Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
On ne guérit jamais de son enfance. On peut l'analyser, prendre un peu de distance, pardonner. Les émotions demeurent. Enfouies, mais entières.
Il est humain de tuer l'être qu'on aime.
L'expression du sentiment vrai est toujours banale. Plus on est vrai, plus on est banal. Car il faut chercher pour ne pas l'être.
Le départ, c'est souvent une pirouette pour s'échapper. Après coup, on trouve toutes sortes de bonnes raisons pour expliquer son geste, se justifier.
A tout proverbe on peut trouver sa chaussure.
On peut juger un peuple d'après son café, ses cigarettes, sa bière...
Médiocre et rampant, et l'on arrive à tout.
On n'a pas besoin d'être archéologue pour savoir que rien ne dure et que personne n'est éternel.
Vous aviez le temps de le monter mais pas de le sortir, mais on donne quoi quand on ne donne pas son temps ?
Ce qu'on achète coûte moins cher que ce qui vous est offert.
Quand elle n'affecte qu'un seul côté du cou, la raideur est torticolis. Mais lorsque elle se manifeste des deux côtés, on l'appelle maintien militaire.
Il est si facile et si naturel de deviner la souffrance de ceux qu'on aime ! Mais il est pénible de ne pouvoir y apporter le soulagement qu'on voudrait.
La gloire, c'est comme un cigare qu'on mettrait dans la bouche par le bout allumé. D'abord ça brûle, et puis, on ne sent plus que la cendre.
On doit distinguer entre l'erreur toujours à rejeter et celui qui se trompe, qui garde toujours sa dignité de personne et son droit à l'amour.
On peut chercher dans Dieu le complice et l'ami qui manquent toujours. Dieu est l'éternel confident dans cette tragédie dont chacun est le héros.
On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d'une fraction de travail due d'avance au seigneur, au travail asservi.
Une âme délicate est gênée de savoir qu'on lui doit des remerciements, une âme grossière, de savoir qu'elle en doit.
Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité.
La chanson est expansion dans le passé, la photo finitude. La chanson est le sentiment heureux du temps, la photo son tragique. J'ai souvent pensé qu'on pourrait raconter toute sa vie seulement avec des chansons et des photos.
On supporte facilement la réprimande morale, mais jamais la moquerie.
On dirait que le trop-plein d'informations finit par produire un sentiment de vide.
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et on fait les choses.
Quand on fend du bois, les éclats volent.
On n'est pas chez les bisounours, on ne respecte pas toutes les règles.
Savoir, et ne point faire usage de ce que l'on sait, c'est pire qu'ignorer.
D'une façon générale, on ne doit pas oublier d'être bon, car la bonté, dans les relations avec les hommes, fait bien plus que la sévérité.
Fait toujours ce que tu a dis que tu ferais ! Car une parole c'est très important c'est tout ce que l'on possède.
Salut les jeunes, un important message de votre oncle Billy, n'achetez pas de drogues... Devenez une rockstar on vous la refilera gratuitement.
Il n'y a pas une idée qui vaille qu'on tue un homme.
On finirait par devenir fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer.
Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
On peut guérir d'un coup d'épée, mais guère d'un coup de langue.
Si on a pris le soin de bien s'entourer, le collaborateur responsable prend 99 fois sur 100 la décision que vous auriez souhaitée, voire, de temps à autre, une décision meilleure.
Après trois jours, l'on s'ennuie de femme, d'hôte et de pluie.
L'amour naît-il de ce qu'il y a là quelque chose d'impossible ? L'amour est-il ce qu'on n'embrasse jamais que du regard ?
La transgression se comporte comme une petite braise jetée dans la savane au gros de la saison sèche : on voit où la flamme prend mais nul ne sait où elle s'arrêtera.
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
On en viendra, espérons-le, à comprendre qu'une société est mal faite quand [...] la femme est maintenue sans initiative
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
On n'est pas libre tant qu'on désire, qu'on veut, qu'on craint peut-être tant qu'on vit .
Dans la vie on fait ce qu'on peut. Le malheur, c'est qu'on peut faire beaucoup de bêtises.
Il faut se lever, se laver, se vêtir Et ne plus chanter si l'on n'a plus rien à dire.
Quand on aime quelqu'un, on a des choses à lui raconter jusqu'à la fin des temps.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
Les idées audacieuses sont comme les pièces qu'on déplace sur un échiquier : on risque de les perdre mais elles peuvent aussi être l'amorce d'une stratégie gagnante.
La sagesse suprême est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
On s'attire la haine en faisant le bien comme en faisant le mal.
On s'étonne trop de ce qu'on voit rarement et pas assez de ce qu'on voit tous les jours.