Quand les saucisses commencent à mordre les chiens, on peut s'inquiéter.
On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Il peut arriver qu'on ouvre la bouche d'admiration et qu'on la referme par un bâillement.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
Les bonnes consciences ne sont pas celles qu'on gave de prescriptions, mais de lumière.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
Les petits, on les pend ; les grands on les laisse courir.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
On renverse les grands vases, et seuls les petits pots restent.
Quand on dirige un pays, il ne faut pas hésiter à être dur et cruel pour le sauver.
On m'a dit que j'étais la troisième personne la plus connue au monde. J'en suis encore étonné. Je dois avoir une tête qui marque!
Quand se décidera-t-on à prendre au sérieux les comiques ?
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Avez-vous remarqué comme on est bête, quand on est beaucoup ?
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes.
Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n'aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l'homme.
Il y a des instants qu'on voudrait voir durer la vie entière. Cela tient à une secrète plénitude, à un mystérieux apaisement en nous de l'inquiétude, cette autre forme du désir.
Je crois en définitive, que l'homme est un être si libre que l'on ne peut lui contester le droit d'être ce qu'il croit qu'il est.
Même si on nous promettait le paradis nous le refuserions. Car nous voulons le prendre.
Une autre des illusions de la vie, celle qui veut que l'argent apporte l'indépendance, qu'on confond trop souvent avec la liberté, et que, partant, il soit un ingrédient nécessaire au bonheur.
On fait ce qu'on peut avec l'alcool que l'on a dans le sang.
C'est dans le malheur que l'on reconnaît ceux qui nous estiment.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
On n'apprend pas l'eau, ni la nage au jeune caïman.
Il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit des pingouins joyeux.
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
On croit que les féministes trop radicales haïssent les hommes mais ce qu'elles détestent en réalité ce sont les femmes qui savent vivre avec eux.
Mes racines, c'est la Corse. Et en Corse, on n'a pas pour habitude de se dégonfler ni de se dérober.
Il y a de bonnes raisons d'interdire le LSD, le DMT, le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage des betteraves ou en bossant à la chaîne chez General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais dans une fac.
On peut vivre sans richesse, presque sans le sou. Des seigneurs et des princesses, y'en a plus beaucoup. Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas, non, non, non, non, on ne le pourrait pas.
Je ne veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même.
Ce qui est bien dans le métier d'acteur, c'est qu'on peut vivre dans la peau d'un autre sans avoir à en payer le prix.
- Jack c'est un travail délicat. - Oh ce n'est pas ce qu'on en pensait à Paris. - À Paris ? Vous voyagez beaucoup, pour un pauvre... Heu, enfin une personne au moyens limités. - Oh un garçon pauvre vous pouvez le dire !
La mémoire est vraiment bizarre : elle nous permet de nous souvenir de ce qu'on n'a pas vécu.
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
On est riche quand on vit sur les revenus de ses revenus.
Une fois qu'une femme vous a donné son coeur, on ne peut plus se débarrasser du reste.
Il devient si difficile de se parquer qu'on y parvient plus, même dans les zones de stationnement interdit.
On a beau trouver la force dans le droit, celle du nombre sera toujours supérieure.
A mesure qu'on avance dans la vie, l'amour de la société croît en vous avec le mépris des hommes.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
La sécurité a du bon... la lutte aussi, surtout quand on en sort vainqueur.
Il y a une liberté qui devient de la licence quand on dit que le corps appartient aux femmes.
Pour garder les rênes du pouvoir, on ne provoque pas les mécontentements, on les canalise...
Le talent que l'on a profusion ne console pas de celui que l'on préférerait.