Les marins croient en Dieu. Quand on est tout seul en mer, c'est bien plus facile de croire.
La réalité n'a pas besoin de prouver qu'elle existe. Quand on l'oublie, elle se contente de faire mal.
On court après le bonheur, et l'on oublie d'être heureux.
A l'âge où le coeur est riche, on n'a pas les lèvres avares.
Dieu, autrefois moins vivant qu'on ne l'a cru, est aujourd'hui moins mort qu'on ne le dit.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
On ne saurait séparer arbitrairement les deux aspirations fondamentales de l'âme juive : nationalisme et universalisme.
Avec les Anglaises, il ne faut jamais discuter. On a toujours tort. Surtout lorsqu'on a raison parce qu'alors on a tort d'avoir raison.
C'est sur la figure que l'on porte aujourd'hui l'uniforme.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
On n'aime pas une femme pour ce qu'elle dit ; on aime ce qu'elle dit parce qu'on l'aime.
Le soleil, si éclatant qu'on ne le voit pas.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Si on n'a personne pour nous contredire, on finit par croire avoir toujours raison, et on commence à avoir tort !
Qu'est-ce qu'un traitre ? Quelqu'un qui, de façon trop courtoise, vous fait quotidiennement la cour et que 'on s'obstine à ne pas écouter, les yeux ouverts.
Je ne suis pas sûr que les années 1950 étaient particulièrement propices aux Noirs, je crains qu'à l'époque on ne m'ait pas offert la chance de pouvoir piloter.
L'Univers est plus étrange qu'on ne l'imagine !
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l'âge suivant.
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.
On trouvera encore des diplomates qui mentiront plus et mieux que certaines femmes, mais on n'en trouvera pas un seul qui sache mentir plus vite.
Pour les femmes, le meilleur argument qu'elles puissent invoquer en leur faveur, c'est qu'on ne peut pas s'en passer.
On peut discuter des opinions, mais les convictions ne sont guéries qu'à coups de fusils.
Grâce à la télévision, on finit toujours par apprendre des vérités, mais il faut être patient et quelque peu noctambule.
Dommage qu'on ne puisse trouver le bonheur sur la route qui mène à lui.
Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant.
Ce qui fait un bon manager c'est la prise de décision. On peut utiliser les ordinateurs les plus fous pour étudier les chiffres mais en final il faudra faire un planning et passer à l'action.
On dirait que la vie est faite pour être mille fois recommencée.
Le signe qu'on vieillit, c'est quand on a de plus en plus besoin de la confiance des autres.
Que c'est intéressant la guerre ! On peut être fier de la civilisation !
On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
Parmi les plus grands traîtres de l'histoire, on pourrait mentionner la météo.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Si on aime vraiment quelqu'un et si on se soucie de lui, on peut survivre de nombreuses difficultés.
Il y a plus de fleursPour maman dans mon coeurQue dans le monde entierPlus de merles rieursPour maman dans mon coeurQue dans tous les vergersEt bien plus de baisersPour maman dans mon coeurQu'on en pourrait donner.
Le souvenir est l'espérance renversée. On regarde le fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour.
En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.
On devrait pouvoir ouvrir des écoles pour professeurs inadaptés.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.
Le chien qui n'a plus de crocs se contente de lécher l'os qu'on lui jette.
On a beau détester la hyène, il faut reconnaître qu'elle court vite.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
A celle qu'on voit apparaîtreUne seconde à sa fenêtreEt qui, preste, s'évanouit,Mais dont la svelte silhouetteEst si gracieuse et fluetteQu'on en demeure épanoui.
On cherche à se changer car on pense que c'est plus facile que de s'accepter.
L'étreinte de la mort est comme la morsure d'un amant, qui fait mal et qu'on désire.