On ne peut pas être préparé à quelque chose en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
La civilisation implique qu'on se souvienne des morts, mais il faut laisser chacun construire avec eux son propre rapport.
- Attend, on a pas eu des dizaines de conversations sur le fait qu'on avait toutes les deux le coeur brisé d'avoir perdu Toby et Ezra ?! - Je sais... - Il faudrait vraiment te décerner l'oscar de la meilleure actrice.
Je fais tout pour sauver ce qu'on a.
On comptait. Même si ce n'était que les uns pour les autres.
Le monde est bien plus passionnant quand on ne voit pas seulement de lui ce qu'il daigne nous montrer, mais aussi ce qu'il nous cache.
L'enfer c'est de s'apercevoir qu'on n'existe pas et de ne pas y consentir.
On a honte d'obéir au roi parce qu'il est le roi - alors on lui obéit parce qu'il est intelligent.
Il n'y a pas deux temps pareils de solitude car on n'est jamais seul de la même façon.
Celui à qui on pardonne peu, aime peu.
Dans les dîners en ville, on parle à bâtons rompus. Sur le dos des autres.
Il ne faut vouloir que ce qu'on peut, et tout ce qu'on peut il faut le vouloir.
Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l'on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres.
On est sur terre pour imaginer le monde et quand on aime, on le transforme.
Les prières viennent plus facilement quand on est entre quatre murs.
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.
Il ne faut jamais s'attaquer à ceux qu'on n'est pas sûr d'achever.
On devient ce que l'on crée.
Pourquoi confie-t-on toujours ce que l'on porte de plus intime à des inconnus ?
On déteste les contes de fées des autres.
Quand on a reçu un don, on a des obligations. Souviens-toi de la parabole des talents dans l'Évangile. Tu imagines la tête du père de Mozart si, à vingt ans, Wolfgang lui avait dit « J'arrête la musique, je voudrais être footballeur » ?
Dans la vie on doit souvent freiner.
On apprend aussi longtemps qu'on vit.
Je rêve de grandes choses. Je travaille pour les petites choses. Si vous rêvez, vous pourriez aussi bien rêver grand. Une grande partie de cela venait de ma mère. Elle était catégorique sur l'éthique du travail - sur la façon dont on ne peut pas simplement rêver de choses.
On est maître de la vie des autres quand on ne compte plus pour rien la sienne.
On veut toujours avoir plus qu'on ne possède : mais la disette a perdu bien moins de gens que la satiété.
Moi j'aime la province évincée par le système, On y trouve le vrai, le beau, les relations humaines.
On dit que les Corses sont paresseux ; c'est pas vrai... Ils sont vite abattus, c'est tout !
En démocratie, on a le droit d'avoir tort.
L'idée de Dieu aura fait de l'usage ! On ne voit pas par quoi la remplacer. Pourquoi alors l'homme ne ferait-il pas tout pour la garder, pour s'y cramponner ? De toute façon il ne trouvera pas mieux.
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
On ne peut pas se tromper tout le temps.
Ce qu'il y a de plus grand dans les religions, c'est le mal qu'on inflige aux autres pour le bien de leur salut. C'est une grandeur qui marche sur des faiblesses.
A combien peut-on estimer un être qu'on juge estimable ?
Un instrument qu'on ne remplace pas et qu'on ne perfectionne guère : c'est la charrue.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Plus on avance, plus il nous faut d'espaceÀ force de manquer d'airIl nous faut le paradis pour oublierl'enfer. Laissez passer,Laissez passer les rêves.
Alors on songe aux grandes villes disparues de la scène du monde : Tyr et Babylone, Thèbes et Sparte, Carthage et Troie. Et cela parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et aux casse-cou, aura cessé d'être française pour devenir républicaine.
La bêtise tue plus que le sida, et pourtant, au lieu de chercher un vaccin, on en distribue des doses
La parole est une chose qui vaut si peu qu'on la donne.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
Pour s'établir dans le monde on fait tout ce que l'on peut pour y paraître établi.
Combien fécond le plus petit domaine, quand on sait bien le cultiver.
On ne choisit pas plus son esprit que son visage. On ne s'attache pas moins à l'un qu'à l'autre.
Jamais il n'a été aussi facile de gouverner qu'aujourd'hui. Autrefois, il fallait chercher avec finesse par quelle monnaie on devait marchander les gens ; aujourd'hui tout le monde veut de l'argent.
Il est facile d'aimer une république dont on est le président.
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
Je ne blâme pas que l'on soit de son pays, mais avant tout il faut être de l'humanité.