Il y a la réalité. Puis il y a l'illusion. On se tient souvent juste entre les deux.
Quelque grand que soit le poste, celui qui le tient doit se montrer encore plus grand.
Cette puissance magique du langage, qui consiste à se substituer à la réalité en faisant exister ce qu'elle nomme, est également le fondement de toute calomnie comme de toute flatterie.
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.
Le temps balaye les faux amis et confirme les vrais.
Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Sur le point d'être rassasié, le désir apparaît encore infini.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
La foule des faux amis s'attelle à la richesse, elle s'éprouve à l'heure où sonne la détresse.
L'esprit ne tient pas lieu de savoir.
Qu'importe à Dieu par quelle voie nous parvenons à lui ! Et de quel bois nous alimentons le feu qui nous consume ! L'ardeur du désir compte seule !
Le vrai désir n'est peut-être pas la possession d'un être, mais sa dépossession dans l'attente du plaisir, du rejet du monde où nous sommes enfermés avant d'entrer dans un monde extatique.
C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas.
Y'a tant de vagues, et tant d'idées Qu'on arrive plus à décider Le faux du vrai Et qui aimer ou condamner.
Dieu est celui qui enseigne l'ivresse contrôlée ; il est un maître, et il ne tient qu'à toi de faire de ton paraître une esquisse de maîtrise, qui en toi fera danser l'être.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
Notre culture du sens croule sous l'excès de sens, la culture de la réalité croule sous l'excès de réalité, la culture de l'information croule sous l'excès de l'information. Ensevelissement du signe et de la réalité dans le même linceul.
L'homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l'autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.
Le plaisir du texte a été évincé par le désir du sexe et la mission des écrivains consiste à les réconcilier.
Si l'on tient à sa santé, lire un dictionnaire de médecine : on s'estimera heureux si l'on peut réussir à ne mourir que d'une seule maladie à la fois.
Tant que tu n'as pas parlé, la parole est en ton pouvoir, mais échappée de ta bouche, elle te tient en son pouvoir.
Je ressens un désir sincère et humble, et je ferai jusqu'à ma mort, d'augmenter le stock de gaieté inoffensive.
Une résignation, non pas mystique ni détachée, mais une résignation en éveil, consciente et guidée par l'amour, est le seul de nos sentiments qui ne puisse jamais devenir un faux semblant.
Quand le rock sera mort, le monde entier explosera. Il a déjà tellement perdu son essence, il a tellement été plagié qu'il survit à peine, aujourd'hui. Ça me dégoûte. Les jeunes n'ont plus le même intérêt pour le rock que [...] ► Lire la suite
Deux prosternations et c'est assez, dans la prière du désir ; mais l'ablution qui les valide doit avoir été faite dans le sang.
Qui sait si la raison de l'existence de l'homme ne serait pas dans son existence même ?
Allez-vous y retrouver parmi le faux vrai, le vrai faux, le vrai vrai et le faux faux !
Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Un corps est en réalité une machine à survie aveuglément programmée par ses gènes égoïstes.