Trop de jeunes sont laissés dans un abandon culturel, à un âge où on a envie de se donner des idéaux.
On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l'autre moitié à comprendre sans retenir.
Il y a une sorte de plaisir à s'apercevoir qu'on est un peu dupe de ceux qu'on aime.
Quand on fait quelque chose, on a contre soi, ceux qui voulaient le faire à votre place, ceux qui voulaient faire le contraire et ceux qui voulaient qu'on ne fasse rien du tout.
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements.
Quand on ne peut pas avoir, on détruit.
Il y a tant de génies de nos jours que l'on peut vraiment se réjouir lorsque le ciel nous envoie un enfant qui n'en est pas un.
La mort, c'est comme l'amour, on ne sait jamais quand elle va vous perdre.
On nous inflige Des désirs qui nous affligent.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
N'oublions pas que toutes les croyances populaires, même les plus absurdes en apparence, reposent sur des faits réels, mais mal observés. En les traitant avec dédain, on peut perdre la trace d'une découverte.
Si on n'était fidèle qu'à ceux qui le méritent, on ne le serait même pas à soi-même.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
Tu veux te sentir en sécurité chérie, tu veux qu'on te fasse des pancakes.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
Le sexe est beaucoup mieux avec une femme, mais on ne peut pas vivre avec une femme.
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
La mémoire est vraiment bizarre : elle nous permet de nous souvenir de ce qu'on n'a pas vécu.
Les têtes d'assassin, on ne les reconnaît qu'une fois dans le panier. Et encore pas toujours !
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
On est tous pareils, tous les gens d'argent. Il suffit de commencer à en gagner.
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
Il faut aller jusqu'à l'horreur quand on se connaît.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
On peut se demander si la politique ne favorise pas essentiellement des travers masculins chez les femmes.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
On n'est jamais vraiment vaincu que le jour où l'on croit l'être.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
L'art est un holocauste : où c'est l'humanité entière qu'on voudrait détruire, pour le bien même de l'homme.
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
Quand on est jeune, c'est pour toujours.
Quand on tire trop, on fait deux bouts.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Je crois qu'on ne peut pas être acteur si on n'a pas eu le sentiment d'être abandonné dans l'enfance.
Tout ce qu'on remarque en disant "comme c'est joli !", c'est déjà trop à mes yeux.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
- Tu crois que c'est en paralysant le pays qu'on va s'en sortir ? - Mais les gens ne se mettent pas en grève par plaisir, Jany. Tu devrais le savoir... Si les grenouilles avaient des ailes, elles s'emmerderaient pas à sauter.
Ce n'est que par les beaux sentiments qu'on parvient à la fortune.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.