La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".
Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, Que d'avoir toujours peur de la mer importune ? Par la bonne fortune on se trouve abusé, Par la fortune adverse on devient plus rusé.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
En vieillissant, on apprend à troquer ses terreurs contre ses ricanements.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.
Si on n'avait pas ce qui est rude, comment saurait-on ce qui est doux ?
Est-ce que ce n'est pas incroyable de rencontrer quelqu'un et de se dire : avec cette personne, je suis bien ? J'aime être avec toi parce que je ne m'ennuie jamais. Même quand on ne se parle pas, même quand on ne se touche pas....
On l'a cloué,Et sa misère,Sur un mur blanc au grand soleil,Un clou au coeur,Et pour l'exemple,Il a saigné sur le soleil.
Lorsqu'on peut prouver une chose par des faits, tout ce qu'on en peut dire est superflu.
On a couru et on a plongé sur ce tapis moelleux avant de s'embrasser langoureusement. C'était comme dans un rêve. Ce baiser était si intense et profond qu'il a allumé en moi un feu ardent.
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
On n'oublie jamais une femme qui a été votre femme.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù l'air reste si pur qu'on se baigne dedansA jouer avec le ventComme dans mes rêves d'enfantComme, comme, comme avant.
L'intelligence, on l'obtient du voisin comme du feu.
On a jamais assez des bonnes choses.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Ceux qui parlent sont payés de l'applaudissement qu'on donne à ce qu'ils disent ; et ceux qui écoutent, du profit qu'ils en reçoivent.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
De quelqu'un qui ne pense qu'au présent on pourrait dire : "Il n'a pas inventé l'immortalité de l'âme."
On prend son mal où on le trouve.
Quand on peut dire que le but lui-même a atteint son but ?
Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.
Ces gaffes qui sont accueillies par un de ces silences que l'on peut qualifier d'assourdissant...
Les mots qu'on dit comptent si peu, quand le corps entier et l'âme les contredisent.
On se tait pour de grandes raisons : on n'agit que pour de petites.
On ne peut pas trahir une confiance qu'on t'a pas donné.
Il ne peut y avoir d'amitié qui ne soit une vraie amitié, mais il faut dire qu'on n'a pas tant d'amis que ça dans l'espace d'une vie.
Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n'est efficace que si elle s'appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Il fut beau, dit-on. À quelle époque ? justes cieux ! car on lui donnerait bien cent ans.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse !
Il ne faut pas chercher le bonheur absolu, il vaux mieux se contenter de petit bonheur en petit bonheur, qui feront au final un grand bonheur. Et qui seront au final mieux que si on avait chercher le bonheur absolu lui-même.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
D'abord, peut-on aimer à vingt ans ? Bien sûr qu'on peut aimer, mais à condition d'avoir lu La Princesse de Clèves, La Chartreuse de Parme, Le Lys dans la vallée ou Anna Karenine, d'avoir été formé, éduqué, habitué ou conditionné à l'amour.
Rien ne sert de courir On part toujours à temps.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Football : Opium de l'électeur. On se shoote comme on peut.
Les passions s'étiolent quand on les dépayse.
La démesure en mûrissant produit l'épi de l'erreur et la moisson qu'on en lève n'est faite que de larmes.
Avec une bonne langue, on va loin.
On ne connaît plus parmi nous l'amitié qui naît des droits de l'hospitalité.
Il y a des jours où je me dis: "On arrête tout."
On ne chasse pas les idées fausses avec un bâton.
La patrie est là où l'on nous aime.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
Il n'y a que deux sortes de femmes, celles qu'on compromet et celles qui vous compromettent.