On se fait une idée précise de l'ordre, mais non pas du désordre.
Souvenez-vous de la conduite de votre père, c'est le plus bel exemple qu'on puisse suivre.
Se marier dans sa jeunesse, c'est comme faire l'acquisition d'un poêle en plein été ; ce n'est qu'en hiver qu'on sait s'il chauffe ou s'il fume.
C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais.
L'espoir, une des rares choses que l'on entretienne à peu de frais - souvent même pour rien.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Il est bon qu'il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on serait désespéré de quitter la vie.
Qui veut trop est plus riche qu'on ne pense.
On promet beaucoup pour se dispenser de donner peu.
Le FN qui se dit anti-système, ne s'emmerde pas du tout, se protège avec les lois du système, l'immunité parlementaire, pour ne pas se rendre aux convocations policières [...] Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure qu'en disant la vérité.
Dans le fond des tiroirs y'a des chansons qui dorment,Et des mots que jamais on n'a dits à personne,Qui auraient pu changer le cours d'une existence,Mais qui ont préféré rester dans le silence.
Mais il te faudrait une chemise propre. On pourrait planter des navets dans le col de celle-ci.
On peut changer d'amant, mais non changer d'époux.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
On est héros par volonté, on est génial par grâce. L'héroïsme, vous le décidez, le génie vous est donné. L'héroïsme, c'est vous. Le génie, c'est la Nature qui a décidé pour vous.
Être aimé est très différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
A la trogne connaît-on l'ivrogne ?
Tout a un sens, pour peu qu'on ait un but.
On m'a vu dans le VercorsSauter à l'élastiqueVoleur d'amphoresAu fond des criquesJ'ai fait la cour à des murènesJ'ai fait l'amour.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
On ne peut corriger les hommes qu'en les faisant voir tels qu'ils sont.
Autrefois, on faisait des disques qui marchaient très fort et qui passaient beaucoup à la radio. Et puis on allait faire des salles, à Montpellier ou ailleurs, et il n'y avait personne. Maintenant, c'est le contraire.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
L'amour refuse les baisers qu'il veut qu'on lui ravisse.
Ce désert est fermé par des rochers de grès crayeux absolument nus. Quand on se rapproche de ces masses arénacées, on découvre...
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
Les buffets de gare sont des endroits où l'on sert à des voyageurs qui passent des aliments qui, eux, ne passent pas.
Quand on règne par l'opinion, a-t-on besoin d'un autre empire ?
Mais les dangers n'acquièrent une valeur que lorsqu'on a appris à les affronter.
On se connaissait à la voix plus qu'à la figure.
Quand on est dans un domaine comme l'écriture de spectacle, le luxe c'est jamais bon. On ne trouve pas les bonnes idées dans le luxe, on les trouve dans les contraintes.
Si l'on savait ce que coûtent les bonheurs de la vie, personne ne voudrait les acheter.
On m'a reproché de conduire, par vanité, d'immenses voitures. Si vous connaissez une petite voiture dans laquelle on se sente aussi bien protégé, aussi confortable que dans une grande, téléphonez-moi.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire.
Je ne songe pas à nier que l'on peut opposer à la théorie de la descendance, modifiée par la variation et par la sélection naturelle, de nombreuses et sérieuses objections que j'ai cherché à exposer dans toute leur force.
Quand on est un artiste, on capte certaines choses qui sont dans l'air. Vous le ressentez simplement. Ce n'est pas comme si on s'asseyait et qu'on se disait : "Que puis-je faire pour tout chambouler ?" Vous avez des idées, et puis les idées alimentent une histoire, et l'histoire prend forme.