Le désolant quand on vieillit n'est pas dans les choses, mais en soi-même.
L'avez-vous remarqué ? Il n'y a qu'à la campagne que l'on ne trouve pas l'air de la ville.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
Quand on pense à la photographie de mode, c'est un rêve. C'est comme si nous voulions tous être ces femmes. Nous voulons porter ces robes.
L'être humain, en général, dans la vie, réacte. On réacte, c'est à dire qu'on fait ce qu'on est supposé faire. Travailler, manger... J'm'excuse de l'expression; chier, mais je trouve qu'un être humain doit créer.
Les aveux servent à faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
J'ai décidé que tant qu'on aurait pas inventé la télépathie il faudrait renoncer à communiquer.
En s'imaginant qu'on est malade, on le devient en effet.
On ne surmonte le vice qu'en le fuyant.
Les livres, c'est comme l'amour, on ne vous en rend rien.
- On n'a plus d'idées. On n'a plus que des besoins. - Enfin, on est devenus adultes !
Tant qu'on n'a pas eu à pardonner, on ne peut pas être un homme.
Je connais des gens heureux qui ont l'air triste et des gens malheureux qui plaisantent toujours. S'ils plaisantent, c'est peut-être pour être moins malheureux. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
Qu'on me montre ici-bas une seule chose qui a commencé bien et qui n'a pas fini mal.
Il y a des métiers où s'impliquer intimement dans les situations auxquelles on est mêlé, c'est la meilleure façon de courir à sa perte. L'objectivité est la règle d'or.
Régine, je l'ai vue au magasin essayer une robe et le vendeur qui la connaissait lui a dit : Alors, on vous donne votre taille tout de suite ou on bousille une fermeture éclair ?
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Quand on a ce qu'on appelle joie, cela doit se voir sur le visage.On est plus beau. La joie rend beau. plus beau qu'on est, à coup sûr. Joie, moment de bonheur.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
Les paroles des chansons, elles sont gravées dans une autre mémoire. Une mémoire dont la porte reste toujours ouverte. C'est le par coeur. Et, dans le par coeur, on peut aussi y mettre son âme. Je le sais, je suis acteur.
Il avait raison Van Gogh, on peut vivre pour l'infini, ne se satisfaire que d'infini, il y a assez d'infini sur la terre et dans les sphères pour rassasier mille grands génies.
Qu'on m'arrache le coeur, il germerait encore.
On sait depuis longtemps que ce sont les vents, ces messagers de l'amour végétal, qui portent aux plantes femelles le sperme des mâles. Ce n'est point en plein vent que les nôtres courent ordinairement de pareils risques !
Avec un peu d'imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir.
Les différences de classe pourraient fort bien remplacer celles de couleur dans ce qu'on est en train de faire de la liberté.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
- J'ai été enfant, moi aussi.- Pas vrai ! Jamais ! Tu as menti ! Quand on a été enfant, on le reste.
Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.
La passion surprend. On ne le cherche pas. Cela peut vous arriver demain.
L'argent est la racine de tous les maux, et pourtant c'est une racine si utile qu'on ne peut pas plus s'en passer que sans pommes de terre.
Les années entre cinquante et soixante-dix sont les plus dures. On vous demande toujours de faire des choses, et pourtant vous n'êtes pas assez décrépit pour les refuser.
On ne peut pas obtenir de sang d'un navet.
Ça vaut le coup de se fâcher avec quelqu'un si on le voit tous les jours. Parce que si on se fâche avec quelqu'un qu'on ne voit que tous les ans, ça vaut pas le coup, on n'en profite pas.
Si on ne maîtrise pas la chanson, on se retrouve dans le syndrome du chanteur constipé.
On ne réfléchit pas lorsqu'on est heureux.
Ce qui caractérise le mieux la vraie liberté est son juste usage, et l'abus qu'on en fait.
Les gens connus, on les connaît pas, on les reconnaît, c'est les gens pas connus qu'on connaît.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Jusqu'alors, en vérité, je n'avais jamais donné le moindre crédit à l'astrologie. Mais on ne sait jamais.
On s'enferme dans son silence ; on se fait coffrer dans ses paroles.
On oublie trop facilement qu'il a séduit deux cent-quatre-vingt trois femmes en quatre ans. D'après ses mémoires Casanova n'aurait que cent quatre-vingt-deux femmes à son palmarès en trente-neuf ans. Landru me parait le recordman toutes catégories.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
Sur 100 personnes qu'on voit sur les bateaux, 90 n'obtiendront pas le statut de réfugié. Sur ces 90, 4 seront rapatriés.
Ne juge point, afin qu'on ne puisse te juger.
Si le monde n'était pas si beau, on risquerait tous de devenir cyniques.
L'énergie qu'on met à repousser la louange dénonce l'importance qu'on lui prête.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
Ne combattez l'opinion de personne ; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem.