Que peut-on m'ordonner que mon bras n'accomplisse ?
En multipliant les chaînes sans "business model", on multiplie les désastres économiques.
On écoute aussi avec les yeux. Peu de musiques ont marqué sans visage.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
La vie se montre cruelle envers les femmes ! Elles doivent se débrouiller de leur mieux, tant qu'elles sont jeunes. Lorsqu'elles vieillissent et deviennent laides, on les délaisse.
La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires. Il y pousse des impôts.
Dans le champ amoureux, les blessures les plus vives viennent davantage de ce que l'on voit que de ce que l'on sait.
Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie.
La vie se décide au moment où on se demande : est-ce que ce sont les adultes qui sont cons ou est-ce moi ?
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
C'est toujours lorsqu'on a perdu quelque chose que l'on a du mal à le retrouver... et réciproquement...
On ne refera pas la France par les élites, on la refera par la base.
L'immoralité, c'est la révolte contre un état de choses dont on voit la duperie.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
La vie, on est toujours à pester contre elle et quand elle nous quitte, on râle.
On prête toujours à l'ennemi les vertus qui manquent à l'allié...
Le coeur et l'estomac communiquent ; on réconforte celui-là en comblant celui-ci.
Quand on est soi-même en enfer, cela peut soulager de faire des excursions dans l'enfer des autres.
Quand on a affaire à la justice, il faut s'armer de patience.
Quand on se trouve en face d'une difficulté, on en tire le meilleur parti possible.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Pour "arriver", en littérature, une seule recette : dire très haut qu'on a du génie. Ça marche. Vous le répétez inlassablement et, à la fin, on vous croit.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
On vit le plus souvent dans le gris ou on s'en étonne de moins en moins.
S'applaudir, c'est se rappeler qu'on existe en dehors du moule, en dehors d'un collectif en putréfaction.
Je ne suis pas un profond jurisconsulte, mais je crois véritablement que si le gouvernement était renfermé dans les limites dont je parle, et que toute la force de son intelligence, de sa capacité fût dirigée sur ce point-là : [...] ► Lire la suite
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Mais j'ai toujours aimé les chemins de traverse, les petites ruelles sombres derrière la route principale - là-bas, on trouve des aventures et des surprises, et du métal précieux dans la terre.
"Le mot "con" mérite de considérer au préalable son caractère machiste : la sublime ouverture du sexe féminin est ravalée à un organe stupide. On ne dit pas : "c'est une pinnerie"...
Le travail associatif peut devenir professionnel, si on y met du sien bien sûr.
On se deteste tellement qu'on fait l'amour.
Ça fait deux semaines qu'on ne s'est pas vu. Tu n'imagines pas dans quel état je suis. Tu risques d'être surpris !
Si on veut savoir ce que je fais, on me rencontre, je suis là
Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un oeuf sur ton front, si on le voulait.
On a remarqué que les éléphants buvaient plus que les autres animaux. Dotés d'une grande mémoire, ils doivent boire pour oublier.
Les larmes deviennent une chose si rare qu'on ne peut les donner à la première venue.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus. Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
S'il était un chien, on dirait qu'il obéit au doigt et à l'oeil. Mais parce qu'il est un homme, on dit que c'est l'expérience.
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Dans la vie, quand on pense le dernier acte arrivé, on s'aperçoit souvent que la pièce ne se comprend pas sans son épilogue.
Dans une dictature, le passé et le présent sont des frères siamois qu'il vaut mieux ne pas séparer si on veut maintenir l'ordre au dehors et l'harmonie au dedans.
C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout.