La France de tous les jours, on n'en parle plus, car elle n'est plus intéressante
Je dirais que l'on ne peut pas résoudre le problème du SIDA avec de l'argent, même si celui-ci est nécessaire. Mais si l'âme n'est pas impliquée, si les Africains n'apportent pas leur aide (en prenant leurs responsabilités), on ne peut pas en venir à bout en distribuant des préservatifs.
Quelquefois le remède du mal consiste à l'oublier, et l'on oublie le remède.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Les vers sont enfants de la lyre, Il faut les chanter, non les dire ; A peine aujourd'hui les lit-on.
On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu.
Ne pas employer ses défauts ne signifie pas qu'on ne les a pas.
Les seules académies vraiment vivantes sont celles où l'on meurt beaucoup.
N'est-on pas plus ce qu'on voudrait être que ce que l'on est ?
Comme ce serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
Les hommes ont l'avantage que l'on ne regarde pas leur poitrine quand on leur parle.
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne fait pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Si l'on veut prévenir les délits, il faut faire en sorte que les lois soient claires et simples, et que tous les membres de la nation unissent leurs forces pour les défendre, sans qu'aucun puisse travailler à les détruire.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi on employait tellement de blanc ! C'était la couleur du deuil et de la mort.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de le religion, les bordels.
La musique contemporaine est le prix ennuyeux auquel on achète au présent un visa pour le passé.
C'est toujours le problème quand on est dans la lune, on peut toujours en tomber sur le dos et se casser le nez.
Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pourraient-ils exercer des droits dont on n'a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers, et qui s'enrhument aisément ?
En matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut !
Fouiller dans un grenier, c'est toujours très beau, même si on y trouve des chaussettes sales.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Le problème avec la vie, c'est que l'on ne sait vraiment pas du tout ce qui se passe.
Les livres ont toujours plus d'esprit que les hommes qu'on rencontre.
On croit pardonner, et ce n'est que faiblesse.
C'est dans les contacts humains qu'on exerce notre liberté.
On ne peut s'enrichir si l'on dépend entièrement de la terre.
On ne saurait dire si c'était son goût de ce qui était rare qui lui avait donné celui de la justice, ou bien l'inverse.
Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c'était leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ?
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif.
C'était un pays charmantC'était un pays comme il fautElle dit, elle dit maintenantMaintenant on prendQuelques photos des mourantsAu lieu de leur donner de l'eauElle dit pas ça méchammentPour l'instant...
- Quand est-on une personne âgée?- Quand les regrets prennent la place des rêves.
En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
On ne saura jamais combien la timidité peut rendre vertueux, et niais.
Le secret de plaire dans les conversations est de ne pas trop expliquer les choses, les dire à demi, et les laisser un peu deviner ; c'est une marque de la bonne opinion qu'on a des autres, et rien ne flatte tant leur amour-propre.
De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n'en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse.
Plus le pouvoir est dispersé, moins on peut en abuser.
La sexualité de l'enfant, c'est le leurre à travers lequel la famille solide, affective, substantielle et cellulaire, s'est constituée, et à l'abri duquel on a soutiré l'enfant à la famille.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux.
Plus on enseigne la démocratie au peuple, plus il se sent faible, semble-t'il, et il réclame un père fort pour le protéger.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
Puis, soudain, se plaçant devant moi, m'arrêtant presque, avec cette manière extraordinaire de m'appeler, comme on appellerait quelqu'un, de salle en salle, dans un château vide : "André ? André ?...Tu écriras un roman sur moi. Je t'assure. Ne dis [...] ► Lire la suite
La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit la laine, si bien qu'on s'y sent coincé et on ne peut plus lever les bras.
Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.
On n'efface pas la vérité, ni d'ailleurs le mensonge.
La vérité ne peut être écrasée, que si on parvient à l'étouffer avec le temps.
Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut éviter des découvertes.