On a toujours assez vécu, quand on a le temps d'acquérir l'amour des femmes et l'estime des hommes.
On dirait que le singe n'a été fait que pour humilier l'homme et lui rappeler qu'entre lui et les animaux, il n'y a que des nuances.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Regretter ce que l'on aime est un bien, en comparaison de vivre avec ce que l'on hait.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
Solitude et écriture sont du même sang. On ne nous aime que quand on n'en a plus besoin...
Contrairement à ce qu'on croit savoir, nous ne sommes jamais entrés dans une ère séculière. L'idée même du séculier est de part en part religieuse, chrétienne en vérité.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
On confond toujours l'homme et l'artiste, sous prétexte que le hasard les a réunis dans le même corps.
On voulait trouver l'amour, on voulait le succès, jusqu'à ce que rien ne soit assez.
On épargne à la laideur véritable les jugements de valeur ; seuls les monstres sont libres.
Nul amour n'aura chanté,Sans mourir de son murmure,Qu'on n'est plus d'avoir été,Le frisson de ce qui dure.
Ô parents ! l'exemple ! l'exemple ! sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, on la fait tenir par le voisin.
La justice coûte cher. C'est pour ça qu'on l'économise.
C'est un préjugé de croire qu'on ne peut partager les préjugés que par préjugé.
Autrefois, quand on manquait la diligence, on patientait une semaine. Aujourd'hui, on enrage quand on rate l'ascenseur.
On n'est jamais content de sa fortune ni mécontent de son esprit.
La plupart des hommes n'aiment rien ; ils n'existent que dans leurs créations ; l'homme veut brûler ; on ne supporte pas la vie de sang-froid.
Une bonne règle est de ne pas faire faire par d'autres ce qu'on aurait honte de faire soi-même.
On est heureux quand on a dépassé l'inquiétude du bonheur.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au dessus de nos têtes.
- Je donnerais n'importe quoi pour qu'on cesse de me traiter de corrompu. - Vous iriez jusqu'à combien ?
Si le destin est implacable, c'est qu'on a pas su lui plaire !
On peut être cruel en pardonnant, de même qu'on est parfois miséricordieux en punissant.
On s'aperçoit qu'un nouveau talent a emergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser.
Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous avons besoin les uns des autres. On s'en sortira ensemble.
Peut-on le faire ? Nous pouvons le faire ! Nous le ferons !
Quand je suis triste, je pense à toi, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à toi, comme en plein soleil on pense à l'ombre.
Hé bien des beatniks entre autres, des chanteurs de folk, des bikers, tu sais tous ces types dans le vent décontract', sensas' extra formid. Tout baigne dans l'huile mon pote, est ce que tu piges ? Ça va on est sur la même longueur d'ondes. Ah ouais tu m'étonnes ! Serres moi la pince mon frère !
- Et comment vous faites entrer le... crapaud à l'intérieur ? - Et bien, on le fait sécher... comme ça il devient tout fin. On le rentre dans la bouteille, et après, avec l'humidité, il gonfle.
On demande homme-tronc pour fondation arbre généalogique.
Un ami, c'est celui qu'on regrettera toute sa vie d'avoir quitté.
On ne trompe pas l'impuissance : c'est elle qui ment en tendant une main incapable de recevoir.
On parle toujours trop de soi-même à ceux qui ne nous comprennent pas.
Il y a une avarice de la sympathie : on l'accorde de préférence à ceux qui la recherchent plutôt qu'à ceux qui la méritent.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
Quand on est tout seul il faut faire attention à ses pensées, quand on est en groupe il faut faire attention à ses paroles.
Nini la chance, on m'a toujours appelée comme ça. Ma veine à moi, c'est de prendre la vie comme elle va... La vie est belle quand on y croit comme moi.
L'amitié doit souvent parler pour se faire comprendre ; en amour, on ne doit rien dire qui n'ait été compris d'avance.
J't'emmerde Sébastian. C'est normal que des types comme toi et Kurt baisent le monde entier mais moi si j'le fais, on me largue pour une petite écervelée genre Cécile. Il manquerait plus que j'ai l'air de m'assumer et d'adorer le [...] ► Lire la suite
On a si peu l'habitude du vrai que la moindre vérité, même le plus placidement émise, prend tout de suite un air d'insolence.
La différence qu'il y a entre une chaude-pisse et une hirondelle, c'est qu'on ne peut pas attraper une hirondelle.
Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être. (Surtout quand on est jeune.)
L'art est un accident dont on ne sort pas indemne.
On ne peut pas être heureux à tort ; on ne peut pas avoir tort d'être heureux.
La maison est un appareil à transporter avec soi, et la ville est une machine sur laquelle on vient se brancher.
L'avantage qu'il y a d'être dans le vrai, c'est que toujours, forcément, on finit par avoir raison. En théorie, du moins.