Il ne faut jamais lever la main... Jamais... Mais si on la lève, il faut frapper.
Quand on ne sait pas danser, on ne sait pas faire l'amour !
Ce qui est essentiel si l'on veut établir la paix, ce n'est pas d'attendre que l'autre vienne à nous, mais d'aller vers lui.
Le bonheur est une chose tellement fragile, de nos jours. On dirait qu'il y en a à peine assez pour tout le monde.
On écrit que l'amour se cultive mais on oublie de dire qu'il se nourrit...
Si l'on est blessé par une flèche empoisonnée, l'important est d'abord de la retirer, ce n'est pas le moment de s'interroger d'où elle vient, qui l'a tirée, de quel poison s'agit-il.
On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour.
Les bonheurs sont comme le gibier, quand on les vise de trop loin, on les manque.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique.
On apprend beaucoup en allant là où, a priori, on n'a rien à faire.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
La vie c'est moins bien que la télé, parce qu'on ne peut pas changer de chaîne.
On ne peut jamais raconter un bon dessin, encore moins quand il est drôle.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
Fuguer est le contraire d'un suicide : on part pour vivre.
On ne peut pas tout savoir, la vie est trop courte.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
Je ne suis pas sûr que les années 1950 étaient particulièrement propices aux Noirs, je crains qu'à l'époque on ne m'ait pas offert la chance de pouvoir piloter.
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
À la Sécurité Sociale, tout est assuré... sauf la pendule. Ça on risque pas de nous la voler, le personnel a les yeux constamment fixés dessus.
On court après le bonheur, et l'on oublie d'être heureux.
C'est très reposant d'être sourd. On ne vous dit que l'essentiel.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
On est plus criminel quelquefois qu'on ne pense.
Entre tous les ennemis le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
C'est marrant, suffit de s'arranger pour que quelqu'un pige rien à ce qu'on lui dit et on obtient pratiquement tout ce qu'on veut.
Où l'on est bien, là est la patrie.
On pardonne un jour tous les faits de guerre. On n'oublie guère les effets de l'amour.
Malgré les précisions atomiques des balances modernes, on n'arrive pas encore à mesurer le poids exact de la solitude.
A ceux qui se taisent on ne peut enlever la parole.
Il arrive souvent de ne rien obtenir parce que l'on ne tente rien.
Dans le progrès humain, la part essentielle est à la force vive, qu'on appelle l'homme.
A la périphérie, tout se ressemble. C'est très loin, au bout de chaque inquiétude, qu'on rencontre la clarté.
Il n'y a pas de doute : après un certain âge, on a trop de peau !
Si un philosophe n'est pas un homme, c'est tout ce qu'on veut, sauf un philosophe.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
On est jeune tant qu'on aime, on est vieux dès qu'on n'aime plus.
Lorsque ni la discipline, ni la loi, ni l'esprit de parti ne font plus d'effet sur certaines gens, on doit penser à les dompter avec de petites faveurs.
Si le vase n'est pas propre, tout ce qu'on y verse aigrit.
On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
Finalement quand on aime ce n'est pas de l'aveuglement, c'est du masochisme.
Il faut être indulgent avec les acteurs, les défauts qu'on leur reproche ne s'appliquent jamais à celui que l'on croit.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
Toutes les fois qu'on a l'occasion de réaliser une métaphore, doit-on hésiter un seul instant ?
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.