C'est ça la perspective du lycée : on ne monte pas pour aller en haut, on monte pour rester en bas.
La haine est certainement le plus durable des plaisirs : on se presse d'aimer, on se déteste à loisir.
On combat les idées nuisibles par d'autres idées. On combat le mensonge par la vérité.
On peut violer les lois sans enlever la culotte.
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
L'amitié fait deviner des choses dont on ne parle pas.
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s'occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoîrait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance.
La police a du bon. C'est une profession libérale. On peut y faire son chemin, à condition d'exécuter les ordres du gouvernement et de laisser l'eau de vaisselle aux politiciens.
Même en mourant on garde ses préjugés.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
On est jaloux en admiration comme en amour.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
L'amour est un grand maître, ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux.
Tu sais ce que c'est un partisan ? C'est un partisan de la vie. On est le parti de la vie contre le parti de la mort. Et Olga c'est ma vie. Et Dolores c'est ma vie. N'oublie jamais ça Pétra : on tue des hommes, mais on est du coté de la vie.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
Le sexe est la chose centrale. Tout tourne autour : les fringues, les cheveux courts, être bien foutu, le matos, les trucs qu'on prend, l'alcool qu'on boit, les trucs qu'on lit, le trucs qu'on bouffe.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
Parole d'homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n'arrêtent pas de demander.
Ce qu'on donne à l'amour est à jamais perdu.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent.
Quand un vrai génie paraît dans le monde, on le distingue à cette marque : tous les sots se soulèvent contre lui.
Celui qui a vécu sans qu'on s'en aperçoive, s'il meurt, on ne s'en apercevra pas.
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil.
On ne fait pas d'élection avec des prières.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
Le lit est encore le lieu le plus pratique quand on tient à perpétuer le genre humain.
Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts.
Le sommeil est le seul ami qui ne vient pas quand on l'appelle.
On ne peut pas décrire le rouge enfer des amours enfantines
On prouve tout ce qu'on veut ; la vraie difficulté est de savoir ce qu'on veut prouver.
On peut avoir du génie et être un imbécile. Le contraire est impossible.
Le problème, c'est que si l'on ne prend pas de risque, on risque encore davantage.
Les grandes choses sont souvent plus faciles qu'on ne pense.
Ce n'est rien que de prouver l'existence de Dieu. Il reste à le rendre réel. Et Dieu ne sera réel qu'autant qu'on aura montré en lui le principe de l'homme.
C'est un très grand talent que de vendre des livres quand on n'a pas de talent.
Le coeur et l'estomac communiquent ; on réconforte celui-là en comblant celui-ci.
Il y a des sentiments qu'on ne peut exprimer avec des mots.
Quand on ne ressemble pas aux autres, on ne leur plaît pas.
On ne discute pas avec un visionnaire.
Mariée à un coq, on suit le coq, mariée à un chien, on suit le chien.
Il faut souvent changer de parti si l'on veut conserver les mêmes opinions.
Trois jours après notre décès, nos cheveux et nos ongles continuent de pousser, mais on ne peut plus répondre au téléphone.
Rien d'assommant comme de s'entendre : on n'a plus rien à se dire.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
La femme que l'on a aimée résume-t-elle toute notre conception de l'amour ?