L'idée vous vient-elle de vous séparer d'un livre, qu'il vous fiche mauvaise conscience !
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Le handicap ne peut pas être un handicap.
Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ?
Il suffit pour être subversif, de faire quelque chose d'utile.
La ville permet de voir sans être vu et d'être vu sans voir.
Dès que tu as envie de faire quelque chose ou même de dire quelque chose, cette sincérité peut être prise comme de l'arrogance.
L'unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c'est celle-là - un livre qui commence.
La première démarche qui s'impose est de prendre conscience que l'amour est un art, tout comme vivre est un art.
Les livres me donnaient confiance et force. Confiance en mon avenir, force pour résister au poids accablant d'être née femme. Un être humain de seconde zone.
Vous devez être tenace, vous devez être concentré, vous devez avoir une vision réelle et être extrêmement passionné.
La conscience n'est pas la lumière qui éclaire l'esprit et le monde, mais c'est la lueur ou le flash qui éclaire la brèche, l'incertitude, l'horizon.
Un être n'est jamais aimé que pour l'idée qu'un autre se fait de lui.
Le contemplatif, du moins dans le sens bouddhiste, est celui qui comprend que son esprit peut être son meilleur ami, mais aussi son pire ennemi, et qu'il doit donc le transformer par la méditation.
L'âme a heureusement un interprète (qui, pour être souvent inconscient, n'en est pas moins fidèle) qui est le regard.
Etre heureux, c'est être envieux. Or, il y a toujours quelqu'un qui nous envie. Il s'agit de le connaître.
J'ai toujours besoin d'une raison pour faire quelque chose sur scène, pour moi. Je ne juge personne: il n'y a pas de bonne voie; il n'y a pas de mauvaise façon. Il suffit de tout justifier.
Je ne veux pas être un génie, j'ai assez de problèmes juste pour essayer d'être un homme.
Je tenais à lui souhaiter bonne chance, et je regrette vraiment de ne pas être avec eux pour cette opération où les objectifs sont clairs, et l'ennemi parfaitement connu - à l'inverse du champ de bataille de Washington où tout est illusion, faux-semblants, où l'adversaire se cache derrière des propos mesurés.
- T'as la bouche pleine de caca mon p'tit, on t'a déjà dit ? - Tu n'es qu'une grosse morve visqueuse et une usine à prout. Un sac à dégueuli de chats et de tripes de rats. Une arrachade de sparadrap [...] â–º Lire la suite
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
Toute la différence entre la construction et la création est précisément celle-ci : qu'une chose construite ne peut être aimée qu'après avoir été construite ; mais une chose créée est aimée avant d'exister.
La beauté : un être qui s'incarne. Un être qui se glisse dans la chair. Un être qui enveloppe la chair. Un être qui dévoile. Qui vêt de liberté, de grâce.
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
Seul l'Ailleurs me paraît être la véritable conquête.
J'adorerais être papa. J'espère que je serais bon papa. C'est la peur de tout homme, mais son travail le plus important.
L'essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n'est pas le tenir pour merveilleux, c'est le tenir pour nécessaire.
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
Une autre définition du bonheur : la solitude auprès d'un être cher.
La guerre fait une bonne histoire, mais la paix est une mauvaise lecture.