Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
A quoi sert un mari quand on a un portier ?
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
On n'élucide rien par des explications.
Les médecins c'est comme les épouses ; elles ne sont jamais là quand on en a besoin.
Quand on donne le Goncourt à un écrivain, est-ce qu'il est obligé de le lire ?
Plus on vit moins on pense, plus on pense moins on vit.
C'est marrant les cordonniers, ils arrêtent jamais de travailler, on dirait qu'ils aiment ça, et pour montrer qu'ils arrêtent jamais, ils se mettent dans une vitrine pour qu'on les admire.
On rit faute de mieux, parfois.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas. Rien n'existe si on n'y croit pas.
Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l'égalité s'est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d'automates ; d'hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd'hui, égalité signifie "similitude" plutôt que "singularité".
Repos et sûreté sont des biens qu'on ne voit que chez la pauvreté.
Les mots qu'on connaît bien prennent dans ce pays un sens cauchemardesque. La liberté, la démocratie, le patriotisme, le gouvernement - tous ont un parfum de folie et de meurtre.
Quand on a pas d'imagination, mourir, c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.
Insérer sans assimiler, dans une société multiculturelle, ce serait simplement s' imagine-t-on, imiter le modèle américain. puisque le creuset a prouvé là-bas son efficacité, pourquoi ne le prouverait-il pas chez nous ?
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
On s'engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c'est démissionner du sien.
La contemplation soulage quelque peu du malheur. Plus on contemple, plus la douleur diminue.
La chance n'est pas comme un pagne qu'on met et qu'on enlève.
Dans le siècle où nous sommes, on ne donne rien pour rien.
Adolescence et tu connais les risques, on mange dehors après on nourrira l'crime.
Les fans ont été une partie intégrante de notre travail sur les films, on pensait à eux chaque jour de tournage.
- As-tu commis des péchés mon fils ? - Eh ben c'est à dire, mon père, que je voudrais pas qu'on y passe la nuit alors je vais juste vous rencarder sur la dernière fournée.
- Mais où sont passé les gens ? - On les as tué et on leur a pété l'foie ! - ... - J'rigole poupée, ils vont bien les gens. Ils voulaient voir la Mandchourie, on leur à prêté un kayak !
Les gens difficiles à aimer représentent un défi, et c'est ce défi qui les rend plus faciles à aimer. On y est poussé. Ceux qui veulent d'un amour facile n'ont pas vraiment envie d'amour.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
L'intelligence c'est proposer à l'autre ce qu'on a de plus précieux, en faisant tout pour qu'il puisse en disposer.
On n'est pas ivre tant qu'on peut rester allongé dans un bar sans avoir besoin de se tenir au plancher.
Quoi qu'on fasse, on ne peut se déshonorer quand on est riche.
La raison est femme : on l'entend beaucoup, mais on ne l'écoute guère.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
On n'achète pas les tableaux parce qu'on les aime ; on les aime parce qu'on les achète.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
Lorsqu'on fait un effort, on s'aime.
Les choses éclatantes, on ne les fait généralement que par à-coups.
Pressés à la fenêtre, nous assistâmes au massacre, attendant qu'on nous apportât les victimes.
Je suis prête à tout entendre, à discuter, mais je déteste quand on me cache des trucs.
On s'est aimé tellement fort, que la réalité n'avait plus sa place. Et maintenant ça fait parti du rêve. J'en crève.
Si même les thons deviennent difficile, où va-t-on ?
Je ne peux pas supporter les commérages, mais ce qu'on chuchote a souvent le chic pour devenir vrai.
Devant un escalier... Au départ on a les marches dans la tête. À la fin on les a dans les jambes.
Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
On peut changer de foi sans changer de Dieu. Et inversement.