La vie ressemble à la maladie en ce qu'elle procède par crises et usure progressive, comme elle comporte aussi ses améliorations et aggravations quotidiennes. Mais, à la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
Sans toi à quoi bon vivre dans ce monde Dans lequel tu es ma seule source de bonheur. Sans toi la terre me paraîtrait moins ronde Et plus nombreux seront mes pleurs.
La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Vivre à même l'éternité, c'est vivre au jour le jour.
Seul celui qui ne porte aucun intérêt à son existence est parfaitement libre, car il a la force extraordinaire d'être prêt à mourir.
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.