Comment peut-on se prendre au sérieux quand l'existence est si éphémère et qu'elle ne cesse de courir vers sa fin ?
Je ne suis qu'un exécutant, je me borne à traduire. Mais on ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
On a tous des règles pour nous mêmes, ce sont ces règles qui aident à définir qui nous sommes, donc lorsqu'on transgresse ces règles on risque de se perdre et de devenir quelque chose d'inconnu. Qui est Deb maintenant ? Qui suis-je ? Est-ce un nouveau départ ? Ou le début de la fin !?
Un psychiatre est un monsieur qu'on paie très cher pour qu'il vous pose des questions qu'une femme nous pose, elle, gratuitement.
L'idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la société on osera rappeler chacun à ses devoirs.
On entend, sans doute, par demi-mondaine une femme qui se donne à un homme sur deux.
Ce qui nous fait croire si facilement que les autres ont des défauts, c'est la facilité que l'on a de croire ce qu'on souhaite.
Plus je sais bien tromper, et plus je suis fidèle. Plus je suis infidèle et plus on me chérit.
Il faut affronter la réalité avec une pointe d'humour ; autrement, on passe à côté.
J'ai peine à croire qu'on parvienne un jour à démontrer que nous sommes l'oeuvre d'un être suprême et non pas, comme il semble, celle d'un être fort imparfait qui nous a fabriqués en guise de passe-temps.
Si on gagne toujours à être un galant homme, on gagne davantage à être une femme galante.
Ecrire est une forme de mensonge. C'est-à-dire de fiction, de hâblerie, de mystification. Simplement parce qu'on ne peut pas tout dire.
Le meilleur médecin est celui après lequel on court sans le trouver.
On ne peut vaincre sa destinée.
Acheter ce dont on n'a pas besoin, c'est le moyen d'aller de tout à rien.
S'il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d'être quelqu'un dont on parle, c'est assurément d'être quelqu'un dont on ne parle pas.
Si l'Equateur, les tropiques et les frontières n'étaient pas des lignes imaginaires, on se prendrait sans cesse les pieds dedans, on tomberait et on se ferait très mal.
C'est très bien de copier ce que l'on voit ; c'est beaucoup mieux de dessiner ce que l'on ne voit plus que dans sa mémoire.
On apprend à aimer un tableau dur, alors que des oeuvres plus légères se fanent vite.
Des esprits superficiels ont accusé la concurrence d'introduire l'antagonisme parmi les hommes. Cela est vrai et inévitable tant qu'on ne les considère que dans leur qualité de producteurs ; mais placez-vous au point de vue de la consommation, et vous [...] ► Lire la suite
Le terme de « transcendance » signifie précisément le fait qu'on ne peut penser Dieu et l'être ensemble. De même, dans la relation interpersonnelle, il ne s'agit pas de penser ensemble moi et l'autre, mais d'être en face. La véritable [...] ► Lire la suite
L'amour n'est pas un objet, un bien matériel qu'on négocie ; c'est un échange, un cadeau qu'on donne et qu'on reçoit.
Peutêtre peut-on être optimiste parce qu'on a le droit d'espérer que Dieu existe.
On s'habitue peu à peu, à la beauté comme à la laideur : chacune s'affadit avec le temps ; mais on ne s'habitue jamais à la bêtise.
On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres.
La vie est extraordinaire quand on sait se contenter de ce qu'elle nous offre.
Que cela plaise ou non, les Français n'aiment pas les étrangers. Les pauvres, bien sûr. Les riches, on les appelle des touristes.
Je croyais qu'on pouvait mourir de honte. Ce n'est pas vrai. Je croyais aussi qu'il est impossible de haïr sa mère. Ce n'est pas vrai non plus.
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
À présent qu'on parle de carrière, il peut y avoir de la place pour l'imprévu. Se faire plaisir, créer la surprise, c'est aussi la beauté du sport. Des choses peuvent arriver qui changent vos plans ; il est impossible de prédire ce que je ferai dans les vingt prochaines années.
Quand on pardonne, on aime. Et quand on aime, la lumière divine descend sur nous.
C'est bizarre t'as trop la tête du gars qui croit qu'on en a quelque chose à foutre de ce qu'il dit !
La quantité de venin que ce reptile peut inoculer par une seule morsure peut être gargantuesque. C'est un mot que j'adore « gargantuesque », on a rarement l'occasion de le placer dans une conversation...
En réalité, ce qu'on entend par avoir du coeur, c'est avoir une faiblesse des glandes lacrymales en même temps qu'une légère paralysie du cervelet.
On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées.
Dire que la vie c'est ça, c'est pour ça qu'on s'habille, et qu'on se fait belle, et tous les romans sont écrits sur ça, et on y pense tout le temps, et finalement, on s'en va dans une chambre avec un type qui vous étouffe à moitié et qui vous mouille le v
Il n'est rien de parfait et de simple - de limité, d'harmonieux - comme un tableau accompli. On dirait une pensée.
C'est pour ça qu'on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c'est pour autre chose c'est sans intérêt : pour aller les uns vers les autres.
Quand on veut tuer quelqu'un, on n'est pas moins exposé à être tué que celui que l'on veut tuer.
Si je n'avais pas été acteur, j'aurais aimé être un Bernard Arnault, ou Bolloré ou un Dassaut, quelqu'un dont on ne parle pas comme ça tout le temps.
Le communisme, c'est une des seules maladies graves qu'on n'a pas expérimenté d'abord sur des animaux.
S'il n'existait qu'une seule vérité, on ne pourrait peindre des centaines de tableaux sur un même sujet.
Pour un seul mensonge on perd tout ce qu'on a de bon renom.
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
Le silence, cette paix totale qui arrive plus qu'on ne la provoque, qui concerne l'esprit plutôt que l'ouïe.
On ne naît pas élève, on le devient.
Vaincu, on sera réduit en cendres ; vainqueur, en charbon de bois.
Dans un roman, on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours "maintenant".
Le parcours de l'existence est un toboggan lancé à toute allure qui parfois ralentit on ignore pourquoi.
On ne saurait trop étudier l'art de mourir.