La panique de Véran, l'accent qui s'éteint de Castex, c'est terrifiant, c'est morbide, c'est sordide. On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement ni rien.
Tout ce qu'on dit sur Hollywood et vrai: hypocrisie, connerie, duperie... ce n'est pas le genre d'endroit que je fréquente. Là-bas, si tu n'es pas un acteur qui rapporte de l'argent, tu n'existe pas.
On a dit que la guerre avait fait un trou dans le ciel, et que par ce trou dans le ciel, le soleil est passé et a brûlé tout ce qui existait. Tout et tout le monde.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
Si l'on connaît des riches bien pensants, on en voit rarement de bien-dépensants.
Le bonheur c'est aussi souvent de ne plus faire certaines choses qu'on croyait indispensables.
On fait tout avec de l'argent, excepté des hommes.
Les choses où l'on a volonté, plus elles sont défendues et plus elles sont désirées.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Malheureusement, il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
Si on veut pas connaître mon avis on a qu'à pas me le demander.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
Moi je me sens enfant de Pointe-Noire. C'est ici que j'ai appris à marcher, à parler. C'est ici que j'ai vu pour la première fois la pluie tomber, et on est originaire de l'endroit ou on a reçu les premières gouttes.
Pratiquement chaque être humain sur terre a une poule pondeuse qui travaille pour lui, puisqu'au total on en dénombre 5 milliards.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
On n'est pas homme si on n'est pas libre et pas libre si on ne jouit pas de sa liberté, si on ne s'en sert pas, pour décider, se constituer, puis lutter pour se garder et pour grandir.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
Quand la souffrance devient assez aiguë, on avance.
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
D'une manière générale, la génération qui est née en même temps que l'Apple 1, que l'on pourrait appeler "génération Apple 1", ne va pas très bien.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Ainsi dans toutes les affaires humaines on s'aperçoit, si on les examine de près, qu'il est impossible de supprimer un inconvénient sans qu'un autre n'apparaisse.
On se construit sur ce qu'on a vécu, en reproduisant ou en exorcisant.
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] ► Lire la suite
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
L'avenir paraît tellement plus léger dès qu'on refuse d'en faire cas !
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
Les invités sont comme les gâteaux, si on les garde trop longtemps, ils deviennent immangeables.
Depuis le temps que je patientedans cette chambre noireJ'entends qu'on s'amuse et qu'on chanteAu bout du couloir;Quelqu'un a touché le verrouEt j'ai plongé vers le grand jourJ'ai vu les fanfares, les barrièresEt les gens autour.
On ne tamise pas pour un sot.
On peut être certain que toute idée reçue, toute idée reçue, sera une idiotie parce qu'elle a su séduire le plus grand nombre.
C'est un chanteur, dont on ne dira pas le nom, qui sort de scène après avoir été sifflé copieusement et qui dit : « Ah, si on les écoutait on chanterait jamais ! »
À un général, on dit "mon général"À un colonel, on dit "mon colonel"À un adjudant, on dit "mon adjudant"À un deuxième classe, on dit "ta gueule", à condition d'être adjudant.
Lorsqu'on tortille trop le saule, tout pliant qu'il est, il finit par se casser.
Les gens on les aime tout de suite ou jamais.
On m'en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu'il me transporte dans mon enfance à Fiorito.
Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera : (Paix)
Je ne sais pas lire la musique, je ne joue d'aucun instrument, à part du piano à deux doigts pour composer mes morceaux.... Je suis la preuve vivante qu'on peut faire de la musique sans être musicien !
S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.