Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
Le ridicule n'existe pas, on crée le ridicule.
Je fais partie de ces gens qu'on adore détester. Je n'en veux pas aux gens, c'est génétique.
- Quelle petite fille odieuse ! - Insupportable ! - Tu ne sais même pas de quoi on parle. - De libellules ?
Ne soyez pas si pressée de croire tout ce qu'on vous raconte.
Si on criait sur la place publique les fautes de tout le monde, on ne pourrait plus fréquenter personne !
Où l'on est bien, là est la patrie.
On juge un homme aux factures qu'il reçoit.
S'il est une chose certaine sur terre, s'il est une chose que l'histoire nous a apprise, c'est qu'on peut tuer n'importe qui.
En fumant, vous abrégez votre vie, me dit-on. Je fume depuis l'âge de dix-huit ans, j'en ai soixante-cinq, si je n'avais pas fumé, j'en aurais soixante-dix. Je serais bien avancé !
Mourir en beauté, c'est un luxe qu'on ne peut vraiment plus se permettre à partir d'un certain âge.
Il faut avoir des enfants à qui donner une vie ; autrement, pourquoi est-ce qu'on vit ?
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
On ne vit pas longtemps. Il faut vivre bien...
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents.
Certains ont grand appétit : si on leur donne à téter, ils boivent le lait puis dévorent le sein.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
Plus on pense, plus on ressent l'immensité sans espoir de l'ignorance de l'homme.
On m'a demandé si cela m'intéressait de jouer pour la Belgique et j'ai répondu positivement, sans trop réfléchir. Je ne l'ai jamais regretté...
Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
On court le risque du dégoût quand on voit comment se préparent l'administration, la justice et la cuisine.
Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment.
On ne donne rien si libéralement que ses conseils.
Rien de plus facile que d'effrayer un spectateur. On peut littéralement l'affoler, car la plupart des gens ont dans quelque partie de leur être une peur toute prête à éclore.
Le premier signe de l'ignorance, c'est de présumer que l'on sait.
En France, nous avons nos réserves d'imbéciles comme les réserves de Peaux-Rouges en Amérique : ce sont les intellectuels. On est sûr de ne jamais en manquer.
Les chats semblent avoir pour principe que ça ne peut pas faire de mal de demander ce qu'on veut.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Ainsi que par César, on jure par sa mère.
A la périphérie, tout se ressemble. C'est très loin, au bout de chaque inquiétude, qu'on rencontre la clarté.
Il n'y a pas de doute : après un certain âge, on a trop de peau !
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
A notre époque où on parle tant de communication, la vraie communication est poétique.
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
Le siècle est fou. Fou de lâchetés, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle "crise de civilisation" n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
Le polyamour ça consiste à coucher avec qui on veut sans se soucier de ce qu'en pense la fille de la veille.
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
On peut pardonner à son assassin, mais souffrir une humiliation, jamais !
Sidonie a plus d'un amant,Qu'on le lui reproche ou l'en loue,Elle s'en moque également.