La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
Les angoisses du remords empoisonnent la volupté que parfois l'on trouve en s'abandonnant à l'excès du chagrin.
Les idées sont comme des étincelles ; et celle qu'on attrape ne vaut rien.
On ne loue d'ordinaire que pour être loué.
Tout a un sens, pour peu qu'on ait un but.
Je pense que certaines personnes sont comme elles sont pour certaines raisons qu'on ne peut pas nécessairement juger sans savoir.
Pour moi, la musique de film, c'est comme une question de grammaire. Si l'on accepte de comparer un film à un roman, je mets de la musique sur mes images quand nous passons du présent à l'imparfait.
Qui on épouse n'a pas d'importance. Le lendemain matin on trouvera toujours quelqu'un d'autre.
A la trogne connaît-on l'ivrogne ?
On se connaissait à la voix plus qu'à la figure.
On naît homme, puis on le devient.
Comme on dit «il faut rendre à César ce qui appartient à César», j'ai envie de dire: «Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Ame : On râle souvent d'être obligé de la rendre et son départ nous laisse pourtant froid.
Pour le résumer, on pouvait dire que c'était un illuminé qui dénichait dans la lecture des grands écrivains son propre génie.
Le moins qu'on puisse dire du pouvoir, c'est que sa vocation est suspecte.
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
Le moins que l'on puisse dire du pouvoir, c'est que la vocation en est suspecte.
On a des champions qui deviennent fonctionnaires quand ils passent pros. Il faut leur mettre le couteau sur la gorge pour avoir des résultats. Les Français gagnent trop d'argent et ne font pas assez d'efforts.
On ne fait pas d'interviews de gens incarcérés.
J'ai toujours l'impression de pouvoir tout faire. C'est la principale chose par laquelle les gens sont contrôlés : pensées et perceptions de vous-même... Si on vous apprend que vous ne pouvez rien faire, vous ne ferez rien.
Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.
On ment beaucoup à force d'entendre dire.
La calomnie est comme la guêpe qui vous importune, et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais.
C'était triste. Mais on a compris que les choses dépendent de notre volonté, qu'elles existent parce qu'on le veut bien, parce qu'on choisit à chaque seconde de ne pas les détruire. Elles existent si peu qu'on peut dire que rien n'existe.
Quand on est bon, on est toujours simple.
Et qui te fera connaître ce qui est le jour de malheur ?Le jour où les hommes seront comme des papillons qu'on disperse,Où les montagnes seront comme des flocons de laine cardée.
On ne vit pas de ce que l'on gagne, mais de ce que l'on en fait.
On ne se résigne jamais vraiment à ne pas être aimé.
On ne se met aisément qu'à la place de ses égaux.
On ne peut assez répéter que les règles du beau sont éternelles, immuables et que les formes en sont variables.
- T'as tout gâché, tu veux pas qu'on tienne à toi. Si je sautais j'pourrais être morte en une seconde, tout est si fragile... C'était si beau nous deux. - J'avais la trouille ! - T'as toujours la trouille.
Devenir martyr, on le sait bien, est l'ultime façon de devenir célèbre.
On a, jeune, des larmes sans chagrins ; vieux, des chagrins sans larmes.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.
C'est impressionnant comme ça vient vite, l'autorité, quand on a un peu de pouvoir.
Puissé-je avoir contribué à l'enrichissement et aux joies de l'esprit, à tout ce qui apporte aux vies des laborieux de Pittsburgh, un peu de douceur et de lumière. C'est pour moi le meilleur usage que l'on puisse faire de la richesse.
La raison pour laquelle on veut faire des films à petit budget est que plus le budget est bas, plus les idées sont grandes, plus les thèmes sont grands, plus l'art est intéressant.
Parlez et l'on vous dira commun ; Ne parlez pas, vous n'êtes pas mûr ; Pauvre, les gens se moquent : Riche, ils vous envient. Sous ce ciel, la vie, après tout, n'est pas facile.
On a besoin de peu de vie pour vivre...
Non : Ce mot n'existe pas dans la langue japonaise. Il est trop douloureux pour être prononcé tel quel. Alors on use de tous les stratagèmes pour le faire comprendre sans le dire.
Quant aux vaccins, on ne comprend rien. Je devrais l'avoir depuis longtemps, entre le coeur, cinq pontages, l'asthme, le diabète et le surpoids... Il n'y a rien, il n'y a pas de vaccins !
On devrait prendre des conjoints comme on prend des députés, pour cinq ans ; après cela, le conjoint essayerait de se faire réélire.
Beaucoup se change en peu si l'on désire un peu plus.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton.
Si l'on m'affirmait preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir.
- On sert la main de la déléguée en signe de respect. - Lorsque que la déléguée aura obtenu mon respect, alors je lui serrai la main, pétasse ! - Pardon ?! - C'est bon je te pardonne.
On garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend point de second.