Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.
Ce qu'on appelle improprement l'"idée" de nature appartient donc, non au domaine des idées, mais au domaine du désir.
Le fil qui unit deux amis est tellement ténu qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
A mon époque, quand une fille refusait vos avances, on appelait ça un râteau, de nos jours on appelle ça un délit.
Pour n'avoir plus d'amis, il suffit d'une faute, et l'on compte deux fois quand l'on compte sans l'hôte.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
- C'est qui le père ?... Puisque je trouverais ça bizarre que ce soit Finn, vu que tu m'as dit que tu étais vierge quand on l'a fait. Et je sais très bien que vous n'avez pas couché ensemble. - Comment [...] ► Lire la suite
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
On se croit tous un peu plus immortels que les autres.
La route des enfers est facile à suivre ; on y va les yeux fermés.
On est heureux ou malheureux par une foule de choses qui ne paraissent pas, qu'on ne dit point et qu'on ne peut dire.
Qu'elles aiment ou non, toutes les femmes souhaitent qu'on les aime.
L'argent ne doit pas coûter plus cher que ce qu'on retire de lui.
Le Français se distingue des autres peuples en ce qu'il s'élève constamment au-dessus de lui-même, ce qui est un exploit stupéfiant si l'on considère qu'il est déjà très haut.
On devrait penser les cuisines comme le centre de la maison.
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
L'intelligence, on l'obtient du voisin comme du feu.
On ne peut pas être ministre et en campagne.
on m'a appris à ne pas traîner mes états d'âme.
Si on fait le compte de ce qu'un flic ne peut pas comprendre, ce serait l'addition la plus longue de monde.
J'adore les dates limites. J'aime le son qu'elles font lorsque on les dépasse à toute allure.
On n'est moins révolté du vice que choqué du ridicule.
De la vue naissent mille désirs ; c'est dans l'oeil, dit-on, que la gloutonnerie a son principe.
Quand on connaît un être à travers son oeuvre, on a l'impression qu'il vivra éternellement.
Ne jamais exagérer le mal qu'on peut faire aux autres. Leur laisser ce plaisir.
Plus on est jeune, plus on touche au mystère de la joie.
L'important dans la vie, ce n'est pas ce qu'on aime, c'est d'aimer.
Quand quelqu'un dit qu'il nous aime bien, on a envie qu'il comprenne tout.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.
S'étant agenouillée, elle aperçut au bout du couloir le jardin le plus adorable qu'on puisse imaginer.
Depuis le temps que je patientedans cette chambre noireJ'entends qu'on s'amuse et qu'on chanteAu bout du couloir;Quelqu'un a touché le verrouEt j'ai plongé vers le grand jourJ'ai vu les fanfares, les barrièresEt les gens autour.
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
Quand on marche seul, on marche plus vite, mais quand on marche avec quelqu'un, on marche plus loin.
L'excès n'est pas vraiment quelque chose que je considère comme une mauvaise chose ; surtout quand on parle de vivre.
Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Je veux qu'on retienne mes chansons. Pas toutes, mais quelques-unes. Car il y en a que je trouve moins importantes que d'autres...
C'est pathétique de condamner le cours des choses. On n'arrête pas le futur.
Quand on fait beaucoup d'embarras pour raconter ses affaires, c'est qu'elles ne méritent pas qu'on en parle.
A plaider contre un mendiant, on gagne des poux.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Botte - Souvent secrète au singulier ; au pluriel, on n'en fait plus guère mais on ne les en lèche pas moins.
L'entêtement, quand on raisonne mal, n'a pas par lui-même plus de force que rien.
Une fois que vous aurez fait la brèche, on charge et on va attaquer leurs réserves.
Qu'est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas de ce qu'on leur laisse.
Quand on ne sait pas qui on est, on est ravi qu'une dictature vous prenne en charge.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
J'ai appris ceci : ce n'est pas ce que l'on fait qui est mal, mais ce que l'on devient en conséquence.
Jusque-là, j'étais une intello. Mais une fois qu'on sait si bien faire la fille canon, on ne sait plus faire que ça.