Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
Paraphrasant Rimbaud, on peut alors admettre, non plus seulement comme lui, "Je est un autre", mais "Je suis une multitude".
Dans les milieux littéraires, quand on parle des poètes morts jeunes, ce sont les poètes morts vieux qui se mouchent.
Plus on est con, plus on a peur de passer pour un con.
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n'en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse.
Quand on ne donne pas, on reçoit mal...
Quand on n'a pas le bac, on fait acteur.
On ne saurait dire si c'était son goût de ce qui était rare qui lui avait donné celui de la justice, ou bien l'inverse.
Il y a aussi ceux qui disent : L'enfant handicapé est un cadeau du ciel. Et ils ne le disent pas pour rire. Ce sont rarement des gens qui ont des enfants handicapés. Quand on reçoit ce cadeau, on a envie de dire au Ciel : Oh ! fallait pas...
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] ► Lire la suite
Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi on employait tellement de blanc ! C'était la couleur du deuil et de la mort.
On ne vous apprend pas à être actrice. Du moins, on ne vous apprend pas à être célèbre.
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
On confond aujourd'hui le fait et le droit. Les faits deviennent normatifs. Si tout fait de culture est justifié par le simple fait qu'il existe, on pourrait dire alors que le crime et le viol sont justifiés puisqu'ils existent.
La vie n'est qu'un tissu d'à-peu-près, de décisions hâtives, de situations instables sur lesquelles on bâtit pourtant un mur en plâtre qu'un coup de poing peut traverser.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
La mort vient assez tôt sans qu'on aille la chercher.
Les livres ont toujours plus d'esprit que les hommes qu'on rencontre.
Tout ce qu'on perd, c'est remboursé par la liberté.
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Je rêve de musées comme des librairies où l'entrée serait libre, où l'on pourrait venir à n'importe quelle heure regarder une seule oeuvre, sans file d'attente, sans passe, sans flèches, et se dire « je reviendrai demain ».
C'était un pays charmantC'était un pays comme il fautElle dit, elle dit maintenantMaintenant on prendQuelques photos des mourantsAu lieu de leur donner de l'eauElle dit pas ça méchammentPour l'instant...
Il n'est pas possible d'aimer sans devenir prisonnier de celle qu'on aime.
La pire des souffrances, c'est celle qu'on ne peut pas partager.
Lorsqu'on tortille trop le saule, tout pliant qu'il est, il finit par se casser.
N'est-ce pas une chose remarquable que plus un objet est simple, moins on puisse le définir ?
La gloire et la renommée sont douces, surtout de loin, quand on en rêve ; dès qu'on les possède, on n'en sent plus que les épines.
On ne peut être patriote en ayant l'estomac vide.
Une fois qu'on a donné son opinion, il serait logique qu'on ne l'ait plus.
On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres.
Il n'y a point d'éloges qu'on ne donne à la prudence. Cependant elle ne saurait nous assurer du moindre événement.
Par communisme, on n'entendait plus la construction par un effort d'imagination, d'un idéal social aussi parfait que possible, mais la compréhension de la nature, des conditions et des buts généraux adéquats de la lutte menée par le prolétariat.
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
Au bout du petit matin, l'incendie contenu du morne, comme un sanglot que l'on a bâillonné au bord de son éclatement sanguinaire, en quête d'une ignition qui se dérobe et se méconnaît.
C'est totalement dingue de se dire qu'on livre toutes nos informations personnelles à ces entreprises, et que ces entreprises sont devenues pour l'essentiel une police secrète privatisée.
On ne peut devenir maître d'une chose qu'on n'a pas étudiée.
En matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut !
Quand on est jeune, on a de la sève.
C'est souvent quand le rideau tombe qu'on commence à se poser les vrais questions sur la personne qu'on aimerait être sur celle qu'on aurait pu être ou sur celle que nous voudrions être.
Mais l'inconnu est «l'homme des foules» et il est vain de le suivre, car il restera toujours un anonyme, et l'on n'apprendra jamais rien sur lui.
On ne saura jamais combien la timidité peut rendre vertueux, et niais.
En toute chose on est plus ardent à la poursuite qu'à la jouissance.
Plus le pouvoir est dispersé, moins on peut en abuser.
Il est facile d'aimer une république dont on est le président.
On ne peut s'enrichir si l'on dépend entièrement de la terre.
On gouverne avec le cerveau et avec les fesses, jamais avec les poings.
Les hommes ont l'avantage que l'on ne regarde pas leur poitrine quand on leur parle.
On parle toujours du chagrin de ceux qui restent mais as-tu déjà songé à celui de ceux qui partent ?