Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
A notre époque où on parle tant de communication, la vraie communication est poétique.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
On n'a jamais trouvé un artiste pendu devant une rose.
Est-on sage, Est-on sage, Dans le bel âge De n'aimer pas?
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
Si on n'a personne pour nous contredire, on finit par croire avoir toujours raison, et on commence à avoir tort !
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Gardez votre sens de l'humour. Comme le disait le général Joe Stillwell : « Plus un singe monte haut, plus on voit son derrière ».
Nous vivons aujourd'hui une crise aiguë des langues. Jadis tenues pour trésors, elles tombent en mésestime, chacun saccage la sienne, comme on a fait de la terre.
- Mais enfin pourquoi tu ne leur dis pas ? - Toi la ferme ! - Dis leur pourquoi on est là ! - Tu m'avais promis que tu dirais rien ! - Dis pourquoi tu l'as attaqué Anna ! Et vous tous vous êtes [...] ► Lire la suite
Les gens difficiles à aimer représentent un défi, et c'est ce défi qui les rend plus faciles à aimer. On y est poussé.
"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
On prouve tout ce qu'on veut ; la vraie difficulté est de savoir ce qu'on veut prouver.
On peut parce que l'on croit pouvoir.
Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
Il faut avoir des enfants à qui donner une vie ; autrement, pourquoi est-ce qu'on vit ?
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
On n'enferme pas l'intelligence, on s'y abandonne, grande main salvatrice que nous tend l'infini.
Quand on a été ministre ou fille publique, ne fût-ce qu'un jour, on a droit au titre toute sa vie.
On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
On ne peut bâtir sur du sable.
On ne peut convaincre un homme qui dort.
On est libre sans espérance, et l'espérance est esclave.
Selon la manière dont on le présente, le passé de n'importe lequel d'entre nous peut aussi bien devenir la biographie d'un chef d'Etat bien-aimé que la biographie d'un criminel.
Le temps n'est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.
On peut le regretter ou s'en féliciter, mais la mère humaine n'a plus qu'un lien fort lointain avec sa cousine primate.
Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose :Les yeux en le voyant saisiront mieux la chose ;Mais il est des objets que l'art judicieuxDoit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
Il y a deux choses auxquelles il faut s'habituer ou on trouvera la vie insupportable : les méfaits du temps et les injustices des hommes.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux.
Céder aux exigences d'un tiran ça fonctionne jamais. Même si vous leur donnez ce qu'ils demandent c'est jamais suffisant. La seule solution c'est de le combattre. Même si on doit en payer le prix.
- ... Une belle voix d'bariton ! - Une voix d'quoi ? - De bariton, c'est pas une insulte, c'est quand on chante avec une voix grave.
Quand on vieillit, les colères deviennent des tristesses.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
On ne monte pas au ciel sans traverser des nuées.
On trouve le temps long sous la terre.
Pourquoi voir le vicaire quand on peut voir le pape ?
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
On découvre aisément en Dieu des signes graves d'anthropomorphisme.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Pour courir, on n'a souvent besoin que d'un but.