Les crocodiles vivent cent ans ; les roses trois jours. Et pourtant, on offre des roses.
On voit dans le coeur des femmes par des trous qu'on fait à leur amour-propre.
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
Si l'amour éprouvait de la honte, on ne le peindrait pas tout nu.
On essaie en vain de rattraper sa vie. Le passé, présence hallucinante qui fut quand on veut la rejoindre.
On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer.
La fin, quand c'est fini, comment le sait-on, comment fait-on, comment ça finit ?
Mariée à un coq, on suit le coq, mariée à un chien, on suit le chien.
C'est en voulant connaître toujours davantage qu'on se rend compte qu'on ne sait pas grand-chose.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
Si les prêts servaient à quelque chose, on prêterait aussi les femmes.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Plus on élargit son champ de vision, plus on comprend les êtres et les choses, et plus on devient indulgent.
Construire Oracle, c'est comme faire des énigmes mathématiques quand on était enfant.
Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
On ne peut vraiment aimer que quand on n'a plus besoin d'être aimé.
On ne doit pas tirer gloire de ce qu'on a fait. Si ton action s'est avérée concluante, laisse soin à d'autres de le reconnaître.
Il y a tellement de trous sur la 1ere Avenue, on pensait pas que celui-là se remarquerait.
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
J'adore les huîtres : on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche.
Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l'on puisse farcir de l'extérieur.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
On loue et on blâme la plupart des choses parce que c'est la mode de les louer ou de les blâmer.
Quand on fait dans la fidélité, parfois on s'épuise.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
Quand ils vous connaissent, les gens ont l'impression qu'on les connaît.
Avec des si, on scierait.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Je suis libertineJe suis une catinJe suis si fragileQu'on me tienne la main.
Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c'est rien du tout, c'est de la peur qu'on n'ose pas avouer, c'est de l'art.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Le diable est le président du Tribunal et les palais sont d'injustices, on nous prend pour des ploucs, on nous prend pour des boeufs avec nos vérités, que sont les justiciables.
Le travail associatif peut devenir professionnel, si on y met du sien bien sûr.
C'est un merveilleux assaisonnement aux plaisirs qu'on goûte que la présence des gens qu'on aime.
C'est quand, la dernière fois qu'on a battu la Chine lors d'un accord commercial ? Moi je bats la Chine tout le temps. Tout le temps.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux.
On ne peut pas décrire le rouge enfer des amours enfantines
Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner.
Le plus grand outrage que l'on puisse faire à un gourmand, c'est de l'interrompre dans l'exercice de ses mâchoires.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
A voir ce qui s'imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d'ignorance.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Si les pétroliers transportaient de l'eau de mer, on s'en foutrait qu'ils fassent naufrage.
On en connaît même qui, parce qu'ils sont habillés en hommes de gauche, sont devenus ministres socialistes.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.