On m'a appris à lutter non pas parce qu'il y avait des garanties de succès, mais parce que l'acte de lutter est en soi le seul moyen de garder foi en la vie.
Une chose dont je suis sûr, c'est le vrai plaisir de la vie - on ne le sait pas, ce n'est pas d'avoir son propre avion à réaction, ce n'est pas d'avoir un manoir, le plaisir est d'apprendre quelque chose.
Quand on ne pense pas à ce que l'on dit, c'est qu'on dit ce que l'on pense.
La vérité est que j'ai besoin d'abolir en moi cette angoisse que j'éprouve chaque fois que je quitte Creezy et que, pour cela, je n'ai d'autre ressource que de croire en une Creezy ramenée à sa définition la plus simple, [...] ► Lire la suite
L'armée est une école qui rend le ladre généreux et le généreux prodigue, et si l'on trouve des soldats avares, ils sont comme les monstres : une chose fort rare.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de le religion, les bordels.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
Et plus on saisit les animaux dans leur vivacité, plus on comprend qu'ils sont voués à la plus grande démonstration physique. Ils expriment non seulement l'exubérance de la vie mais aussi les lois de la survie.
Si l'on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
En cherchant bien, l'on trouverait à la plupart des bonnes actions des circonstances atténuantes.
Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut éviter des découvertes.
Quand on a de l'argent, on a tout avec, aux yeux du monde.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
Voyelles : ce qui reste quand on a enlevé toutes les consonnes.
Une fois qu'on a donné son opinion, il serait logique qu'on ne l'ait plus.
L'homme qu'on transplante vit, l'arbre qu'on transplante meurt.
Au lieu de s'apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider.
N'ayez pas peur de faire un grand pas s'il le faut. On ne peut pas franchir un gouffre en deux petits sauts.
Apprendre l'amour, c'est d'abord apprendre à parler d'amour et on ne l'apprend jamais aussi bien que chez les poètes, les romanciers, les philosophes.
À nul âge on ne philosophe mieux qu'à vingt ans, et surtout vers quatre heures du matin.
La "mystique militante" a pour l'instant disparu de la vie politique française. On ne voit de "mystique militante" dans aucune formation politique ou para-politique. En Italie, les Brigades rouges ont eu jusqu'à quatre mille types en prison. En France, les gens d'Action directe étaient huit en prison...
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Il est difficile, dit-on, de se faire au bâton ; mais à la liberté, c'est beaucoup plus facile.
Comme on vit mal avec ceux que l'ont connaît trop.
La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres.
Enseigner c'est, qu'on le veuille ou non, opprimer, c'est plier ou rompre, par la persuasion ou la douceur, des volontés.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?
Le rôle du livre est de donner aux choses une durée, une forme, une épaisseur, de sorte qu'on puisse les voir de plusieurs côtés à la fois et qu'on puisse les observer comme un spectacle.
Tout le monde est beau, à vingt ans. Après, on a la tête qu'on mérite.
On peut diviser les preuves d'un crime en preuves parfaites et imparfaites. J'appelle parfaites celles qui excluent la possibilité que tel individu ne soit pas coupable, et imparfaites celles qui ne l'excluent pas.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
Il faut qu'il y ait des hommes pour se battre. Il existe de grandes traditions de liberté qu'on doit défendre. Je n'ai rien d'un esprit partisan. Je m'emploie à supprimer l'infamie partout où elle éclate.
Au café du Chihab, Mouloud :- Tu sais pourquoi nous les musulmans on n'a jamais évolué dans l'industrie ?- Ehh, non ?!- Parce que les chrétiens ils nous ont volé les pages techniques du Coran.
Être célèbre n'est pas quelque chose qui me donnerait l'impression d'avoir réussi - à moins que l'on ne s'efforce d'atteindre la médiocrité.
Quand on a ce qu'on appelle joie, cela doit se voir sur le visage.On est plus beau. La joie rend beau. plus beau qu'on est, à coup sûr. Joie, moment de bonheur.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
On a fait les coqs avant d' avoir pondu.
Par moments, dans l'humanité, une certaine sublimité de la femme apparaît ; aux heures où l'histoire devient terrible, on dirait que l'âme de la femme saisit l'occasion et veut donner l'exemple à l'âme de l'homme.
[...] qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira.
Une même chose a différentes faces, selon qu'on la regarde différemment ; et de là vient que les uns prennent plaisir à tout, et les autres à rien.
On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier.
Le public pense tout seul ce qu'on lui dicte.
Plus souvent on meurt, plus intensément on vit.
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
Par-dessus le parapet, on ne voit pas à dix pas. Le regard fouille les ténèbres jusqu'au réseau enchevêtré où titubent les pieux, puis se perd.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.