On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les avouer.
Moins on a de pouvoir, plus on aime à en user.
Le railleur n'aime pas qu'on le reprenne, avec les sages il ne va guère.
Grégoire ne sait pas souffrir comme on ne sait pas parler une langue étrangère. Seulement, il est plus facile d'apprendre le chinois que d'apprendre le métier de la douleur.
Tôt ou tard, quand il y a un crime à cacher, on parle trop.
Ceux qui ont gardé le plus longtemps leur virginité sont fort estimés de leur entourage ; ils pensent qu'on devient ainsi plus grand, plus fort, et plus musclé. C'est une des hontes les plus grandes parmi eux que de connaître la femme avant l'âge de vingt ans.
La pire des souffrances, c'est celle qu'on ne peut pas partager.
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
Vivre, c'est souvent lutter vers des buts qu'on n'a aucun désir d'atteindre.
L'avarice est un calcul dont on retrouve la racine à l'origine de maintes vertus.
On a divers sujets de mépriser la vie, mais on n'a jamais raison de mépriser la mort.
L'on ne joue qu'avec le feu.
Se noyer est une mort affreuse car on meurt à petit feu.
On s'habitue à ses infirmités, le plus difficile est d'y habituer les autres.
La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
Nos comtes, quand on les compte, ressemblent à des contes.
Il y a des femmes que l'on n'écoute que d'un oeil.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
On ne peut rien imaginer de valable sans expérience.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
On ne peut devenir maître d'une chose qu'on n'a pas étudiée.
Centime après centime, on obtient un dollar.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
On rencontre toujours un « mais » dans ce monde si imparfait.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
Dans l'homme aimé, il arrive plus ordinairement qu'on ne s'est épris que de l'amour.
En amour, on ne s'explique pas, on se fait comprendre.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
Certains gouvernements, quand ils envoient leurs légions d'un pôle à l'autre, parlent encore de la défense de leurs foyers ; on dirait qu'ils appellent leurs foyers tous les endroits où ils ont mis le feu.
On a peu d'estime pour soi-même quand on la refuse aux autres.
Attaquer quand on n'est pas sûr de vaincre, c'est de l'aventurisme.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
Elle était déjà là bien avantQue les camions ne viennent,Elle tournait comme une enfant,Une poupée derrière la scène.C'était facile de lui parler,On a échangé quelques mots,Je lui ai donné mon passePour qu'elle puisse entrer voir le show.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
Le travail est tel qu'on le fait, la loi est telle qu'on la lit.
Les objectifs individuels c'est bien mais si tu ne gagnes pas, tu n'apprécies qu'à moitié. Je veux gagner des titres, la Ligue des champions, le Championnat et la coupe (de France). Pour le moment on est sur le bon chemin, les grosses échéances vont arriver et c'est à cela qu'on doit se préparer.
On ne vous apprend pas à être actrice. Du moins, on ne vous apprend pas à être célèbre.
Lorsqu'on ose tenter le destin, il abandonne la plus haute étoile.
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.
- Une petite seconde, on m'apporte le déjeuner. Tu m'as mis des cookies là-dedans, j'espère ? - Bien sur que non voyons. - Pourquoi tu me punis ainsi ? - Parce que c'est mon devoir de veiller sur mon mari. Tout simplement. [...] ► Lire la suite