Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Quand tout est facile, il n'y a rien de vraiment important.
Toutes les déceptions de pensée et d'espérance, tout cela est secondaire. Le seul malheur irréparable, c'est la mort de ceux qu'on aime.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
- Pourquoi tout le monde part en vacances en famille ?- Parce que c'est le seul moyen qu'on a trouvé pour être content de rentrer.
A qui a tout donné, il reste encore la liberté d'aimer ou de trahir. C'est là, pour chacun de nous, le dernier retranchement et la dernière issue.
Dans le mariage, si vous êtes un homme, apprenez deux phrases. L'un est « oui, ma chérie » et l'autre est « ma chérie, tu as raison ». Être patient. Soyez d'abord de bons amis. Et se serrer les coudes. [...] â–º Lire la suite
Un bon discours ne doit être basé sur rien, tout en donnant l'impression d'être basé sur tout.
La vie est une suite de jeux télévisés : d'abord "Tournez manège", puis "La roue de la fortune" et si tout se passe bien "Le juste prix".
C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien... Le problème ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
Les hommes ne sont pas du tout fiables. On croit savoir ce que les hommes vont faire, on croit savoir ce qu'ils veulent faire mais quand arrive enfin le moment où ils devraient s'impliquer, j'en sais rien, prendre position... ils [...] â–º Lire la suite
Il faut bien que tout le monde vive. Et comme il faut bien que tout le monde meure, ça fait une moyenne.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] â–º Lire la suite
Notre vie est une perle que chacun de nos pas polit.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être. C'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
Profite pleinement de cette période d'épanouissement où tout te sera pardonner, où ta mauvaise humeur et tes caprices seront acceptés par le futur papa.
En politique, les études c'est très simple, les études c'est cinq ans de droit, tout le reste de travers.
Il faut reconnaître tout être humain, sans chercher à savoir s'il est blanc, noir, basané ou rouge ; lorsque l'on envisage l'humanité comme une seule famille, il ne peut être question d'intégration ni de mariage inter-racial.
Pourquoi ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l'on agisse envers lui-même ?
L'idée vous vient-elle de vous séparer d'un livre, qu'il vous fiche mauvaise conscience !
Je n'aime véritablement que peu de gens et en estime moins encore.
La façon dont on raconte l'Histoire contemporaine ressemble à un grand concert où l'on présenterait d'affilée les cent trente-huit opus de Beethoven mais en jouant seulement les huit premières mesures de chacun d'eux.
Tout le monde manipule tout le monde et c'est ce qui rend la politique dangereuse et passionnante à la fois.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
Comment les hommes peuvent-ils parler à tout bout de champ de leur conscience alors qu'ils n'ont pas la moindre conscience de ce qui les entoure ?
La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie.
L'homme est avant tout un lâche souvent préoccupé de trouver une excuse à sa lâcheté.
Beaucoup d'appelés et peu d'élus est une loi de la Cité aussi bien que du Ciel.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
Ultra-nostalgie : Nostalgie du passé immédiat : "Merde, ça allait tout de même mieux la semaine dernière."