La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie.
Et plus on saisit les animaux dans leur vivacité, plus on comprend qu'ils sont voués à la plus grande démonstration physique. Ils expriment non seulement l'exubérance de la vie mais aussi les lois de la survie.
Écrire, c'est unir la vie intérieure à la vie extérieure. C'est attendre longtemps, sans avoir peur, avant de pouvoir lier l'histoire du monde à son histoire.
Pourquoi tant s'inquiéter du dire et du faire d'autrui ? La lumière intime de notre conscience est notre meilleure certitude - suivons-là humblement.
La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient.
Le propre de toute morale est de considérer la vie humaine comme une partie que l'on peut gagner ou perdre, et d'enseigner à l'homme le moyen de gagner.
Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
J'ai toujours pensé que ce qui donnait un sens à la vie d'un homme, c'était de protéger une femme.
La vie est une aveugle qui tient l'homme en laisse.
Faisons donc en sorte que les lois de la vie se concrétisent au-dessus, et par-delà les lois de la mort.
L'autre côté de la vie c'est le printemps, il y fait Dieu comme il fait soleil sur nos printemps de la terre.
La vie est une ivresse continuelle : le plaisir passe, le mal de tête reste.
L'être (au sens d'existence quotidienne, comme on dit) ne détermine pas la conscience, c'est la conscience - qui détermine l'être.
Le problème sexuel des fils-à-papa, c'est qu'ils ont été habitués dès leur plus tendre enfance à tout recevoir sans rien donner.
Avoir un genou normal rendrait la vie beaucoup plus facile.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
Nous sommes une matière sur laquelle les rêves sont faits ; et notre petite vie s'arrondit d'un sommeil.
La vie c'est du vent Qui nous souffle les rêves d'enfant.
Il faut croire en la vie et la vivre pleinement sans trop s'arrêter aux accidents en cours de route. Un malheur présage un bonheur, la plupart du temps c'est vrai.
Chaque ligne d'écriture est un fil tendu entre la vie et la mort.
Toute vie doit être respectée et épargnée lorsque c'est possible, et lorsque cette vie est en capacité de profiter d'elle-même.
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
L'idée de grandeur n'a jamais rassuré la conscience des imbéciles.
On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter.
La vie n'est qu'un noeud de rancunes inextricables.
On dispose de tout ce qu'il faut lorsque l'on organise sa vie autour de l'idée de ne rien posséder.
Avoir des amis autour d'une bonne soirée est l'une des joies les plus chères de la vie en ce qui me concerne. Mais lorsque ceux qui sont avec moi sont des confrères croyants, la joie est d'autant plus grande que nous savons qu'elle est ravivée, un jour dans l'éternité.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
La morale est l'hygiène des niais, et désormais, l'hygiène est la morale de toutes les turpitudes.
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
Un homme s'identifie peu à peu avec la forme de son destin ; un homme devient à la longue ses propres circonstances.