Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous ?
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
Ma boîte aux lettres, c'était ma cachette. Elle me reliait au reste du monde et recelait dans la magie de son obscurité le pouvoir de créer des événements.
Un pas après l'autre. Un jour à la fois.
Une puce me pique. Chouette, une heure après l'embarquement je jouis déjà d'ineffables démangeaisons.
Nous vivons dans une époque qui place le courage moral au dessus du courage physique.
Nous devons avoir des règles et les respecter. Après tout, nous ne sommes pas des sauvages. Nous sommes anglais, et les anglais sont meilleurs en tout.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
[La porte de l'ascenseur s'ouvre] - Hey, entre ! C'est le scanner de Katie Bryce, jeune femme de 16 ans, anévrisme subarachnoïde... - [Elle le coupe] ... Du à une chute pendant la gymnastique rythmique je m'en souviens. - C'était notre [...] ► Lire la suite
Nous vivons avec quelques arpents de passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l'avenir.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l'égoïsme. Les sociologues nomment cela l'individualisme alors qu'il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude.
Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d'autres transforment un point jaune en soleil.
Parler de l'Egypte après M. Pierre Loti ! la chose me serait malaisée, s'il n'y avait toujours à glaner dans cette mystérieuse contrée, dans cette mine inépuisable d'études et d'impressions de toutes sortes. A lui, dont la plume est un [...] ► Lire la suite
Après un succès, toutes les idées sont bonnes. Après un échec, même les meilleures sont accueillies avec scepticisme.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
Un livre qui, après avoir tout démoli, ne se démolit pas lui-même, nous aura exaspérés en vain.
Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche.
La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir une peine pour des crimes commis dans une existence antérieure.
- Je suis triste. - À cause de papa ? - À cause de tout : penser qu'un jour le soleil va exploser, qu'à chaque anniversaire, on me donne toujours au moins un truc que j'ai déjà, les pauvres qui deviennent obèses [...] ► Lire la suite
La cornemuse sonne exactement de la même façon après dix ans de pratique que le premier jour où vous en avez joué.
Si les êtres mettaient à réussir leur existence la même énergie qu'ils consacrent à persuader les autres, le monde serait un jardin de roses.
Il n'y a point de tableau plus charmant que celui de la famille.
La vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.
L'amour, c'est la plaie ! Je n'arrive pas à en parler en termes de bonheur, de sérénité. Car je suis en quête d'un idéal qui n'existe pas. Ce qui ne m'empêche pas de multiplier les moments de bonheur. Comme l'héroïne [...] ► Lire la suite
Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé. De l'atome au soleil j'ai tout interrogé.
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
Ici, mes pouvoirs se reposent de leur haute fantaisie, mais je pouvais déjà sentir mon être transformé - l'instinct et l'intellect s'équilibraient de manière égale. comme dans une roue dont le mouvement n'entrave rien - par l'Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles.
Je les aime jusqu'à 17-18 ans, après je commence à me méfier. Dieu seul sait si j'ai des aventures au-delà de 18 ans bien sûr... Heureusement.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
Y-a-t-il encore place aujourd'hui pour des utopies après tant et tant de crimes perpétrés en leur nom ?