qu'on appelle la sincérité.
L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables.
Ce qu'on devrait choisir dans la femme d'un autre... ce n'est pas la femme... c'est l'autre !
L'être (au sens d'existence quotidienne, comme on dit) ne détermine pas la conscience, c'est la conscience - qui détermine l'être.
On écrit avec son intelligence et son inconscient.
Quand on tire, on raconte pas sa vie.
Si l'on savait, avant, qui l'on épouse, tout le monde serait célibataire !
Il y a beaucoup à apprendre des sots, à condition que ce soit soi-même qu'on étudie en eux.
L'honneur est comme l'oeil : on ne joue pas avec lui.
Il n'y a d'intérêt à vivre que si on se dévoue pour des choses qui vous dépassent. Ne se consacrer qu'à sa propre personne serait terriblement décevant.
On ne peut rester entre deux rives. Peu importe qu'on avance à pied, en cargo, en wagon scellé ou en pensée.
On a tous un jour ce qu'on mérite.
Trouver quelqu'un qu'on aime et qui nous aime, ces chances sont minuscules.